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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 18:11

 

En ce mois d'octobre, l'escalade, elle a eu lieu dans les grèves, dans la tension des négociations et aussi dans les débordements qui y sont fréquemment associés. Et pourtant, toutes ces préoccupations me semblaient bien lointaines même si elles sont très importantes, mais le fait est que j’ai continué ma ballade au gré de concerts et de voyages (mais pour combien de temps encore ?). J'avais dès la fin septembre dans le viseur la date du 21 octobre pour la raison que nous découvrirons très rapidement. Elle a très clairement décidé de la tournure qu'allaient prendre les évènements menant à cette date. Après une escalade, il y a souvent une descente que l'on verra ensuite.

 

En ce mois d'octobre, l'escalade, elle a eu lieu dans les grèves, dans la tension des négociations et aussi dans les débordements qui y sont fréquemment associés. Et pourtant, toutes ces préoccupations me semblaient bien lointaines même si elles sont très importantes, mais le fait est que j’ai continué ma ballade au gré de concerts et de voyages (mais pour combien de temps encore ?). J'avais dès la fin septembre dans le viseur la date du 21 octobre pour la raison que nous découvrirons très rapidement. Elle a très clairement décidé de la tournure qu'allaient prendre les évènements menant à cette date. Après une escalade, il y a souvent une descente que l'on verra ensuite.

 

 

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Lisa Portelli

 

Après quelques jours de calme pour récupérer d'un mois de septembre éprouvant, je reprenais de plus belle la route des concerts avec LISA PORTELLI qui se produisait au buzz de Belleville. Après avoir vu la fin du set de Flip Grater, une chanteuse néozélandaise, j'ai commencé à installer mon matériel devant Lisa Portelli, cependant mon trépied est tombé à quelques centimètres d'elle, c'était une bonne entame de match comme on peut le dire... Le concert fut de bonne facture avec une Lisa Portelli qui est assurément une artiste au talent et au savoir faire rodés sur la route depuis de nombreuses années. Cette soirée avait aussi pour but de rencontrer certains membres du groupe Bats on a swing que j'avais vu à la Péniche Antipode. J'ai été tout de suite bien accueilli et s'en est suivie une discussion très intéressante sur essentiellement la musique des années 60-70 ainsi que mes impressions au sujet de leur prestation. La soirée s'est terminée de manière assez incongrue, en effet, le batteur de Lisa Portelli n'avait plus de batterie, celle de sa voiture s'entend, et nous nous sommes donc retrouvés à pousser la voiture sur le boulevard de Belleville pour la faire démarrer. Cette seule journée, je l'ignorais encore à ce moment là, allait parfaitement résumer ce mois d'octobre : laborieuse, pleine de surprises et au final bien amusante.

 

 

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Lilly Wood and the prick

 

La semaine suivante, je retrouvais le groupe LILLY WOOD AND THE PRICK que j'avais vu le mois dernier en Bretagne. Cette fois-ci, le cadre allait être tout à fait différent car le concert se voulait très intimiste. En effet, c'est au salon musical de l'église Saint Eustache que se déroulait ce concert devant un petit comité d'une centaine de personnes. Petit détail à préciser au passage, après avoir quelque peu senti les limites de mon Canon 500d en faible luminosité, j'avais éprouvé le besoin depuis quelques semaines déjà de changer de calibre et c'est avec une semaine d'avance sur mes prévisions que j'allais acquérir le Canon semi-professionnel 5D Mark II. Autant vous dire que la différence est vraiment palpable tant dans la qualité d'image que dans le confort d'utilisation. C'était donc à ce concert de Lilly Wood and the Prick que le nouveau membre de l'équipe allait faire son baptême du feu. Pour être honnête, je n'étais pas plus excité que cela à l'idée de revoir Lilly Wood. Les concerts auxquels j'avais assistés avaient été plaisants mais sans me transporter plus que cela, toutefois, j'y allais dans l'esprit de travailler avec mon nouvel appareil photo. Et surprise, j'ai beaucoup plus apprécié le groupe dans sa configuration toute acoustique, les chansons avaient un son bien plus rempli et chaleureux. De plus, Nili la chanteuse, qui était un peu malade, devait par conséquent chercher sa voix un peu plus loin en elle que d'habitude. C'était en fin de compte une belle soirée dans un cadre superbe et atypique. Vous pouvez regarder ici Hopeless kids

