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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 11:51

 

Une fois n'est pas coutume, j'ai quelque peu dérivé de mes habitudes pour voir des groupes aux noms très connus, dans des arènes prestigieuses qui plus est. C'était différent de ce que je faisais auparavant, souvent enrichissant voire magique, en tout cas l'expérience dans son ensemble a été saisissante.

 

Au cours de ces dernières années, j'avais développé une tendance à éviter les concerts trop médiatisés : trop de monde, prestations business-business. J'ai toujours aimé la proximité des artistes dans les petites salles où ils doivent faire leurs preuves mais cela n'est possible qu'au départ des carrières avant que les choses, si elles se passent bien, ne prennent plus d'ampleur. Mais voilà, il faut garder l'esprit ouvert et laisser de côté les a priori et voir comment sont les choses en réalité.

 

 

http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc4/hs090.snc4/35840_410867538829_841228829_4321083_1505174_n.jpgC'est ainsi que j'ai pu voir des artistes à la renommée importante sinon gigantesque. Direction tout d'abord la mythique salle de l'Olympia à Paris où l'adorable Béatrice Martin alias Cœur de pirate a conclu sa triomphale tournée française au cours d'un concert de haute facture qui aura vu Cœur de pirate partager la scène le temps d'un duo magnifique sur pour un infidèle avec une autre superstar de la chanson française, Julien Doré. Après un début de concert relativement tranquille avec une Béatrice Martin très jolie et enthousiaste comme à son habitude, l'ambiance a véritablement décollé avec ce duo que l'on sentait possible avant le début de la soirée : le lieu, l'atmosphère s'y prêtaient parfaitement et la surprise n'en fut que plus exquise. Les irréductibles de la chanson Francis se sont faits entendre pour réclamer la chanson que tout le monde attendait (à part moi sans doute qui suis un fan inconditionnel de Comme des enfants). Je retiens particulièrement l'interprétation de nouvelles chansons dont l'extraordinaire Place de la république dont la sombre mélodie hante longtemps celui qui a eu la chance de l'écouter. Après ledit Francis, Cœur de pirate nous a gratifié avec Julien Doré de retour sur scène d'une version dépouillée de Pour un infidèle clôturant un concert qui est ainsi sorti de l'ordinaire.

 

 

 

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Muse

 

Quelques jours plus tard, j'étais convié au Stade de France pour assister au concert de Muse. Il faut en premier lieu dire que je n'avais jamais été un grand fan parce que j'avais toujours eu du mal avec les passages en falsetto du chanteur. Cela dit, j'y suis allé avec l'esprit ouvert et dans le but de passer un bon moment. Tout d'abord je n'étais jamais allé au stade de France auparavant et ce fut un véritable de choc de se retrouver au milieu de tant de monde dans le stade des champions du monde 1998. Qu'est-ce que cela doit être grisant d'avoir 80000 personnes qui vous encouragent ! Après avoir écouté les groupes en première partie qui faisaient monter l'ambiance et grâce auxquels j'ai compris que j'aurais grand besoin des boules Quiès dont je m'étais sagement pourvu, Muse est arrivé devant un public en délire et a débuté avec un morceau avec laquelle ils ouvrent habituellement semble t-il. Tout le monde s'est mis à bondir ensemble et j'en ai donc fait de même, il n'était vraiment pas difficile de se mettre dans la bonne ambiance, surtout sur la pelouse car dans les gradins c'était quand même beaucoup plus statique. Nous étions placés à une bonne trentaine de mètres de la scène, ce qui n'était pas mal vu l'ampleur du stade. Pris par l'excitation générale, je n'ai cessé de progresser vers la scène en gagnant mètre après mètre. J'ai apprécié le show millimétré de Muse même si je ne connaissais aucun morceau et aussi j'ai trouvé ça assez marrant que ce soit le batteur qui parle pour le groupe alors que d'habitude dans les groupes ils prennent rarement la parole. En bref, un beau concert avec des fans bouillants et un excellente atmosphère.

