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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 23:15

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J'avais découvert les chansons de Nicole Atkins par hasard du temps où je voyageais encore beaucoup pour voir des concerts il y a quelques annéees. Paradoxalement, je n'avais jamais eu l'opportunité de la voir chanter. C'est en réécoutant récemment des chansons de son premier album Neptune City que j'ai vu qu'elle passerait par Paris pour sa première tournée européenne, c'était sans doute un signe...

Je me rappelle avoir tout de suite aimé sa voix et elle utilise des enchaînements d'accords qui donnent à ses chansons une atmosphère immédiatement reconnaissable. A vrai dire, j'avais un peu perdu sa trace et pour cause, malgré un premier album que je trouve excellent, elle a été en quelque sorte virée de chez Columbia par manque de ventes. Nicole Atkins a semble t-il eu une petite traversée du désert et elle revient avec son 3ème album studio (après Mondo Amore, par lequel elle débutait sa phase indépendante) du nom de Slow Phaser. A l'approche du concert parisien, j'écoutais donc avec intérêt ses nouvelles chansons. Celles-ci conservent le lyrisme dont Nicole a toujours su faire preuve tout en gardant une instrumentation sobre qui tranche avec ce que je connaissais d'elle auparavant. En regardant aussi quelques vidéos sur youtube de ses dernières prestations live, j'ai vu qu'elle n'était accompagnée que d'un guitariste et d'un batteur et je me demandais comment cela allait sonner une fois sur scène. Je n'étais pas très convaincu pour être franc.

Vient donc le soir du concert à l'alimentation générale dans le 11ème arrondissement. Je connais le quarter pour avoir assisté à de nombreux concerts à l'international ou au nouveau casino non loin de là. L'AG est un joyeux bric-à-brac, la scène se trouve au milieu et la salle est remplie de gens qui ne sont pas forcément venus voir un concert mais plutôt pour passer un moment convivial. Après un première partie originale donnée par le groupe électro Chinese Army, Nicole Atkins et ses 2 musiciens prirent la scène. Tout de suite, Nicole invitait les gens à se rapprocher de la scène et elle a débuté par ma chanson préférée de son répertoire, Maybe Tonight. C'est remarquable de penser qu'en quelques secondes Nicole arrive à accrocher son public et notamment moi-même par le biais d'un simple contact visuel. En effet, j'ai croisé son regard et elle m'a accroché comme peu d'artistes se donnent la peine de faire. J'ai su qu'on aurait un superbe concert.

C'est une chose d'entendre une voix sur un CD mais l'expérience en concert va bien au-delà et force est de constater que Nicole a une voix extraordinaire ainsi qu'un savoir-faire indéniable. Contrairement à d'autres artistes qui ont parfois du mal à remplir l'espace entre les chansons, Nicole, une native du New Jersey, maîtrise très bien son sujet et même en cas d'aléas techniques comme ce fut le cas ce soir-là, tout le monde avait le sourire.

 

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J'ai beaucoup aimé les anciennes chansons comme maybe tonight et the way it is ainsi que celles de Slow Phaser comme le vibrant Chemistry ou l'épique Red ropes. J'étais agréablement surpris par l'épaisseur de son, bien qu'ils n'étaient que 3 sur scène, le son était vraiment énorme avec notamment un travail remarquable du guitariste. Mais bien sûr c'était la voix exquise de Nicole qui nous faisait oublier tout ce qu'on a pu faire durant la journée. C'était vraiment comme voyager dans une autre galaxie. Les chansons de Nicole se caractérisent par un style ambivalent, à la fois sombre, à la fois enthousiaste. Elle se promène de chanson en chanson au fil de ses déceptions amoureuses et ça ressemble un peu à des montagnes russes de sentiments qui contrastent avec sa maîtrise vocale impériale. C'est vraiment ce qui m'a marqué durant ce concert. Je ne connaissais pas toutes les chansons mais dès que je pouvais chanter, je le faisais, particulièrement sur un morceau sur lequel elle nous invitait à chanter avec elle, "i don't know what country is but I know what country was". Elle a fini son concert sur The Tower, une autre chanson au style épique. A la clôture du morceau, comme pour me marquer à vie, elle a terminé sa dernière ligne de chant en me regardant droit dans les yeux, j'étais littéralement scotché sur place mais conquis par une artiste si talentueuse et si charmante.

En guise de rappel, elle a interprété seule à la guitare acoustique et devant la scène une reprise de Crying de Roy Orbison à qui elle est souvent comparée artistiquement. Voilà, le concert était déjà fini, c'était un moment vraiment magique. J'attendais un peu dans la salle pour rencontrer Nicole et elle est sortie un peu de nulle part me prenant par surprise. Sans vraiment avoir le temps de comprendre, je me retrouvais dans ses bras. Je ne me rappelle pas trop ce que je lui ai dit car c'est allé très vite à part un I love you qui suffit à traduire mon état à ce moment-là.