 

 

 

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Mini Europe

 

Deux jours plus tard, je repartais vers Bruxelles. En arrivant, je me dirigeais vers Mini-Europe, l'équivalent de France Miniature. J'étais d'abord frappé de voir que l'îlot de Bruxelles francophone est totalement encerclé par le pays flamand. C'est pour ainsi dire 2 peuples différents qui ne cessent de s'entredéchirer depuis quelque temps et au vu de la situation, la scission pourrait très bien arriver plus tôt qu'on ne le pense, ce qui serait à coup sûr dommageable pour l'image de l'union européenne et plus important encore pour sa stabilité même : le pays où siègent les députés européens se séparent en deux, ce serait un comble voire un désastre avec des conséquences imprévisibles.... Pour le moment, voyons Mini-Europe. Au cours d'une matinée bien froide, je me suis baladé au milieu des reproductions en miniature de la Tour Eiffel, de Big Ben et de la tour de Pise, entre autres. L'ensemble est très bien fait, très réaliste. il y avait même une équipe de journalistes belges francophones qui tournait une petite séquence au milieu du parc.

 

 

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Z Berg de The Like

 

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Laena Geronimo

 

Ce voyage belge avait bien entendu un but musical. J'ai pris cette journée de vacances pour aller voir le groupe californien THE LIKE, un quatuor de demoiselles qui jouent une musique aux accents Beatles très prononcés. Le concert se déroulait dans une salle que je connais bien, la Rotonde. En étant arrivé bien en avance, je prenais place au premier rang et je voyais le public flamand et wallon entrer lentement mais surement. A 21 heures, les quatre jolies demoiselles entraient sur scène et démarraient avec un Catch me if you can qui annonçait bien la couleur : une sonorité très sixties que je croyais à tout jamais oubliée avec de très belles harmonies. Le concert a paru passer à la vitesse de la lumière et cela s'explique un peu par le fait que les chansons, à l'image de celles interprétées par les Beatles, sont très concises et efficaces. La chanteuse Z Berg est très charmante mais c'est pourtant vers la bassiste que mon attention était tournée. J'ai vraiment adoré son style sur scène avec ses vêtements rétro et sa jolie coiffure. Le groupe a terminé son concert avec une brillante reprise de Let's spend the night together des Rolling Stones et a tout de suite rencontré ses fans.

 

 


 

 

 

Je suis allé voir notamment Laeana Geronimo la bassiste qui m'a tant impressionné et elle a été tout simplement adorable en me remerciant chaleureusement d'être venu spécialement de Paris pour les voir. Je l'ai trouvé très douce et amicale. Paradoxalement, je n'ai pas pu voir le groupe qui jouait au Nouveau Casino le soir suivant car je finissais le travail trop tard. Sinon, pendant que je faisais mon paparazzi, un belge francophone m'a demandé pour quel magazine je travaillais, je le regardais avec de gros yeux lui répondant que j'étais juste un touriste et un amateur. Il dit qu'il m'a posé la question car je faisais vraiment professionnel. Je dirais juste qu'il y a une grosse différence entre les professionnels et moi, eux savent ceux qu'ils font, moi je donne l'impression de savoir ce que je fais. Bien entendu, j'aurais dû inventer quelque chose, dire que je travaillais pour tel ou tel webzine que je consulte assez régulièrement en ce moment...

 

Deux jours plus tard, toujours dans mon côté dénicheur d'artistes que personne ne connaît encore, je suis allé voir VIRGINIE, une jeune chanteuse de province mais j'ignore exactement d'où, que j'ai entendue par hasard sur My Major Company. Sa voix avait éveillé ma curiosité, c'est donc tout naturellement que je me suis rendu au Shannon River pour la voir chanter. Elle a montré une grande endurance car elle a joué quelque chose comme deux heures et demie avec une mi-temps (il y avait du reste Barcelone-Valence sur les grands écrans). J'ai bien aimé sa prestation, elle a fait un bon mélange de ses propres chansons et de reprises comme Let It Be des Beatles, d'After tonight d'un artiste que j'adore, Justin Nozuka, et beaucoup d'autres encore.

