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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 20:15

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Marine regarde vers l'avenir

 

 

Après avoir assisté à mon premier concert de BATS ON A SWING à la Péniche Antipode en septembre, j'attendais avec impatience leur date à l'Espace B tant j'avais apprécié leurs chansons et leur interprétation de qualité. C'est dans cette salle assez sombre dans le Nord de Paris que le groupe allait jouer leur musique folk teintée d'influence sixties, seventies et jazz notamment.

 

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Etienne, l'insaisissable violoniste

 

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Michel à la batterie

 

 

L'heure était arrivée. BATS ON A SWING a commencé par l'intimiste Sad Country sur laquelle on entendait déjà tous les éléments caractéristiques du groupe : les tendres voix de Louise et de Marine qui se marient merveilleusement bien, une rythmique acoustique d'apparence paisible mais qui recèle de nombreuses subtilités dans les mélodies et un violon parfois imprévisible (à l'image des déplacements du brillant instrumentiste) mais toujours juste.

Sur ce morceau d'introduction, Marine se distingue à la flûte traversière qui me faisait rappeler certains passages mélancoliques de chansons des Beatles (Strawberry Fields par exemple). La faible luminosité régnant dans la salle va indirectement faire que Marine, positionnée au centre de la scène et de par sa chevelure blonde, va rayonner durant tout le concert. Après quelques ajustements, les Bats on a swing ont offert une fois de plus une très belle performance malgré une ambiance parfois un peu terne et des problèmes de pieds de micro. Mais qu'à cela ne tienne, c'est justement lors de ces concerts où tout n'est pas parfait que l'on apprend le métier, à gérer les éléments et à faire ces petits ajustements qui font toute la différence. Il va sans dire que j'ai beaucoup apprécié leurs chansons dont je deviens de plus en plus familier avec les classiques du groupe tels que le très agréable Cosmic Shambles à la mélodie et aux harmonies qui sont réminiscentes d'une certaine Carole King, Little Science qui est l'une de mes favorites, avec notamment son refrain entêtant et la partie de glockenspiel. Hell of a mambo est pour la composition la plus réussie du groupe et aussi celle qui doit être la plus intéressante à filmer. En effet, dans ce morceau très organique, chaque membre semble prendre à tour de rôle la parole. A savoir, l'introduction galactique de Marine sur son clavier bien en adéquation avec les paroles de la chanson, Etienne au violon durant des interludes musicaux vraiment bien inspirés, Damien et Yann, à la guitare et à la basse respectivement sur une variation mélodique très jazzy au cours du 2ème couplet et pour finir Michel à la batterie et Louise aux petites percussions qui donnent ce caractère si entraînant et unique à cette remarquable chanson.

 

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Louise durant l'entraînant Hell of a mambo

 


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Damien écrit les chansons du groupe

 


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Yann, multi-intrumentiste

 

 

Ce soir là, Bats on a swing n'a pas hésité à prendre des risques et à tester une nouvelle chanson intrigante, The Hexangle, aux accents irlandais bienvenus. Don't Come Away, d'habitude une petite ballade dont on peut tranquillement murmurer la mélodie, a eu droit à un réarrangement que le groupe The Cure n'aurait pas renié. Mais c'est pourtant bien la chanson Jéricho qui fut le point d'orgue de la soirée. On croirait entendre Led Zeppelin à certains moments durant la mélodie. Louise prend en charge la majorité du chant avec ce mélange de douceur et d'intensité tandis que les harmonies sont brillamment assurées par Marine et Damien qui au passage orne la chanson d'interventions toutes en subtilité à la guitare acoustique. Au milieu de ce morceau se trouve une partie instrumentale où s'entremêlent flûte traversière et violon pour un moment délicieusement aérien et ondulant.

En guise de conclusion, Bats on a swing a terminé son concert comme à son habitude avec le dynamique Glorious Absence. Louise et Marine poussent leurs cordes vocales à leurs limites tandis qu'il n'y a qu'à regarder Etienne au violon pour comprendre le rythme de la chanson. Glorious Absence est ponctuée de breaks incisifs que le groupe utilise pour repartir de plus belle dans son galop final.

 


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Photo de groupe sans Etienne mais avec Louise qui tient la boîte de chocolats

 

 

Au final, ce concert a été joué dans des conditions pas faciles au niveau du son, du matériel et aussi du public (et pour ma part, au niveau des lumières) mais c'était une bonne occasion de voir la cohésion du groupe qui a su se montrer opiniâtre et inspiré pour offrir une prestation de qualité et qui n'a fait que de renforcer mon attachement pour ce groupe qui en plus d'être doué musicalement est très sympathique et ouvert avec ses fans.

Après le concert, nous avons pu tous ensemble partager une petite boîte de délicieux chocolats, un très bon moment pour clôturer une longue et belle journée. Vivement le prochain concert de mes chauves-souris préférées.

 



 

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Published by Haruo Kakinoki - dans concerts
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  • : La musique de nos vies
  • La musique de nos vies
  • : Je m'appelle Haruo Kakinoki. Je suis un passionné de musique folk et rock, de voyages et de photographie, tellement que j'ai l'habitude de faire les trois en même temps. "La musique de nos vies", c'est tout cela, raconter les expériences musicales vécues à Paris, à Londres ou n'importe où la musique me conduira. http://www.facebook.com/pages/La-musique-de-nos-vies/162553580463879
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