J'ai longuement hésité par la suite à aller à un autre concert de sa tournée, je me suis ravisé in extremis pour cause de manque d'argent, c'était plus raisonnable honnêtement mais Nicole Atkins a définitivement gagné un nouveau fan. En lisant d'autres articles, il s'en tire un consensus : Nicole a un talent fou et une voix à tomber mais pourquoi est-ce qu'elle n'a pas plus de succès ? C'est une énigme mais l'industrie musicale ne suit pas vraiment que la logique du talent. Du reste, elle m'a confié qu'elle dirigeait son propre label et qu'elle contrôlait désormais la direction de son bateau, ce qui n'est peut-être pas plus mal. D'un autre côté, c'est vrai, elle n'a plus la puissance financière d'une grande maison de disques mais de l'autre, artistiquement elle est aux commandes de ce qu'elle veut faire et elle a accumulé de l'expérience et de la sagesse pour faire devenir une artiste intègre et respectée. Dans ce monde qui manque singulièrement de sincérité, Nicole Atkins représente un îlot de passion bienvenu dont peuvent s'inspirer les autres musiciens. Espérons que Nicole puisse continuer dans cette voie de façon durable pour nous faire profiter de ses superbes chansons.

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 18:39

Minnie Moskowitz au Bus Palladdium à Paris le 21 mai 2011

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Armelle

 

Le groupe Minnie Moskowitz tire son nom d'un film du célèbre réalisateur John Cassavetes. En effet, le groupe est très porté sur le cinéma et utilise souvent les films comme source d'inspiration. J'avais vu il y a des années un film de Cassavetes mais je ne me rappelle plus lequel mais j'ai le souvenir que c'était un très grand moment. Je me suis rendu au Bus Palladium essentiellement pour voir le groupe en tête d'affiche, Lolito, mais j'étais aussi curieux d'entendre le son de Minnie Moskowitz.

Des ballons en forme de requin étaient accrochés à la scène sur laquelle le groupe s'avançait. Minnie Moskowitz, c'est quatre demoiselles qui chantent, qui dansent tandis que Guillaume le batteur imprime un rythme excitant aux compositions. Babylosers commence sur de douces notes au clavier jouées par Tara, l'anglaise du groupe avant que le morceau décolle avec un son indie pop orné d'une touche d'électro très caractéristique du groupe. Céline et Armelle, au centre, se partagent la majeure partie du chant et donnent une dimension intéressante à leurs chansons avec des lignes de chant qui se croisent et se décroisent habilement.

 

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Céline

 

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Guillaume

 

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Tara

 

Après cette mise en jambes efficace, la chanson Dead Shark suivait et expliquait les ballons accrochés à la scène. La mélodie est inventive voire ludique avec un brin de tambourin que j'adore toujours. Sur Rosebud, Armelle se distingue avec de très belles parties de glockenspiel et flûte. Who est accrocheur avec son refrain irrésistible qui fait la part belle aux harmonies vocales. Le public visiblement apprécie la prestation du groupe et de larges sourires se dessinent sur le visages des Minnies.

Modern Communication voit Guillaume chanter avec brio sur une ligne mélodique sombre mais virevoltante. Au milieu de ce très bon set se situe Meet me at the disco. S'il fallait retenir un seul morceau, ce serait bien celui-là : énergique, enthousiaste et entraînant. On assiste à une version mixte avec un début en français puis la suite en anglais ponctuée de jolies pirouettes vocales. Un morceau assez remarquable.

 

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Fanny

 

Je n'ai pas encore parlé du dernier membre du groupe, Fanny. Très séduisante et enthousiaste sur son côté de la scène, elle exécute sur MOP une ligne de basse lourde et entêtante renforcée par une flûte traversière ondulante, presque insaisissable. Sur Watermelon, on peut apprécier la voix de Tara qui était restée relativement discrète jusque là. Puissante et voire surprenante, sa voix espiègle contraste avec son jeu posé au clavier et porte tout du long le morceau avec une attitude délicieusement British.

Minnie Moskowitz approche de la fin de son concert avec Spark qui comme l'indique son titre est rythmé et efficace. Le dernier morceau progresse avec un tempo trépidant, tous les membres se mettent à chanter sur les Where you go obsessionnels qui achèvent magnifiquement ce très bon concert.

J'ai trouvé le groupe Minniz Moskowitz très intéressant, les mélodies sont créatives et leur énergie est contagieuse sur scène. Espérons qu'ils continuent sur le même chemin en travaillant et en jouant avec la même intensité que lors de ce concert.

 

Sur cette dernière note, il est temps pour moi de mettre en parenthèse les concerts et la photographie de concert, ce qui ne devrait pas déplaire à certaines personnes. C'était très bien et enrichissant mais néanmoins très prenant physiquement et mentalement, il est donc temps de faire une pause. A bientôt.

 

Le restant des photos sont ici

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 04:19

Joyce Jonathan à L'Olympia, Paris, le 28 avril 2011

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Joyce Jonathan était de retour dans la capitale pour ce qui allait être son premier Olympia en tant que tête d'affiche. Ce concert dans ce lieu magique et mythique, point d'orgue de la tournée hexagonale qu'elle avait débutée il y a quelques semaines, représente une consécration pour la jeune et tendre Joyce qui recevait il y a seulement un an son premier disque d'or.