 

 

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Julie Peel

 

Un peu plus tard, au milieu de la période de grèves, je retournais à l'International pour voir une autre jeune chanteuse que j'avais vue en juillet, JULIE PEEL. J'avais beaucoup aimé son concert et son album. Julie Peel était à la fin de sa tournée qui l'a emmenée en Espagne, en Norvège et en Angleterre et elle allait s'embarquer ensuite dans une tournée américaine où elle réside désormais (Brooklyn, New York). Pour une fois, je ne trouvais pas mes marques et comme Julie a joué un set relativement court, j'ai donc eu l'impression d'être passé complètement à côté de mon sujet. Mis à part cela, Julie a vraiment une voix et des chansons charmantes comme Living in a movie ou Sister (désolé pas de vidéo car son label ne veut pas, j'ai filmé avec son autorisation mais les vidéos resteront dans les archives). Je ne restais pas pour voir les 2 autres groupes qui suivaient pour la simple et bonne raison que je repartais dès le lendemain matin vers....

 

 

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Tom Williams and the boat

 

....Londres pour revoir le très sympathique groupe anglais, TOM WILLIAMS AND THE BOAT. Ils se produisaient dans un pub où j'aime bien aller, le Flowerpot un peu au Nord du quartier très animé de Camden Town mais qui, j'ai appris très récemment, va fermer ses portes. En première partie, il y avait le groupe Ay Ducane que je connaissais car je les avais vus au Troubadour à Londres en mai dernier. Cela m'a vraiment mis de bon poil car j'avais vraiment bien apprécié leurs chansons. C'est une chose de connaître les petits groupes qui sont en tête d'affiche mais c'en est une autre de connaître aussi les premières parties ! J'ai ainsi pu faire chauffer mon Canon et trouver les bons réglages. J'observais aussi le public qui se faisait de plus en plus nombreux, ce qui était une surprise mais pas tant que cela car quelques jours auparavant, lors d'une émission radio qui avaient pour invités Mumford and Sons et l'extraordinaire Laura Marling, ceux-ci avaient choisi des morceaux à diffuser dont le nouveau single de Tom Williams and the Boat. C'était à coup sûr un bon moyen de se faire écouter d'un large public et cela s'est en effet traduit par une grosse affluence au Flowerpot. Avant le concert, Tom Williams est venu me saluer et je lui disais que j'étais très content d'être déjà de retour pour voir son groupe. L'atmosphère du concert allait être totalement différente de celle du mois dernier, là, le groupe était au grand complet et le son allait être beaucoup plus massif à mon grand bonheur. Tom Willams and the Boat a pris la scène devant un parterre de fans mais aussi de curieux et ils ont vraiment enflammé la salle de leur folk enthousiaste à l'anglaise. Tom Williams a très bien chanté de cette voix claire et chaleureuse, très bien secondé par une Geri des grands soirs au violon et aussi au saxophone sur la meilleure chanson du groupe, en tout cas ma préférée, 90mph.

 

 

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Geri Holton

 

Cela me fait penser que je devrais écrire un article sur les violonistes car ce sont véritablement eux en ce moment qui font la différence entre des groupes ordinaires et des groupes d'exception. Pour preuve mes trois groupes anglais préférés comptent tous un(e) violoniste dans leurs rangs (Richard Jones de Kill It Kid, Geri Holton de Tom Williams and the Boat et surtout la fantastique Harriet de Los Campesinos!). L'ambiance était très plaisante et cela se voyait sur les visages des membres du groupe qui appréciaient l'accueil de leurs nombreux nouveaux fans. Après leur superbe prestation, Tom m'a confié qu'il était très content du déroulement du concert et du fait que je sois revenu spécialement de France, ce qui me faisait évidemment très plaisir. Pour ma part, je trouve qu'ils sont très méritants et c'est tout naturellement que je leur offrais mon soutien. Pour l'année prochaine, j'aimerais bien passer plus qu'une journée en Angleterre pour faire une tournée combinée avec Tom Williams and the Boat, Los Campesinos! notamment mais on est encore très loin et il faudrait un bon concours de circonstances pour que cela arrive.

