Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 01:40

J'avais en début d'année en tête de visiter plus de salles parisiennes et finalement je me rends compte que la capitale recèle de nombreuses pépites comme le New Morning, haut lieu du jazz ou la Flèche d'or qui est désormais mon terrain de jeu favori. c'est ainsi que je visite à ma manière Paris et bien qu'il me reste encore beaucoup de lieux à découvrir, je commence à m'y sentir plus à l'aise. Bien entendu, je n'oublie pas Londres qui est mon autre capitale d'adoption et vers laquelle je n'hésite pas à décoller pour assister à un concert. Cela résume assez bien ce mois de mai assez chargé qui, à défaut d'avoir été particulièrement exaltant musicalement, a tout de même eu le mérite d'avoir été éclectique et parfois très satisfaisant.

 

Rappelons que c'était censé être le mois de Brandi Carlile car elle aurait dû effectuer sa première prestation parisienne le 4 mai. Cependant en raison du volcan dont vous connaissez désormais parfaitement le nom, la tournée a dû être reportée au mois d'octobre. Rendez-vous donc le 29 octobre au Divan du monde pour ceux qui seront disponibles. A la place (parce que j'ai toujours des plans de rechange), j'ai pu voir la talentueuse chanteuse américaine Diane Birch à l'occasion de la sortie de son album en France. Pour cela, elle a donné un petit showcase à la Fnac Montparnasse devant environ 80 personnes, assez jeunes pour la plupart. Cela m'a fait très plaisir de la revoir (je l'avais vue à Londres en février) et cette fois-ci elle s'était coiffée d'un chapeau qui lui donne un look très sympa. J'aime bien assister aux showcases car l'ambiance est souvent plus relax que lors d'un concert et il y a plus d'éclairage. Après sa prestation qui s'est étalée sur 6 chansons, dont une reprise de Gossip (Heavy Cross), Diane Birch a rencontré ses fans et signé des autographes. Diane a la particularité de savoir imiter le saxophone alors j'ai tenté ma chance en lui demandant si elle pouvait nous faire un coup de saxophone mais en vain. Elle m'a expliqué qu'elle ne le fait que dans de bonnes dispositions : c'est noté, la prochaine fois, je lui apporte une bonne bouteille de vin ! Blague à part, Diane Birch est une star en devenir, dotée d'un remarquable talent et d'une grande confiance en ses capacités, elle est un peu la réponse américaine aux anglaises Duffy ou Amy Winehouse.

 

 

 http://farm5.static.flickr.com/4028/4580146296_ecb5c4b9a9_b.jpg

Diane Birch rencontre ses fans

 

Une semaine plus tard je me retrouvais à Londres pour voir Emma Payn que j'ai découverte sur myspace totalement par hasard. Le seul problème est que sans explication elle a dû annuler son concert au Troubadour. La soirée n'était pas totalement perdue parce que trois autres groupes étaient programmés mais tout de même.... sauf que leurs prestations étaient assez quelconques. De plus, j'avais opté au dernier moment de voir Emma Payn au lieu de voir une autre artiste anglaise confirmée en la personne de Sandi Thom au Borderline. Pour en rajouter une couche, j'ai appris a posteriori que Tift Merritt était à Londres pour la promo de son nouvel album. Donc, c'était vraiment une journée perdue mais ça arrive.

 