Devant les portes de l'Olympia, on voyait passer des gens de tout âge et c'est bien la force de Joyce Jonathan : celle de jouer une musique qui plaît à toute la famille. N'oublions du reste pas qu'elle a pu produire son album grâce à l'aide financière des internautes. La progression de Joyce est depuis irrésistible et sa popularité ne fait que de grandir au fil des passages à la télévision mais c'est bel et bien en concert qu'elle prend le plus de plaisir en jouant ses chansons devant ceux qui la soutiennent.

En première partie se présentait Thomas Pradeau. Accompagné de deux autres musiciens, il nous jouait ces chansons à la française avec une instrumentation assez minimaliste, piano-cajun-accordéon-guitare et l'ensemble était plaisant à écouter, notamment la troisème chanson ainsi que La Danseuse qui parle d'un piano bar du quartier Montmartre (le Tire-bouchon)  dont Thomas Pradeau est résident.

Après la traditionnelle annonce des vingt minutes d'entracte et la fin des préparatifs de la scène, les musiciens de Joyce Jonathan débutaient la mélodie de L'heure avait sonné. Quelques secondes plus tard, Joyce apparaissait sautillante et sourire aux lèvres, vêtue d'une petite robe blanche sobre et talons hauts. Le public, déjà enthousiaste, l'acclamait chaleureusement. A la fin de la chanson, Joyce s'approchait du bord de la scène, déclenchant des cris de joie à la limite de l'hystérie de la part de ses fans.

Joyce a ce côté simple et naturelle qui la rend si proche de son public et si attachante. Le succès ne lui est pas monté à la tête, elle continue au contraire à travailler généreusement et cela se voit dans son attitude plus maîtrisée sur scène par rapport à son concert l'an dernier à la même époque au Café de la danse. Pourtant, elle garde cette irrésistible fraîcheur et ce sourire radieux.

Le début du concert mêle les genres avec une chanson assez récente au titre amusant, Tutududu tutu pour être exacte, et la reprise de David Guetta, Sexy Bitch qui était une plaisanterie au départ mais qui a fini par être une petite sensation sur le net. Depuis sa tournée d'automne, Joyce aime à jouer quelques chansons au piano, qui est le premier instrument qu'elle a appris à jouer. Le temps d'une chanson, Joyce nous redonne Un peu d'espoir durant ces temps moroses. Joyce interprête cette chanson d'une voix absolument déchirante, le moment est d'autant plus émouvant que le public chante doucement avec son égérie. La petite fée ne s'arrête pas en si bon chemin et poursuit avec une reprise de l'immortelle Hallelujah. Beaucoup d'artistes se sont essayés à cette chanson avec plus ou moins de succès (il faut écouter la reprise par Brandi Carlile pour entendre le côté epique de cette chanson) et la version de Joyce est finalement proche de sa personnalité : tendre, passionnée et charmante.

Après cet intermède au piano, Joyce accueillait sur scène une section de cordes qui allait s'illustrer sur l'une des chansons les mieux écrites par Joyce, à savoir Bien trop simple. La chanson commence sur un ton solennel, la tension monte crescendo au fil des secondes. La voix de Joyce est tout simplement exceptionnelle de gravité, qui est en plus accentuée par les violons et violoncelles se rajoutant à l'atmosphère sombre et pourtant magnifique de cette chanson.

 

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Joyce finissait sa très belle prestation d'abord avec Pas besoin de toi. Le public connaît par coeur les paroles et ne se fait pas prier pour le faire entendre en chantant tout seul le dernier refrain. Joyce était visiblement émue par tant d'adoration mais ce n'était que le juste retour des choses au terme de longues années d'apprentissage du chant (parfois en cachette). Des "Je t'aime, Joyce", des "Veux-tu m'épouser ?" fusaient dans la salle, ce qui témoignait d'une belle ambiance et d'une réelle osmose entre une artiste et son public. Joyce terminait sur l'excellent Sur mes gardes avec une partie terminale superbement rythmée. Une vive ovation se faisait entendre dans la salle de la part d'un public qui en demandait encore.

Joyce revenait sans tarder pour le rappel. Après un Au Bar acoustique et tendu, Joyce interprétait une composition assez récente, On arrive, dotée d'une mélodie passionnante et surtout émaillée d'un superbe solo de guitare. Pour clôre cette belle soirée, Joyce chantait LA chanson de son répertoire avec en l'occurence Je ne sais pas, dont elle a enregistré une version en mandarin car son album vient de sortir en Chine. Elle voulait du reste remercier ses fans en diffusant quelques extraits de vidéos trouvées sur Youtube et Dailymotion et filmées par des gens qui ont fait des reprises de cette chanson. L'ambiance était fantastique et Joyce était sans doute aux anges de voir tout le monde chanter et taper des mains en rythme au cours de ce refrain absolument imparable.

Le concert touchait vraiment à sa fin sur cette belle note. Joyce a offert une très jolie prestation avec encore une fois une voix exquise et sa tendre personnalité auxquelles se rajoute désormais une belle sérénité sur scène. Elle garde toujours ce côté authentique tout en gagnant en assurance au fil des concerts. Joyce Jonathan, c'est une belle histoire et cet Olympia sera sans doute le premier d'une longue et prolifique série.