 

 

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Marina and the diamonds

 

Quelques jours plus tard, je me retrouvais dans Bruxelles et au Botanique encore une fois pour voir cette fois-ci Marina and the diamonds. C'était la 3ème fois que je me rendais dans cette ville et dans cette salle en particulier et je dois dire que j'ai eu cette impression de me sentir comme chez moi. C'est assez paradoxal car cela contraste fortement avec l'atmosphère actuelle en Belgique où se déchirent les Belges francophones et les Flamands. Pour exemple, on hésite parfois à parler en français, ce qui a tendance à froisser les non francophones ou sinon on vous dit d'emblée bonjour dans les 2 langues, ce qui est assez déroutant mais bien représentatif de la situation précaire de la Belgique. Place au concert par cette très belle journée ensoleillée à Bruxelles. Contrairement au concert de Los Campesinos! en mars, le public était assez varié avec en majorité des flamands mais tout de même beaucoup de francophones. Marina est arrivée devant une Rotonde pleine à craquer de Diamonds (c'est comme ça que sont désignés ses fans). Marina a une voix assez particulière, parfois grave, parfois très aiguë mais toujours très précise. C'est bizarre car au début il y a quelques mois de cela, sa voix ne m'avait pas trop convaincu et la musique à tendance pop électro n'avait pas creusé encore son sillon en moi. Et pourtant, peu à peu, j'ai commencé à apprécier la musique de Marina. Je l'avais vue à Paris en avril mais seulement pour les 4 dernières chansons de son concert, c'est pourquoi j'étais de retour à Bruxelles. Elle a brillamment chanté ses chansons les plus connues comme Hollywood ou I'm not a robot et j'étais particulièrement content d'entendre Obsessions avec sa mélodie grave et envoutante. Après un concert que me semblait un peu court, j'ai attendu avec une poignée de fans français qui avaient spécialement fait le déplacement (et oui je ne suis pas le seul à voyager pour des concerts, ça me rassure) et j'ai pu rencontrer très brièvement Marina qui est sortie avec une grosses paires de lunettes de soleil rigolotes.


 

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Malgré tous ces grands concerts, je n'ai pas pour autant abandonné mon côté rock indépendant bien sûr en découvrant mon petit lot d'artistes indé comme les phénoménaux Mammy Novas qui ont enflammé le Nouveau Casino, une salle de concert que je découvrais avec de très bonnes lumières qui me rappellent cellles du Point Ephémère. Les Mammy Novas sont sept sur scène avec notamment deux saxophonistes, rien que ça. Ils proposent un mélange de musique rock, jazzy voire théâtrale avec quelques touches bienvenues de chorégraphie. Le public ne s'y est pas trompé et a activement participé à ce concert mené tambour battant.

J'ai par ailleurs découvert une autre petite salle, près de la Villette, l'espace B. j'ai pu y voir le groupe Ici Paris. Apparemment, c'est un groupe monté dans les années 70 et maintenant c'est la fille, la jolie Azadée, qui reprend le flambeau et qui chante les chansons de sa mère. J'ai bien aimé sa prestation toute en énergie tout en essayant de prendre mes marques dans une salle qui est somme toute assez sombre et qui me fait de plus en plus penser que je devrais acquérir un reflex numérique tôt ou tard.


Par ailleurs, je ne me suis pas privé de mon habituelle escapade à Londres. Cette fois-ci, c'était pour le Brick Lane Takeover, un festival rassemblant un bon nombre de groupes britanniques dans la lutte contre le cancer (Macmillan cancer support). J'y suis notamment allé pour revoir mon groupe anglais adoré Kill It Kid qui allait jouer en toute fin de festival. Entretemps, j'ai pu découvrir d'autres groupes que je n'aurais jamais connu comme the Attika State, un très bon quatuor avec des lignes de guitares à la Los Campesinos, c'est sans doute pour ça que j'aime bien du reste ! J'ai bien aimé Jess Roberts ainsi que le Tim and Sam's Tim and the Sam band avec en particulier la chanteuse qui a une tête rigolote.