Deux jours plus tard, encore sur un coup de tête (un peu comme celui de Zidane sur Materrazzi), je suis allé voir New Young Pony Club, un groupe anglais à tendance rock électro. Pour une raison qui j'ignore, j'ai eu l'occasion de découvrir et écouter un peu de rock électro récemment. Je n'ai jamais vraiment été attiré par ce style car je suis très porté sur les instruments et donc un son vivant et brut alors que l'électro, dans mon esprit, m'a toujours semblé froid et désincarné. C'était sans compter le charisme remarquable de la chanteuse du groupe. J'ignore toujours son nom mais elle a mené le groupe de main de maître et le public a donné une réponse très positive au groupe qui semble assez connu en France. En effet, en arrivant à la Flèche d'or, il y avait une très longue file d'attente et je craignais de me retrouver loin de la scène mais curieusement, j'ai pu trouver le spot que je désirais à gauche de la scène pour avoir un bon angle sur la chanteuse et l'autre demoiselle aux claviers. Avant le concert, il y avait à côté de moi un père avec ses 2 garçons dont le plus jeune demandait ce qu'il arrivait à la lumière une fois qu'elle rencontrait une surface... Après une première partie donnée par un showman noir américain venant de Brooklyn du nom de Theophilus London qui chantait sur une musique qu'il avait programmé sur son ordinateur, le New Young Pony Club prenait à son tour la scène. Le concert a été bien, malgré cette certaine aversion pour l'électro. Autant la chanteuse métisse se donne à fond et se déplace beaucoup sur la scène, autant sa collègue aux claviers, Lou Hayter, apparait très statique mais elle est dotée d'une charme indéniable, ce que le public a notifié au groupe à plusieurs reprises et elle n'a pas échappé à l'objectif de mon appareil photo.

 

 http://farm4.static.flickr.com/3550/4607976239_ee28e67515_b.jpg

Lou Hayter de New Young Pony Club 


Direction le Réservoir pour le concert suivant. C'est l'une des premières fois que j'allais à un concert juste pour photographier. En effet, j'ai écouté plusieurs fois le groupe Avi Buffalo mais je suis arrivé à la conclusion que je détestais vraiment la voix de falsetto du chanteur et je n'aimais guère les mélodies. Et pourtant, comme j'adore le Réservoir, j'y suis retourné pour travailler mes photos de concert, c'est un peu comme jouer un match amical, ça permet de garder le rythme tout en bénéficiant de conditions pas stressantes pour une fois. Ma foi, le concert a été assez agréable, il ne m'a pas fait changer d'avis sur le groupe mais l'ambiance était bonne. J'ai du reste pu rencontrer à nouveau une photographe de concert que j'avais vue lors du concert de NYPC la semaine précédente. Elle est italienne et elle est sympa, je la recroiserai sans doute lors d'un futur concert.

 

 http://farm4.static.flickr.com/3611/4621339102_6befa7233e_b.jpg

Avi Buffalo au Réservoir

 

Le 23 mai, j'étais de retour à Londres et encore une fois, l'artiste que je voulais voir, Roxanne Emery, devait annuler son concert. Je l'ai appris en lisant son facebook juste avant de prendre l'Eurostar mais je suis quand même parti parce que je restais 2 jours sur place. C'était une nouvelle fois au Troubadour avec d'autres groupes qui devaient aussi jouer ce soir là. La meilleure surprise a été Ay Ducane, un duo acoustique. Mais c'était encore une fois un peu une soirée perdue.

 

