Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 04:19

Joyce Jonathan à L'Olympia, Paris, le 28 avril 2011

http://farm6.static.flickr.com/5063/5667604890_326e57a67d_b.jpg

 

Joyce Jonathan était de retour dans la capitale pour ce qui allait être son premier Olympia en tant que tête d'affiche. Ce concert dans ce lieu magique et mythique, point d'orgue de la tournée hexagonale qu'elle avait débutée il y a quelques semaines, représente une consécration pour la jeune et tendre Joyce qui recevait il y a seulement un an son premier disque d'or.

Devant les portes de l'Olympia, on voyait passer des gens de tout âge et c'est bien la force de Joyce Jonathan : celle de jouer une musique qui plaît à toute la famille. N'oublions du reste pas qu'elle a pu produire son album grâce à l'aide financière des internautes. La progression de Joyce est depuis irrésistible et sa popularité ne fait que de grandir au fil des passages à la télévision mais c'est bel et bien en concert qu'elle prend le plus de plaisir en jouant ses chansons devant ceux qui la soutiennent.

En première partie se présentait Thomas Pradeau. Accompagné de deux autres musiciens, il nous jouait ces chansons à la française avec une instrumentation assez minimaliste, piano-cajun-accordéon-guitare et l'ensemble était plaisant à écouter, notamment la troisème chanson ainsi que La Danseuse qui parle d'un piano bar du quartier Montmartre (le Tire-bouchon)  dont Thomas Pradeau est résident.

Après la traditionnelle annonce des vingt minutes d'entracte et la fin des préparatifs de la scène, les musiciens de Joyce Jonathan débutaient la mélodie de L'heure avait sonné. Quelques secondes plus tard, Joyce apparaissait sautillante et sourire aux lèvres, vêtue d'une petite robe blanche sobre et talons hauts. Le public, déjà enthousiaste, l'acclamait chaleureusement. A la fin de la chanson, Joyce s'approchait du bord de la scène, déclenchant des cris de joie à la limite de l'hystérie de la part de ses fans.

Joyce a ce côté simple et naturelle qui la rend si proche de son public et si attachante. Le succès ne lui est pas monté à la tête, elle continue au contraire à travailler généreusement et cela se voit dans son attitude plus maîtrisée sur scène par rapport à son concert l'an dernier à la même époque au Café de la danse. Pourtant, elle garde cette irrésistible fraîcheur et ce sourire radieux.

Le début du concert mêle les genres avec une chanson assez récente au titre amusant, Tutududu tutu pour être exacte, et la reprise de David Guetta, Sexy Bitch qui était une plaisanterie au départ mais qui a fini par être une petite sensation sur le net. Depuis sa tournée d'automne, Joyce aime à jouer quelques chansons au piano, qui est le premier instrument qu'elle a appris à jouer. Le temps d'une chanson, Joyce nous redonne Un peu d'espoir durant ces temps moroses. Joyce interprête cette chanson d'une voix absolument déchirante, le moment est d'autant plus émouvant que le public chante doucement avec son égérie. La petite fée ne s'arrête pas en si bon chemin et poursuit avec une reprise de l'immortelle Hallelujah. Beaucoup d'artistes se sont essayés à cette chanson avec plus ou moins de succès (il faut écouter la reprise par Brandi Carlile pour entendre le côté epique de cette chanson) et la version de Joyce est finalement proche de sa personnalité : tendre, passionnée et charmante.

Après cet intermède au piano, Joyce accueillait sur scène une section de cordes qui allait s'illustrer sur l'une des chansons les mieux écrites par Joyce, à savoir Bien trop simple. La chanson commence sur un ton solennel, la tension monte crescendo au fil des secondes. La voix de Joyce est tout simplement exceptionnelle de gravité, qui est en plus accentuée par les violons et violoncelles se rajoutant à l'atmosphère sombre et pourtant magnifique de cette chanson.