 

 

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Bats on a swing

 

J'arrivais finalement au jour J, le 21 octobre pour le concert de BATS ON A SWING à l'Espace B. La raison pour laquelle je voulais ardemment acquérir mon nouvel appareil photo était ce concert en particulier, pour le super groupe qu'est Bats on a swing, mais aussi parce que l'Espace B est une petite salle de concert très sombre et c'est donc logiquement que j'allais sortir l'artillerie lourde. En bref, tout ce qui a précédé n'a aucune signification ou presque sans ce concert. C'est un peu comme une partie d'échecs où l'on voit le sens de toutes les décisions et sacrifices juste avant le coup final. Mais tout d'abord, il a fallu pour moi arriver à temps à l'Espace B après une journée assez laborieuse au travail. J'ai donc cavalé joyeusement dans les couloirs de métro pour enfin atteindre la salle de concert. Je suis arrivé à la toute fin du set de Zo, dommage parce qu'il avait très bien joué sur la péniche Antipode. Une chose que j'ai remarquée d'entrée était l'horrible lumière rouge qui est l'ennemi public numéro 1 des photographes car elle a tendance à brûler tout simplement les clichés. C'était donc avec un intérêt particulier que je m'attelais à la tâche qui consistait à trouver de bons réglages lors du set des Black Box Mountain. Ils ont joué un set assez plaisant, j'ai notamment bien aimé leur dernière chanson. Je ne me souviens de pas grand chose d'autre car j'étais très affairé à tester différents options sur mon appareil pour finalement trouver une combinaison qui me permettrait d'affronter les lumières de la salle qui me narguaient de leur rouge le plus vif. Ma volonté et mon endurance (j'étais venu bien sûr sans manger comme il est de coutume) allaient être mises à l'épreuve.

 

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Damien écrit les chansons

 

L'heure était arrivée. BATS ON A SWING a commencé par l'intimiste Sad Country sur laquelle on entendait déjà tous les éléments caractéristiques du groupe : les tendres voix de Louise et de Marine qui se marient merveilleusement bien, une rythmique acoustique d'apparence paisible mais qui recèle de nombreuses subtilités dans les mélodies et un violon parfois imprévisible (à l'image des déplacements du brillant instrumentiste) mais toujours juste.

Sur ce morceau d'introduction, Marine se distingue à la flûte traversière qui me faisait rappeler certains passages mélancoliques de chansons des Beatles (Strawberry Fields par exemple). La faible luminosité régnant dans la salle va indirectement faire que Marine, positionnée au centre de la scène et de par sa chevelure blonde, va rayonner durant tout le concert. Après quelques ajustements, les Bats on a swing ont offert une fois de plus une très belle performance malgré une ambiance parfois un peu terne et des problèmes de pieds de micro. Mais qu'à cela ne tienne, c'est justement lors de ces concerts où tout n'est pas parfait que l'on apprend le métier, à gérer les éléments et à faire ces petits ajustements qui font toute la différence. Il va sans dire que j'ai beaucoup apprécié leurs chansons dont je deviens de plus en plus familier avec les classiques du groupe tels que le très agréable Cosmic Shambles à la mélodie et aux harmonies qui sont réminiscentes d'une certaine Carole King, Little Science qui est l'une de mes favorites, avec notamment son refrain entêtant et la partie de glockenspiel. Hell of a mambo est pour la composition la plus réussie du groupe et aussi celle qui doit être la plus intéressante à filmer. En effet, dans ce morceau très organique, chaque membre semble prendre à tour de rôle la parole. A savoir, l'introduction galactique de Marine sur son clavier bien en adéquation avec les paroles de la chanson, Etienne au violon durant des interludes musicaux vraiment bien inspirés, Damien et Yann, à la guitare et à la basse respectivement sur une variation mélodique très jazzy au cours du 2ème couplet et pour finir Michel à la batterie et Louise aux petites percussions qui donnent ce caractère si entraînant et unique à cette remarquable chanson.

 


 

 


 

 


Ce soir là, Bats on a swing n'a pas hésité à prendre des risques et à tester une nouvelle chanson intrigante, The Hexangle, aux accents irlandais bienvenus. Don't Come Away, d'habitude une petite ballade dont on peut tranquillement murmurer la mélodie, a eu droit à un réarrangement que le groupe The Cure n'aurait pas renié. Mais c'est pourtant bien la chanson Jéricho qui fut le point d'orgue de la soirée. On croirait entendre Led Zeppelin à certains moments durant la mélodie. Louise prend en charge la majorité du chant avec ce mélange de douceur et d'intensité tandis que les harmonies sont brillamment assurées par Marine et Damien qui au passage orne la chanson d'interventions toutes en subtilité à la guitare acoustique. Au milieu de ce morceau se trouve une partie instrumentale où s'entremêlent flûte traversière et violon pour un moment délicieusement aérien et ondulant.