 

Quelques photos de ce concert

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 11:46

Sophie Maurin au Réservoir, Paris, le 15 mars 2011

 

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Sophie Maurin investissait le Réservoir avec ses chansons aux mélodies recherchées et subtiles qui sont le parfait réceptacle pour sa voix claire et envoûtante. Sophie Maurin fait partie de ses personnes qui dégage une belle sérénité sur scène et une grande maîtrise musicale tant elle navigue aisément de morceau en morceau en faisant varier les styles et le tempo.

Ce sont donc des mélodies rêveuses au piano et une voix qui apaise ou qui virevolte qui l'on a pu apprécier lors de ce brillant concert. Chaque chanson est un peu comme une pièce de théâtre possédant ses mouvements propres, ses temps de suspension. Bien épaulée par Fred aux percussions et Aleth au violoncelle qui donne ce caractère de gravité qui n'appartient qu'à cet instrument, Sophie Maurin égrène ses jolies mélodies au gré de ses petites histoires qui montrent un talent certain pour l'écriture. 

 

 

 

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Le style musical de Sophie se rapproche de celui de Babet, la violoniste du groupe Dionysos avec des mélodies et des notes qui sautillent et qui créent une ambiance assez particulière parfois drôle ou au contraire mystérieuse. En effet, Sophie arrive à jouer dans différents styles avec une facilité presque déconcertante. Du côté de sa voix, elle fait penser à la chanteuse américaine Priscilla Ahn, elle a cette même délicatesse avec une phrasé un brin plus espiègle. 

Ce fut au final une prestation en tout point remarquable et remarquée par le public qui ne s'y trompait pas en applaudissant chaleureusement à la fin du concert. Une bien belle découverte.

 

 

 

 

(je remercie Sophie Maurin et Andréa Longrais de m'avoir autorisé à photographier durant le concert)

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 09:55

Lussi in the sky au Réservoir, Paris, le 15 mars 2011

 

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C'est dans la salle bien remplie du Réservoir que Lussi in the sky faisait son grand retour sur scène. Les fans de la première heure, de l'époque My Pollux comme ceux de la Nouvelle Star attendaient avec impatience Lussi qui leur a ensuite bien rendus en offrant une prestation des plus réjouissantes.

Lussi a beaucoup d'atouts dans son jeu : sa voix, son charme et ce côté glamour qui a attiré le tout Paris et plus encore. C'est donc une artiste avec une longue expérience de la scène qui s'est rappelée au bon souvenir de ses fans en cette douce soirée de mars. Elle débutait par J'ai un truc et tout de suite on reconnaissait cette voix hargneuse qui monte sans mal dans les notes très aiguës ainsi que son jeu de scène époustouflant. Ses chansons électrifiantes, en plus d'être enthousiasmantes sont des sortes de petit clins d'oeil au son rock des décennies précédentes remis au goût du jour par la brillante Lussi. 

Lussi attire tous les regards, elle hypnotise, elle a cette aura que peu de personnes possèdent. La Nouvelle Star est passée par là mais autant on peut dire qu'elle a grandement bénéficié de cet éclairage médiatique, autant le public ne l'aurait pas si bien soutenue sans des prestations convaincantes voire saisissantes comme ce soir au Réservoir. Justement, Lussi reprend la chanson de Portishead, Glory Box qu'elle habite de toute sa voix et de toute son âme, comme si elle l'avait écrite elle-même. L'atmosphère de la chanson est tendue, la voix de Lussi est sublime et dramatique dans ce contexte. De longs applaudissements viennent saluer ce grand moment.

 

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Au cours d'un petit intermède jazzy, Lussi enlève sa robe jaune ample assez drôle pour dévoiler une tenue bien plus sexy avec une autre robe bien plus près du corps. Lussi, c'est donc aussi cette dimension glamour. Les chansons sont agréables à l'oreille et Lussi y ajoute cette touche visuelle, dans les tenues et ce jeu de scène énergique. Lussi est une artiste entière, qui ne ménage ni ses efforts ni sa voix. Elle remercie à maintes reprises le public venu en nombre ce soir là. On la sent dans son élément sur cette belle scène et proche de ses fans, ce qui la rend très attachante. 

On arrivait déjà vers la fin du concert. Lussi faisait participer le public sur l'abrasif I love you tandis que La valise n'était pas sans rappeler les Rita Mitsouko. Lussi quittait ainsi la scène mais revenait avec plaisir pour offrir Whole lotta love, sa reprise rageuse de Led Zeppelin.  Lussi fit admirer une dernière fois l'étendue de ses capacités vocales et de son charisme indéniable. Les ovations du public venaient saluer un concert épatant et qui augure de jours encore meilleurs pour la talentueuse Lussi.

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 10:48

Sheeduz aux Disquaires, Paris, le 7 mars 2011

 

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Je retrouvais le groupe Sheeduz que j'avais découvert la semaine précédente aux caveau des oubliettes. Les trois Audrey qui composent cette formation d'habitude électrique se produisait dans une configuration totalement différente avec piano, basse et cajon.

C'est donc un set acoustique qu'allait proposer Sheeduz, ce n'est pas pour autant que leurs chansons en perdraient de leur mordant. Au contraire, nos trois musiciennes montrent une versatilité bienvenue en ajoutant la touche ample et mélodique du piano à des compositions toujours aussi abrasives. Audrey au chant et à la basse occupe le devant de la scène avec une belle assurance sous une douce lumière orangée. Expressive et volontaire, elle chante d'une voix tantôt apaisante, tantôt hargneuse dans ce contexte acoustique propice aux changements de registre.