Le jour suivant, je retrouvais le Borderline pour voir la jeune canadienne LIGHTS. Elle joue un rock électro intergalactique. Lights fait figure d'exception car malgré le style musical, j'avais déjà repéré cette jeune artiste en février, un poil trop tard cependant car j'étais à Liverpool au moment où elle jouait à Paris. A noter que le Borderline a sans doute eu un changement de propriétaire car la politique sur les appareils photographiques n'est plus la même qu'avant. J'ai donc dû laisser mon bridge à la consigne, le bon côté, c'est que j'ai pu me concentrer pleinement sur le concert. J'ai découvert à cette occasion à quel point les fans de Lights sont passionnés, chantant à l'unisson sur quasiment chacune des chansons. Physiquement, Lights est une demoiselle qui ressemble à Meiko ou à une Ashlee Simpson mais en beaucoup mieux, avec du talent et de la voix. En entrant sur scène, Lights a reconnu des fans qui sont venus d'Allemagne, de Hollande ... et de France. J'ai bien aimé sa présence sur scène, une petite silhouette frêle mais qui se démène en chantant de vraies chansons comme Saviour ou Ice. Après le concert, il me semble que toute la salle est restée pour rencontrer Lights. J'hésitais quelque peu pour rester devant le nombre de fans encore présents mais elle s'est attelée à la tâche rapidement et je prenais la décision logique de la rencontrer. Dans la file, j'observais comment les choses se déroulaient et j'étais assez surpris de voir que Lights reconnaissait presque tous ceux qu'elle voyait. Elle me paraissait extrêmement sympathique et humble (sans doute du fait qu'elle soit canadienne). Lorsque que ce fut mon tour, je la remerciais de son remarquable concert et elle a été vraiment adorable. Il y a beaucoup d'artistes qui rencontrent leurs fans mais peu ont la bonne humeur et le côté chaleureux de Lights. Comme quoi, un bon concert, une bonne petite rencontre, ça permet de se remettre sur les bons rails. Quelques jours après, J'ai découvert le forum de fans de Lights et un peu à la manière du forum de Brandi Carlile, il y a beaucoup de respect entre fans et un bon modérateur qui supervise le tout.

 

 http://farm5.static.flickr.com/4056/4639335756_9754687609_b.jpg

LIGHTS au Borderline

 

 

Le jour suivant de retour à Paris, j'avais le choix de voir Eric Clapton à Bercy ou Band of Skulls au Point Ephémère ou Line Kruse, la superbe artiste jazz que j'avais découverte en showcase à la Fnac Montparnasse le mois dernier. J'ai opté comme vous pouvez vous en douter pour Line Kruse. Le concert se passait aux 3 Baudets, à quelques pas de la place Pigalle. C'est une très belle salle, concentrique mais assez sombre. La prestation de Line a été virevoltante et de grande qualité. Je ne comprends toujours rien au jazz mais je suis impressionné par la qualité individuelle de chaque instrumentiste. Line Kruse joue un jazz assez progressiste, moderne et un peu électro tout en restant accessible.

 http://farm5.static.flickr.com/4034/4653109330_e659a3561c_b.jpg

Line Kruse aux 3 Baudets

 

 

Le samedi 29, 2 concerts au programme. Le premier se passait au Sentier des Halles. Je suis arrivé juste à temps pour voir Julia Cinna qui est une représentante de la pop à la française à tendance jazz et soul. Dans une bonne atmosphère intimiste dans un lieu qui doit être une ancienne cave à vins avec le mur voûté tout en pierres, Julia Cinna a promené sa voix au long de mélodies douces et enjouées. Si tôt le concert terminé, je me suis dirigé vers le Bus Palladium près de la place Pigalle, non sans avoir slalomé entre de nombreux pickpockets qui choisissaient leurs cibles parmi les touristes. Encore une fois je suis arrivé à temps pour voir débuter Puss In Boots, un groupe rock français avec une chanteuse à la voix assez grave. Les chansons sans être particulièrement spectaculaires s'enchaînaient tout de même efficacement avec quelques personnes qui dansaient, signe que le groupe donnait une bonne prestation.

 

 http://farm5.static.flickr.com/4065/4653316866_fabc4cb391_b.jpg

Julia Cinna au sentier des Halles

 

 

http://farm5.static.flickr.com/4005/4653671900_ff374ef0fb_b.jpg

Puss In Boots au Bus Palladium

 

 

Dernier concert de mai à L'International pour voir Dawn, une jeune chanteuse découverte aussi sur myspace. Avant Dawn, un groupe belge, été 67, a ouvert la soirée avec un son folk très intéressant et notamment un morceau très accrocheur, Passe la frontière. Ensuite est venue Dawn. Pour être honnête, je n'ai pas retenu grand chose musicalement, c'était bien mais sans plus. Cependant, Dawn a montré pas mal de charme et qu'elle savait danser de manière assez sexy. Mis à part ça, j'ai eu un mal fou à photographier en raison du très faible éclairage de la salle. Je me dis de plus en plus que j'aurai bien besoin d'un reflex sur ce terrain.