En guise de conclusion, Bats on a swing a terminé son concert comme à son habitude avec le dynamique Glorious Absence. Louise et Marine poussent leurs cordes vocales à leurs limites tandis qu'il n'y a qu'à regarder Etienne au violon pour comprendre le rythme de la chanson. Glorious Absence est ponctuée de breaks incisifs que le groupe utilisent pour repartir de plus belle dans son galop final.

 

 

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photo de groupe

 

Au final, ce concert a été joué dans des conditions pas faciles au niveau du son, du matériel et aussi du public (et pour ma part, au niveau des lumières) mais c'était une bonne occasion de voir la cohésion du groupe qui a su se montrer opiniâtre et inspiré pour offrir une prestation de qualité et qui n'a fait que de renforcer mon attachement pour ce groupe qui en plus d'être doué musicalement est très sympathique et ouvert avec ses fans. C'est donc naturellement que j'ai aussi donné mon maximum pour capter au mieux les expressions de chaque membre du groupe, j'étais assez frustré d'avoir à évoluer sous la lumière rouge qui rend la vie si difficile et par conséquent moyennement satisfait par le résultat final des photographies. Cependant, c'était sans aucun doute une étape importante car jusqu'à présent j'avais toujours été sans réponse adéquate dans ce genre de situation mais désormais je sais que je peux m'en sortir avec des photos décentes.

Après le concert, nous avons pu tous ensemble partager une petite boîte de délicieux chocolats, un très bon moment pour clôturer une longue et belle journée. Vivement le prochain concert de mes chauves-souris préférées.

 

 

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Joyce Jonathan à la Cigale

 

Alors que je commençais à baisser de pied physiquement vers cette fin d'octobre où psychologiquement j'attendais déjà de passer à novembre, je retrouvais le mercredi 27 octobre l'adorable JOYCE JONATHAN à la Cigale. Je suis arrivé après sans doute le premier tiers de son concert, la salle était bien pleine et j'avais dû mal à trouver une place d'où je pouvais voir Joyce. C'était cependant un grand plaisir d'entendre à nouveau sa magnifique voix dans cette prestigieuse arène. Comme au Café de la danse en avril dernier, Joyce chantait avec tendresse voire une certaine timidité et c'est pourquoi tant de gens l'apprécient : une fille humble et talentueuse. Je suis arrivé tout de même à temps pour entendre ma chanson favorite, Bien trop simple, sur laquelle Joyce chante d'une voix réellement déchirante mais je n'ai pas pu la filmer car j'étais derrière une forêt de gens. L'atmosphère de concert était un peu bizarre ou tout simplement intime car les gens n'osaient pas trop se manifester alors que paradoxalement j'étais bien dans le concert malgré le manque d'allant initial pour me déplacer jusqu'à la Cigale. J'ai entendu de très bonnes versions des chansons Le Piège et Au Bar avant qu'un invité surprise ne fasse son apparition lors du rappel avec ni plus ni moins que Louis Bertignac en personne. Tous deux ont chanté à la joie de tout le public une chanson légendaire, Cendrillon. Sur le morceau suivant, j'ai particulièrement apprécié le toucher de guitare de Louis Bertignac lors d'un superbe solo. Pour finir en beauté, Joyce a interprété une chanson que l'on entend énormément en ce moment à la radio, Je ne sais pas, sur laquelle le public s'est enfin mis à claper des mains. C'était beau de voir Joyce sourire en entendant le public chanter ce refrain imparable, elle est certainement en train de devenir une égérie pour le public français en raison de sa fraîcheur, de sa spontanéité mais aussi de cette timidité qui la rend si humaine et donc si proche de ses fans. Pour l'avoir rencontrée brièvement au Café de la danse, je suis content de voir qu'elle est restée elle-même. C'est donc avec une bonne envie que je regarde déjà vers avril 2011 où Joyce Jonathan investira l'Olympia en tant que tête d'affiche après avoir assuré plusieurs premières parties dans cette salle mythique et cette fois-ci j'arriverai à l'heure !