Audrey réalise au clavier ce qu'elle est accoutumée à faire à la guitare : de belles lignes mélodiques qui tendent cette fois-ci parfois vers une atmosphère jazz. Elle précisait du reste en début de concert qu'elles n'avaient jamais effectué de prestation acoustique de ce genre auparavant. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle donnait une tonalité différente et originale à leurs compositions. Elle leur ajoutait cette touche de finesse et aussi paradoxalement d'intensité dramatique.

 

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La troisième Audrey n'était pas en reste. Laissant momentanément sa batterie pour le cajon, elle imprimait le rythme de façon efficace et discrète. Placée hors du faisceau de lumière, elle resta un peu dans l'ombre des autres mais c'est bel et bien elle qui faisait avancer les morceaux. Ces chansons surprenaient par rapport à leur version électrique comme le très beau Queen's prayer et ainsi que The end of us d'habitude portée par les guitares. Cette instrumentation d'un soir était parfaite pour écouter plus paisiblement la voix de chacune et de mieux en apprécier les nuances. Blank Page était superbement interprété dans une atmosphère piano jazz alliée au côté incisif intrinsèque de la chanson. On distingue plusieurs mouvements durant le morceau entre passages harmoniques et sections instrumentales qui donnent une couleur si particulière à Blank Page. Pour refermer ce concert, le groupe joua Feel Free qui fit tranquillement redescendre la pression avec sa mélodie rêveuse. Audrey qui a entre temps lâché sa basse faisait une dernière fois admirer sa voix tendre et délicate.

Cette prestation était l'occasion de voir Sheeduz dans une toute autre configuration. Cette rare expérience a été bien réussie et devrait même donner aux trois musiciennes des idées pour le futur. Elles ont en tout cas montré de la versatilité en présentant leurs compositions sous un nouveau jour.

 

Sheeduz joue Blank Page

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 21:46

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Cela faisait des mois que je voulais voir le groupe anglais Ellen and the Escapades. Dès la première écoute, j'avais adoré leur musique notamment grâce à la voix superbe d'Ellen Smith. J'avais malheureusement découvert le groupe juste après la fin de sa premère vraie tournée anglaise en octobre dernier. J'attendais donc avec impatience leur prochaine date pour sauter dans l'Eurostar. Cette date est finalement tombée le 2 mars et cela était parfait car un autre groupe que je connais bien, Tom Williams and the Boat allait jouer le soir suivant à Londres. Bref, me voilà encore en partance pour la capitale anglaise.

Tout se présentait dans un parfait schéma. Seulement voilà, depuis que j'ai commencé le blog de La musique de nos vies, j'avais envie de faire autre chose que juste d'aller aux concerts et de photographier et je me suis dis que c'était l'occasion ou jamais de tenter quelque chose que je n'avais jamais réalisée auparavant : une session acooustique et une interview. J'avais déjà pris contact via les réseaux sociaux, qui sont devenus incontournables maintenant, avec les groupes en question donc je n'étais pas un parfait inconnu (d'autant plus que dans le cas de Tom Williams and the Boat, j'avais déjà effectué le déplacement par deux fois). Je demandais donc si je pouvais faire cette interview et une session acoustique, la réponse fut rapide et positive dans le deux cas ! J'étais donc embarqué dans une entreprise que je n'avais jamais effectuée par le passé et dans une langue étrangère qui plus est ! Je me prépare donc dans les semaines qui précèdent ce voyage excitant mais aussi un peu stressant, j'acquière pas mal de nouveaux matériels qui vont s'avérer cruciaux par la suite et me voilà enfin dans l'Eurostar, direction Londres.

Mercredi 2 mars. Je me dirige vers le Lexington, une belle petite salle que je connaissais déjà. Je monte à l'étage et rencontre le groupe qui allait faire le soundcheck. On se salue et pour bien commencer les choses, je change un peu mon planning initial et je donne directement mes cadeaux (alors que j'avais prévu de les donner tout à la fin), ce qui va tout de suite, s'il le fallait, me donner un certain capitale sympathie et créer une bonne atmosphère pour la session acoustique. J'offrais donc mes chocolats et surtout une boîte à musique renfermant du thé pour Ellen qui adore justement le thé. Elle fut très surprise et très touchée de cette attention, ainsi que le reste du groupe. Les choses s'annonçaient très bien. Le soundcheck fut important parce que c'était l'occasion de pouvoir entendre leur musique pour de vrai et de ressentir ce qui se passe dans le groupe. J'étais déjà très impressionné et excité à la perspective de les voir jouer devant moi. Ils répétaient ntamment deux nouvelles chansons qui sonnaient très bien.