 

 

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Chris Turpin de Kill It Kid

 

 

 

 

Cela faisait des mois que je n'avais pas vu Kill It Kid et j'avais presque oublié à quel point j'adore leur musique. Le groupe s'est montré à la hauteur de sa réputation grandissante : chants acérés, mélodies recherchées et agressives, une cohésion évidente de maîtrise et de passion. Kill It Kid devient meilleur de tournée en tournée et je pense être très chanceux de les avoir vus à de nombreuses reprises avant qu'ils ne deviennent trop populaires. C'était un grand plaisir de revoir la délicieuse Stephanie Ward qui partage les vocaux avec le leader du groupe Chris Turpin. Kill It Kid a joué trois nouvelles chansons qui augurent d'un nouvel album qui sera je pense aussi bon que le premier. En tout cas, le groupe a été très impressionnant et ça me donne envie de les revoir très rapidement. Malheureusement, j'ai réussi à casser le disque dur de mon portable et du coup il ne me reste que quelques photos de ce festival que j'avais chargées sur ma page flickr, toutes les vidéos que j'ai prises étant perdus à jamais. Bien sur cela arrive la seule fois où je n'ai pas sauvegardé mes données à un autre endroit...

 

 

 

 


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Bob Dylan

 

J'ai ponctué ce mois de juin par ailleurs très chaud en température par LE concert que j'ai attendu depuis dix ans. En effet, il y a dix ans, je voyais au zénith de Paris l'illustre Bob Dylan et c'était en quelque sorte l'occasion de boucler la boucle et de revoir un artiste qui m'a essentiellement donné envie de jouer de la guitare. On pourrait citer les Beatles ou les Rolling Stones comme les plus grands artistes de tous les temps mais Bob Dylan a traversé toutes les époques avec son style si particulier avec des chansons qui n'ont pas pris une ride. Alors ce concert à la patinoire Mériadeck de Bordeaux était très attendu, une sorte de rendez-vous avec l'Histoire.

Après une belle journée passés dans Bordeaux, Arcachon et la dune du Pyla (ou Pilat), je me suis dirigé vers la patinoire. Une fois à l'intérieur, nous étions bien 7000 fans à attendre patiemment dans une chaleur suffocante. A 20h45 débuta le concert devant un public surchauffé dans tous les sens du terme. Pour ceux qui n'auraient jamais vu Bob Dylan sur scène, il faut préciser qu'il s'agit de quelqu'un qui ne semble pas se préoccuper de l'image qu'il projette auprès des gens, c'est ainsi que le concert est joué sans intervention entre les chansons, juste des musiciens talentueux qui envoient la sauce sans faire de fioritures. C'est assez minimaliste mais c'est le style Dylan, parfois controversé, toujours rebelle. J'ai à ma grande surprise reconnu bon nombre de chansons, un savant mélange de chansons connues des années 60-70 et des morceaux plus récents. La plus réussie de la soirée a sans doute été Just like a woman sur laquelle tout le public a chanté passionnément le refrain. Bob Dylan et son groupe nous ont gratifiés de quelques morceaux blues très mordants avec des passages de guitare solos hallucinants. Le grand moment de la soirée a été, comme vous pouvez le deviner, like a rolling stone. C'est LA chanson de Bob Dylan, qui est presque autobiographique tant il incarne lui-même cette pierre qui roule et qui ne s'arrête jamais. Pour ceux qui l'ignore, ce concert fait parti du neverending tour qui a débuté je crois en ... 1989. Alors entendre cette chanson, c'est un peu comme relire l'histoire d'un musicien né à Duluth, Minnesota qui a inspiré des générations de musiciens et qui semble avoir atteint ce statut d'icône immortelle. C'était particulièrement émouvant de voir le public de la fosse chanter le refrain. Moi qui étais dans les gradins, cela me donnait vraiment envie d'être en bas avec tous les autres pour ce moment d'exception. Comme à la fin de tous ses concerts, le groupe se tient au milieu de la scène en regardant fixement le public sans dire de merci ou faire de salut. Comme il y a dix ans. Et le public est toujours fidèle à cette immense artiste au destin unique.

 

 

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Published by Haruo Kakinoki - dans concerts
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  • : Je m'appelle Haruo Kakinoki. Je suis un passionné de musique folk et rock, de voyages et de photographie, tellement que j'ai l'habitude de faire les trois en même temps. "La musique de nos vies", c'est tout cela, raconter les expériences musicales vécues à Paris, à Londres ou n'importe où la musique me conduira. http://www.facebook.com/pages/La-musique-de-nos-vies/162553580463879
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