 

 

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Vincent Léoty 

 

Par une étrange coïncidence, je voyais à peine trois jours plus tard VINCENT LEOTY au Sentier des Halles qui avait justement ouvert pour Joyce Jonathan lors de son concert au Café de la danse. J'avais notamment retenu son interprétation acoustique de Nothing Else Matters de Metallica et c'était donc avec entrain que j'allais voir ce concert. Juste avant se produisait la comédienne Audrey Vernon dont j'avais pu apprécier le spectacle le mois dernier. Tandis que j'attendais de pouvoir rentrer, elle est sortie de la salle, jolie et élancée et disait au revoir à des amis qui avaient fait le déplacement. Je me faisais discret car je lui avais dit que je la reverrai (en décembre probablement) avec les photos que j'avais prises mais comme là je ne les avais pas, je suis resté tranquillement dans l'ombre. Place à Vincent Léoty. Accompagné cette fois-ci de son groupe, Vincent a enchanté par son enthousiasme, sa bonne humeur et surtout sa puissante voix le Sentier des Halles. Il évolue dans le registre folk, chanson française au rythme bien enlevé. J'ai reconnu quelques titres qu'il avait chantés en avril dernier mais il n'a pas joué la chanson de Metallica, sans regret pour autant parce que ses propres chansons valent largement le détour, je citerai notamment la chanson qu'il a écrite pour sa fille de quelques mois "mon petit bout". Ce fut une prestation réussie bien qu'un peu courte. Je suis reparti aussitôt après et bien m'en a pris car j'ai pu attraper le dernier RER.

 

 

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Flip Grater

 

Pour le dernier concert du mois d'octobre, j'ai fini par là où j'avais commencé, avec FLIP GRATER que j'avais entrevue au Buzz quelques semaines auparavant. Flip jouait une dernière fois à Paris avant de repartir pour la Nouvelle Zélande. Je ne m'en étais pas rendu compte la première fois mais Flip a une voix qui est assez comparable à celle de Priscilla Ahn ou encore Mat Hilde, c'est-à-dire très douce, très tendre et parfaite pour chanter des petites ballades. Flip jouait aux Pères Populaires, un petit café près du métro Buzenval. A l'intérieur, c'était convivial, assez mal éclairé, il y avait même des Kiwis et le son n'était pas vraiment au rendez-vous mais malgré tout j'ai bien aimé son petit concert qu'elle a joué toute seule à la guitare. Avec les Australiens, j'étais assez habitué à entendre de sacrés accents mais avec Flip la néozélandaise, c'était compréhensible sans faire d'efforts particuliers. Avec ce concert s'achevait la tournée d'octobre ainsi qu'une certaine manière d'appréhender les concerts, plus de précisions un peu plus loin.

 

 