Nous avons dû attendre que les autres groupes fassent aussi leur soundcheck pour faire la session acoustique. Je me servais du petit intermède pour mieux faire connaissance avec les membres du groupe et donc faire des ajustements quant à mon interview. Nous remontons pour filmer la session. Je déploie mon matériel non sans ressentir une petite pression : il fallait réussir ce que j'étais venu faire et j'allais très vite savoir si je m'étais bien préparé et si j'étais tout simplement capable de faire ces sessions. Je demande à Ellen si elle peut chanter Yours to keep, elle acquiesça avec plaisir. J'avais déjà en tête la manière dont je voulais filmer la chanson, tout le reste allait être plus ou moins improvisé. Je plaçais Jeff le guitariste en face d'Ellen et de Chris car je voulais tourner autour d'eux durant la captation. En effet, je ne voulais pas faire ces vidéos statiques où on passe d'un plan à un autre avec plusieurs caméras. De toute façon j'opérais tout seul et donc le tournage se ferait appareil photo à la main. Je plaçais tout de même en sécurité un autre appareil photo sur un trépied mais je n'aurais même pas à me servir des fichiers.

Ellen commença à chanter de sa douce voix, j'étais subjugué par sa beauté mais je devais rester concentré sur le cadrage et le focus (tout était en mode manuel), ce qui réclamait une attention de tous les instants. La captation fut réussie bien que mon mouvement et mon cadrage soient un peu plat mais pour un premier essai, j'étais déjà très content. Je demandais de suite une deuxième chanson et après un peu d'hésitation de ma part, j'optais pour This ace I've burned, chanson avec laquelle j'avais découvert le groupe. Cette fois-ci, tout le groupe chante et joue ensemble et je suis déjà beaucoup plus détendu. L'ensemble était encore plus magique avec un mouvement de caméra bien plus inspiré. Je remerciai le groupe chaleureusement car ce qu'ils avaient été tout simplement fantastiques.

 

Ellen and the Escapades - Yours to keep

 


 

 

Ellen and the Escapades - This ace I've burned

 


 

 

A ce moment là, j'étais très soulagé du déroulement des évènements et je ne ressentais plus de stress du tout. On devait effectuer l'interview tout de même mais je savais que cela serait beaucoup plus tranquille. Le groupe était de bonne humeur, malgré peut-être l'appréhension justifiée de jouer son premier concert en trois mois. Au cours de l'interview, je sentais chaque membre impliqué et intéressé, ce que je trouvais vraiment très chouette et, beaucoup plus important, professionnel de leur part. Leurs réponses étaient intéressantes et approfondies. J'avais ainsi fini ma première session acoustique et interview avec un groupe et je ne demandais qu'à en refaire d'autres, notamment les sessions acoustiques.

 

Ellen and the Escapades - interview

 

 

Ce fut véritablement une expérience extraordinaire de pouvoir créer un tel lien avec un groupe. J'étais frappé de leur accueil chaleureux et de leur entrain à la tâche, je ne pouvais pas espérer mieux que ce qu'ils ont fait pour moi. Tout le monde était ouvert et content que quelqu'un de l'étranger se passionne à ce point pour leur musique. J'ai particulièrement adoré Ellen Smith car elle est tout simplement adorable et elle a une voix irréelle. Pour une première expérience, je ne pouvais rêver mieux. Je tiens donc à remercier Ellen, Jeff, Chris, Andy, James, John et Andy de Lanslide management pour avoir fait sorte que ce jour puisse se réaliser.

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 16:14

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Oshen à la Loge, Paris, le 5 mars 2011

 

Oshen était de retour sur la scène, la scène musicale s'entend, presque un an après sa prestation aux Trois Baudets. Elle se produisait à la Loge à l'occasion de la sortie de son album intitulé La Pudeur. Oshen a un autre visage, celui de la comédie et c'est sous le nom d'Océanerosemarie qu'on peut la voir évoluer dans son spectacle La lesbienne invisible. Dans une interview précédant son concert à la Loge, Oshen avait indiqué qu'elle ne ferait pas que chanter des chansons à la guitare toute seule sur scène pendant une heure un quart sous peine de perdre la tête mais au contraire de mélanger la musique et la comédie pour créer un spectacle différent.

 

http://farm6.static.flickr.com/5178/5502344748_634eba3e5e_b.jpgEn première partie, c'est Maud Lübeck qui s'installait au clavier. Elle avait déjà ouvert pour Oshen aux Trois Baudets. Maud Lübeck nous offrait sa jolie collection de chansons de sa voix délicate. S'exprimant avec douceur et parfois un certain détachement, Maud interprétait ses mélodies tantôt légères, tantôt plus graves avec un sens certain pour l'écriture comme sur le très bon C'est Pas Rien qui jouait les équilibristes sur les syllabes. A la fin de sa prestation, elle sortait son téléphone qui allait faire office de boîte à rythme sur Je l'aimais trop. Maud Lübeck était chaleureusement saluée pour cette prestation réussie. Maud se produira à nouveau à la Loge au mois d'avril et de mai.

 

Après un court intermède, Oshen prenait à son tour la scène. Elégamment habillée et souriante, Oshen empoignait sa guitare très reconnaissable et débutait un spectacle qui allait habilement mêler chansons et parties théâtrales. Oshen dégage une prestance qui est propre aux comédiennes et c'est ce qui fait l'originalité d'Oshen. Elle possède cette rare capacité à être elle-même, quand elle chante, et la seconde suivante d'incarner un personnage fictif sans effort apparent. Après Reason for a journey, interprétée à la guitare et racontant de façon métaphorique les retrouvailles d'une artiste chanteuse avec son public, elle se dirigeait vers l'arrière de la scène pour déguster un petit verre de vin et débutait un premier numéro de comédie où Oshen montrait son goùt pour la dérision qui s'avère drôle sans pourtant autant en faire trop.