 

 


 

 

 http://farm5.static.flickr.com/4062/4660685055_83d9c16f5d_b.jpg

Dawn

 

En résumé ce mois de mai a été assez inégal, parfois malchanceux avec les annulations, il y a eu du bon et du moins bon musicalement mais le fait est que je voulais élargir mon horizon musical (= écouter autre chose que Brandi Carlile tout le temps) et il est clair qu'en augmentant la dose de concerts, on se retrouve avec un peu de tout mais c'est très intéressant de découvrir de nouvelles choses, d'autres manières de jouer de la musique, de nouvelles salles. Il se dégage tout de même que j'aime particulièrement un profil d'artiste : travailleur, connu mais pas trop, attentionné envers les fans, avec une musique riche en mélodies et jouée par de vrais instrumentistes.

J'ai mentionné que j'avais eu l'opportunité d'écouter un peu de musique rock électro avec des loops programmés sur ordinateur. Bien que ce ne soit pas ma tasse de thé, quand c'est utilisé à bon escient, cela peut bien servir la musique. Je me suis cependant demandé durant un concert si la situation allait évoluer au point que ce soit des morceaux totalement préenregistrés ou des guitares "numériques" (comme ça c'est moins lourd à transporter) voire carrément des hologrammes (comme ça plus de problème de logistique et de coûts de transport) que l'on voit sur scène en lieu et place des artistes. Et pour que l'artiste puisse rencontrer, pas de problème non plus, il n'y a qu'à faire une rencontre virtuelle avec des hugs numériques... Cela peut paraître incroyable ou impensable pour le moment mais les progrès techniques sont tels qu'il peut se passer, qu'il va se passer beaucoup de choses dans les années qui vont venir. Mais je préfère quand même voir les artistes pour de vrai, même de très loin lors des concerts.

Par ailleurs, Je ressens moins le besoin de rencontrer les artistes après les concerts. Cela vient du fait que je vais désormais aux concerts sans vraiment connaître quoi que ce soit sur les artistes parce que je les découvre la plupart du temps très peu de temps avant. Et tout simplement, ça use beaucoup de rester après les concerts, notamment quand on est soi-même en tournée en quelque sorte. C'est là qu'on voit que les chanteurs, les groupes n'ont pas une vie facile : toujours sur la route, peu de temps à soi, avec des fans qui en veulent toujours un peu plus. Mais il n'y a que sur le terrain que l'on apprend et il faut bien gagner sa vie.

 

L'autre réflexion que je me suis faîte, c'est que je pensais que les tournées allaient diminuer en fréquence. Alors elles ont sans doute diminué en termes de distances parce que je ne vais plus aux Etats-Unis car c'est vraiment loin et il y a le décalage horaire qui n'est pas facile à gérer. Mais les tournées ont en fait augmenté en fréquence avec mon attention qui s'est focalisée sur les salles parisiennes, Londres et un peu Bruxelles. Et il n'y a pas grand chose à dire, il y a dans Paris vraiment des petites salles bien éclairées et très sympas. Londres reste une capitale musicale incontournable pour les artistes mais Paris n'a pas grand chose à lui envier.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Haruo Kakinoki - dans concerts
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : La musique de nos vies
  • La musique de nos vies
  • : Je m'appelle Haruo Kakinoki. Je suis un passionné de musique folk et rock, de voyages et de photographie, tellement que j'ai l'habitude de faire les trois en même temps. "La musique de nos vies", c'est tout cela, raconter les expériences musicales vécues à Paris, à Londres ou n'importe où la musique me conduira. http://www.facebook.com/pages/La-musique-de-nos-vies/162553580463879
  • Contact

Recherche

Archives

Pages

Catégories

Liens