Réflexion

Comme l'a montré le déroulement des évènements, mon escalade a eu lieu sur le point de vue logistique avec l'acquisition d'une merveille d'appareil photo, le Canon 5D. Beaucoup disent que c'est le photographe qui fait la photo et non le matériel, il faut tout de même reconnaître que le matériel utilisé influe énormément sur la qualité d'image. Si les résultats sont souvent sensationnels avec un peu de pratique, il faut toutefois être prêt à transporter le matériel, c'est-à-dire environ 4 kilos, aux quatre coins de la capitale, voire à l'étranger. C'est très intéressant mais aussi contraignant par certains points. Dès lors, j'ai l'impression d'être arrivé à la croisée des chemins après trois années sur la route à soutenir mes groupes préférées un peu partout dans le monde, à visiter pour l'occasion des lieux où je n'aurais jamais mis les pieds autrement (Portugal, les Caraïbes, Minnesota). Quand je fais défiler tous mes souvenirs de voyages, c'est avec une certaine stupéfaction que je me dis que j'ai "survécu" à tant de concerts, d'hôtels et de déplacements en train ou par les airs, à mon avis. Il y a aussi ce côté paradoxal d'avoir été, loin de mes bases, aux Etats-Unis pour voir une artiste qui m'a redonné envie d'écouter de la musique (Brandi Carlile) ainsi que de poursuivre l'aventure sur diverses tournées puis de découvrir ce qui se passait sur la scène musicale britannique pour finalement apprécier les très bons groupes locaux français qui n'ont en fin de compte pas grand chose à envier à leurs homologues anglo-saxons. On pense toujours que l'herbe est plus verte chez le voisin alors qu'il suffit souvent de chercher un petit peu pour découvrir des trésors à deux pas de nos portes. D'un autre côté, j'aurai toujours cette reconnaissance envers des groupes comme Brandi Carlile qui m'ont donné l'envie de voyager, d'être curieux et finalement de rester humble devant ce que peut nous réserver la vie. Pour décrire rapidement, il y a eu cette phase entièrement dédiée à Brandi Carlile puis peu à peu, je découvrais de nouveaux artistes et parallèlement cela me permettait de voyager, c'était la phase d'élargissement et de diversification et maintenant, après tant de dispersion enrichissante mais peu économique sur beaucoup de points, je ressens le besoin de me focaliser désormais sur les groupes que j'apprécie le plus, ne serait-ce que pour me réserver physiquement et, crise oblige, financièrement. C'est cela que j'appelle la descente, la rupture avec cette intense période de voyages un peu à tort et à travers il faut le reconnaître. Il est clair que le rêve est terminé et que les concerts dans leur forme actuelle, c'est-à-dire avec tout le matériel à emmener et à déployer à chaque fois, touchent à leur fin. Désormais, cela sera beaucoup plus sélectif. Je ressens beaucoup de gratitude pour toutes les expériences vécues qui pour la plupart ont été extraordinaires, pour toutes les personnes que j'ai rencontrées. Pour autant, je ne cache pas que c'était devenu de plus en plus difficile de voyager de façon si fréquente en terre étrangère. Moi qui n'étais pas à l'origine un grand voyageur je n'aurais jamais pensé accomplir autant de kilomètres, encore moins des voyages surprises de 6000 kilomètres (ben voyons !) qui ont marché parfaitement soit dit en passant ! (Minnesota 2008 et 2009) Mais il y a un moment où le corps humain décline, c'est donc en toute logique que les déplacements vers l'Angleterre et a fortiori les Etats-Unis vont grandement se raréfier. Mais comme je l'ai dit, j'ai découvert d'excellents groupes français que j'aimerai continuer à suivre et à soutenir. Mon esprit est tourné vers eux désormais.

 

 

Il y a un phénomène qui s'est produit assez fréquemment ces derniers mois et qui m'a intrigué, c'était la perte de notion du temps. Cela s'est manifesté notamment juste après les petits voyages d'un jour à Londres et à Bruxelles. De façon inexpliquée, j'avais toujours l'impression d'être en décalage d'une journée par rapport à tout le monde. Cela m'était arrivé auparavant mais seulement après une longue période, en gros plus d'une semaine, en dehors de mon cadre habituel. J'attribuerai juste cela à la relative proximité dans le temps de mes quelques voyages en Eurostar et Thalys et que je me retrouve en quelque sorte dans une sorte de tourbillon, tout se passe intensément et c'est par conséquent difficile d'avoir une prise réelle sur le temps qui passe. J'avais parfois l'impression de voyager dans le temps...

 

 

Un petit avis général sur les concerts que j'ai vus. Après un été rempli de groupes qui jouaient avec des samplers et autres pistes préenregistrées, j'ai été content de voir des groupes au complet jouer d'une multitude d'instruments. Autant cette tendance à l'électronisation est due aux progrès techniques ainsi qu'à la crise économique qui oblige à réduire les coûts, autant celle-ci peut se faire au détriment de la musique avec une perte d'âme et de surprises. Moi qui aime les instrumentistes par dessus tout, je commençais à me lasser de ces samplers et au contraire je me réjouissais de voir des groupes qui transportent tout leur matériel pour en véritablement tirer un son sincère et vrai. C'est pourquoi il me semble important de soutenir ces groupes en particulier parce qu'ils jouent le type de musique que je voudrais savoir jouer et surtout que j'adore entendre.

 

 

Novembre est déjà là avec ses jours froids qui vont peu à peu geler le programme des concerts mais ce n'est pas un mal parce que je pourrais être plus frais pour ceux auxquels j'irai. Je citerai notamment Marina and the Diamonds à l'Alhambra et Bats on a swing à la Loge. A bientôt !

 

 

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Published by Haruo Kakinoki - dans concerts
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  • : Je m'appelle Haruo Kakinoki. Je suis un passionné de musique folk et rock, de voyages et de photographie, tellement que j'ai l'habitude de faire les trois en même temps. "La musique de nos vies", c'est tout cela, raconter les expériences musicales vécues à Paris, à Londres ou n'importe où la musique me conduira. http://www.facebook.com/pages/La-musique-de-nos-vies/162553580463879
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