 

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Oshen n'allait pas pour autant faire un one-woman show, elle avait pour l'occasion faire venir plusieurs invitées qui allaient donner à cette soirée encore une autre dimension. Maeva Le Berre et Anne Millioud formait la section à cordes (violon/violoncelle respectivement) qui allait très bien seconder Oshen. Elle précisait au passage qu'elle les avait recrutées sur leur physique, tirant de multiples rires parmi le public venu très nombreux. L'acoustique de la Loge était parfaite pour le violon et le violoncelle qui dégageaient de sublimes notes amples ou au contraire incisives. Oshen et une autre invitée, Dounia Sichov proposaient un échange amoureux téléphone portable en main assez exquis qui allait déboucher sur une étreinte sensuelle.

Un peu plus tard, Oshen était rejointe sur scène par Anything Maria qui venait elle-même de jouer un très bon concert à L'international. Oshen plaisantait en disant qu'elle avait casté Anything Maria uniquement sur sa robe blanche à rayures noires en biais. Nouveaux éclats de rire. Les deux artistes chantaient une version intimiste de It wasn't very long ago de Roy Orbison avant de retrouverOshen et toutes ses invitées sur scène pour un numéro savoureux sur la féminité et offrant une petite pique sur le comportement de la gent masculine.

 

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Oshen possède une voix chaleureuse et assurée délivrant de beaux textes recherchés, le tout sur des mélodies délicatement jouées de ses mains agiles. Visiblement très à l'aise et contente de chanter à nouveau, elle interprétait de très beaux morceaux comme La Pudeur ou Les secondes dont les mélodies font penser à une promenade dans une forêt enchantée. En miettes, la chanson phare de l'album, instaure son atmosphère oppressante, accentuée en cela par une section à cordes jouant de courtes notes abrasives. Chanté en anglais, Eurostar au contraire est beaucoup plus léger avec une Oshen qui force volontairement l'accent français par moments.

Le concert se déroule de façon imperceptiblement fluide et on se retrouve déjà à la dernière chanson Dans la peau sur laquelle Oshen fit chanter le public qui se prêta volontiers à cet exercice. Oshen faisait admirer une dernière fois sa magnifique voix au cours d'une chanson interprétée a capella. Le public, impressionné, ne s'y trompait pas et offrait de vives acclamations à Oshen. Ainsi se concluait une prestation originale et variée dont on ressortait très content.

 

(Je remercie Oshen et Adeline de La Gosse Productions de m'avoir aimablement autorisé à photographier durant le spectacle)

 

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 01:39

Tom Williams and the boat at the Old Queen's Head in London, March 3rd 2011

 

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Tom Williams is a very dedicated person, to his band, to his songs and to his fans. Little did I know how things would turn out that particularly chilly night. Tom Williams and the Boat were set to play at the Old Queen's Head in London after their CD release party the week before in their hometown Turnbridge Wells. I was supposed to interview Tom before the show and film a little acoustic session but the venue was so noisy that we decided to do this at the very end of the night. Add to that that Geri was a bit sick and the night didn't look so promising but anyway, I was happy to be here to see this fantastic band whose first album is remarkable.

Tom Williams and the boat took the stage at roughly 10:30pm, a bit later than scheduled. The venue was pretty packed with most of the people standing near the bar while the centre was occupied by people sitting in comfortable chairs or on the floor. The show started at a fast pace with Strong Wheels. Tom was already singing heartedly while Geri, visibly not in the best shape, still made her violin scream. 24, the album opener, followed with this strong impression that the band had a good grip on its sound by displaying some mighty guitars. Anthony especially appeared to be on fire and he was tearing up every string of his guitar.

Concentrate kept the momentum going forward with an incredibly agressive sound but was almost overshadowed by the title track of the album, Too Slow. The song innocently started like a quiet acoustic ballad with a plaintive violin and then suddenly things changed. The heartbeat accelerated, Tom's harmonica sounded maniac. After a short break, the band resumed its crazy run as Anthony once again burnt the place with his guitar. Tom and Anthony finished the song by shouting as hard as they could for easily the most impressive song of the night.

 

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Little bit in me is in the trend of a more electric and incisive sound that the band has adopted while Neck brace had a nice softer tone. Right after this, Tom was told that they had the time for only one more song, which means that the band had to cut short their set off of two songs. It was quite a disappointment considering that I came from Paris to see them but that was just the way it was and he couldn't do much about it.... except sing even more angrily the song Get older which never sounded so heavy and nasty.

The show was very successful despite being cut short, the songs sounded fantastic. The band seems to lean toward this more electric sound while they are still able to add some really nice acoustic ballads to the mix, which tells a lot about their talent and versatility. Tom told me after the show that he was very satisfied with the overall performance. Indeed apparently it went much smoother than the Turnbridge Wells show where everything that could go wrong went wrong. The band looks primed to have a very successful year after releasing an excellent debut album.