 

http://farm6.static.flickr.com/5149/5667027625_84652cec54_b.jpg

 

Joyce finissait sa très belle prestation d'abord avec Pas besoin de toi. Le public connaît par coeur les paroles et ne se fait pas prier pour le faire entendre en chantant tout seul le dernier refrain. Joyce était visiblement émue par tant d'adoration mais ce n'était que le juste retour des choses au terme de longues années d'apprentissage du chant (parfois en cachette). Des "Je t'aime, Joyce", des "Veux-tu m'épouser ?" fusaient dans la salle, ce qui témoignait d'une belle ambiance et d'une réelle osmose entre une artiste et son public. Joyce terminait sur l'excellent Sur mes gardes avec une partie terminale superbement rythmée. Une vive ovation se faisait entendre dans la salle de la part d'un public qui en demandait encore.

Joyce revenait sans tarder pour le rappel. Après un Au Bar acoustique et tendu, Joyce interprétait une composition assez récente, On arrive, dotée d'une mélodie passionnante et surtout émaillée d'un superbe solo de guitare. Pour clôre cette belle soirée, Joyce chantait LA chanson de son répertoire avec en l'occurence Je ne sais pas, dont elle a enregistré une version en mandarin car son album vient de sortir en Chine. Elle voulait du reste remercier ses fans en diffusant quelques extraits de vidéos trouvées sur Youtube et Dailymotion et filmées par des gens qui ont fait des reprises de cette chanson. L'ambiance était fantastique et Joyce était sans doute aux anges de voir tout le monde chanter et taper des mains en rythme au cours de ce refrain absolument imparable.

Le concert touchait vraiment à sa fin sur cette belle note. Joyce a offert une très jolie prestation avec encore une fois une voix exquise et sa tendre personnalité auxquelles se rajoute désormais une belle sérénité sur scène. Elle garde toujours ce côté authentique tout en gagnant en assurance au fil des concerts. Joyce Jonathan, c'est une belle histoire et cet Olympia sera sans doute le premier d'une longue et prolifique série.

 

Quelques photos de ce concert

http://farm6.static.flickr.com/5144/5667656928_cb402ca367_b.jpg

http://farm6.static.flickr.com/5261/5667046251_6e5c6ef047_b.jpg

http://farm6.static.flickr.com/5148/5667645026_fa4a33e4b1_b.jpg

http://farm6.static.flickr.com/5070/5667649192_bbd2d73b21_b.jpg

http://farm6.static.flickr.com/5105/5667031855_f9db97684a_b.jpg

http://farm6.static.flickr.com/5182/5667662982_7ebf12bb00_b.jpg

http://farm6.static.flickr.com/5184/5667094341_3854f3f0e6_b.jpg

Partager cet article

Repost 0
Published by Haruo Kakinoki - dans concerts
commenter cet article

commentaires

Paloudefrance 16/05/2011 18:21


Quelle maturité pour une si jeune femme qui maîtrise aussi bien la musique, les paroles, le chant et la scène ! Bravo pour votre article, très fidèle de cette soirée et rès bien présenté !
Je suis d'accord avec vous, ses chansons sont ouvertes à un large public, jeunes et plus anciens.
PS :le problème des grands en age est de tenir debout si longtemps ;-)mais JJ nous fait oublier tout nos soucis ! et pour un papa pouvoir aller en concert avec sa fille n'a pas de prix !


Présentation

  • : La musique de nos vies
  • La musique de nos vies
  • : Je m'appelle Haruo Kakinoki. Je suis un passionné de musique folk et rock, de voyages et de photographie, tellement que j'ai l'habitude de faire les trois en même temps. "La musique de nos vies", c'est tout cela, raconter les expériences musicales vécues à Paris, à Londres ou n'importe où la musique me conduira. http://www.facebook.com/pages/La-musique-de-nos-vies/162553580463879
  • Contact

Recherche

Archives

Pages

Catégories

Liens