 

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That said, I still didn't have an interview or an acoustic session done and I was highly motivated after spending a fantastic day with the awesome band Ellen and the escapades and filming a superb acoustic session link. Tom suggested to go around the corner to make an impromptu live take of Wouldn't women be sweet as he had to catch the last train. I was a bit shocked that he gave so much importance to my demand while I would have easily understood if that was too late or not the good conditions to do this but this showed his commitment and his determination, which I found absolutely unbelievable. As I said before, it was freezing cold and I don't know why but I removed my coat and started filming in the dark night with only a few street lights. It was difficult for Tom to sing as well but he soldiered on and probably delivered quite the most epic, most courageous  and coldest version of Wouldn't women be nice that I would get to hear in my life. Even though things didn't go as planned, I can't think of anything more amazing than what Tom did. It was just incredibly gutsy and kind from him. No wonder why I am such a big fan. Just watch the video, it says it all.

 

 

(My deepest thanks to the band Tom Williams and the boat, especially Tom Williams for his kindness, commitment and his truly amazing talent, these five minutes in the cold provided probably the warmest admiration that I've ever felt for an artist and a person)

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 09:05

Ellen and the escapades at the Lexington, London, March 2nd 2011

 

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The amazing Ellen Smith

 

The band Ellen and the Escapades comes from Leeds and had its breakthrough last year after winning the Emerging Talent Competition at Glastonbury. Is there more pressure on them now ? definitely but for their first live show in three months they made quite a statement by delivering a heart-warming and mind-blowing performance.

There were premises of a great show just by looking at the band doing soundcheck and testing a couple of new songs. There was also a bit of apprehension because this was their first show since December therefore some rustiness was expected. However the relaxed faces were telling you that the band was very confident and on its way to hit new heights.

 

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At the bass, Andy

 

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James at the drums


Ellen and the Escapades took the stage at 10pm and kicked in directly the intro full of vocal harmony of Without You. Then Jeff on the guitar started this little echoing riff before a dylanesque harmonica played by Chris clearly announced that the train was ready to roll. Ellen was in the middle singing with this amazing voice that hooks you up instantly. The band followed with another fact-paced song with Preying on your mind. The band was showing absolutely no signs of rust and everyone could feel their joy of playing together, you just needed to look at Ellen’s adorable smile to be convinced. The audience knew that and responded loudly and cheerfully to this fantastic introduction.

Ellen continued with the delicate and regretful This ace I’ve burned. There is really something irresistible in her voice, fragile and at the same time so determined and enchanting. Ellen broke into her own harmonica solo that capped one of the best songs in their repertoire. She thanked the audience for being so respectful as everyone was clearly enjoying the show then she added that Jeff the guitar player from California had acquired a new pedal board and that he couldn’t fully use it yet, though he was about to put his imprints on the next song in an incredible manner.

The band started the song Run with this majestic introduction then Jeff took over by playing some magnificent echoing notes that perfectly complemented Chris’s waves of retro organ-like keyboard for maybe the most beautiful moment of the show. After playing their classics, the band unveiled one of their new songs which proves to be exciting, like a crazy horse running to save his life. The track is splendid : the instrumentation is very subtle with multiple interventions of Jeff and Chris, the rhythm section, formed by Andy at the bass and James at the drums, takes you on this desperate roller-coaster and of course Ellen’s voice which illuminated this song, especially with a stunning finish.

 

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Lead guitarist Jeff

 

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At the keys, Chris


Yours to keep was no less than amazing of its own. Ellen and the escapades showed that they can write some very nice up-tempo songs along with spirited slow ballads. On this particular love song, Ellen’s voice is probably at her most soulful, most captivating. A truly magical moment that words alone can't do justice. The band then returned to its folk roots to supposedly end the show. A Promise is a intense bluesy song while When the tide was an exquisite ballad with a lighter melody and phenomenal vocals. When the tide particularly stood out as it sounded like one of these ancestral songs that everyone knows by heart. The band stayed on stage for the encore as “there is nowhere to go” and presented the new song, I’ll keep you warm, which is in the vein of A Promise. I’ll keep you warm is another love song that Ellen transcends with her hypnotizing voice. The real last song was the opportune and brilliant Coming back home. Jeff displayed first some peaceful slide guitar work before playing some quirky little riffs. The whole song is full of contained energy that only demands to explode, which happened at the end with a very nice and spontaneous sing-along with the audience. This was the perfect way to end an amazing show. Judging by the smiles on everyone’s face, the band was very happy and satisfied with their performance that night.

The music of Ellen and the escapades is joyous, introspective, authentic, appealing and so on. Despite the growing success, the band members have stayed true to themselves and humble. That night, they graced the Lexington like very few bands have done and by playing performances of this caliber, it is only a matter of time before they play in front of larger crowds. Their future may become very, very bright, this is what we can hope and now expect from this young and talented band.

 

 

(I want to thank to Ellen and the escapades and their management who allowed me to photograph during the show. I could also interview the band and film an amazing acoustic session so stay tuned for more !)
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  • : Je m'appelle Haruo Kakinoki. Je suis un passionné de musique folk et rock, de voyages et de photographie, tellement que j'ai l'habitude de faire les trois en même temps. "La musique de nos vies", c'est tout cela, raconter les expériences musicales vécues à Paris, à Londres ou n'importe où la musique me conduira. http://www.facebook.com/pages/La-musique-de-nos-vies/162553580463879
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