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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 02:14

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Le groupe Sheeduz a fêté récemment ses 7 ans d'existence et étrènait sa musique pleine d'énergie au caveau des oubliettes en plein coeur de la capitale. Sheeduz est formé de 3 demoiselles se prénommant toutes Audrey donc on ne peut se tromper quand on s'adresse à l'une des musiciennes ! Pour autant, bien qu'elles portent le même prénom, elles ont chacune leur caractère propre, bien trempé au passage et qui fait l'identité de Sheeduz.

Audrey la guitariste débute le concert par Lost qui est arpenté de lents et sombres arpèges pour une chanson d'introduction toute en rage contenue. Sur Jimi, Audrey signe une rythmique à la guitare à l'inverse tout en power chords qui est un peu la signature du groupe. Au chant, Audrey fait entendre sa voix qui est le plus souvent assez grave mais qui peut aller chercher sans effort dans les aiguës et on remarque tout de suite sa hargne et son envie à laquelle la dernière Audrey répond avec autorité en martelant de plus en plus fort sa batterie au cours de la soirée.

 

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The end of us au milieu du set est un morceau mélodieux, assez sombre avec quelques accords à la Soundgarden, rempli d'harmonies vocales et qui est un parfait condensé de ce que sait faire Sheeduz. Sur la fin, Sheeduz reprenait ses riffs entêtants de plus belle comme sur les puissants Sick Boy et Closure Song mais c'est surtout All Be true qui a impressionné avec ce son épais, agressif et pourtant mélodique, orné d'harmonies qui rappellent celles de la chanteuse de Boston, Tanya Donelly.

Ce fut une prestation convaincante qu'a donnée le groupe Sheeduz dans son registre rock de prédilection qui mériterait peut-être un ou deux solos de guitare. Les trois Audrey ont de l'énergie à revendre et se sont montrées particulièrement efficaces avec des rythmiques acérées qui ne font qu'une avec la voix incisive d'Audrey.

 

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(Je remercie le groupe Sheeduz de m'avoir autorisé à photographier durant leur concert)

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 01:52

Anything Maria à l'international, Paris, le 23 février 2011

 

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La musique d'Anything Maria est difficile à ranger dans une certaine catégorie. Originale, loin des stéréotypes et des carcans imposés par la globalisation, Anything Maria joue ses chansons sans faire de compromis et avec une fraîcheur et un charme bienvenus. Tout juste de retour d'une tournée aux Etats-Unis, elle investissait L'international dans le cadre de la soirée Mon Petit Club.

Anything Maria est seule sur scène avec sa guitare et son sampleur. Légèrement vêtue d'une petite robe blanche plissée, elle arbore son maquillage signature autour des yeux qui donne l'impression qu'elle porte un masque. C'est l'une des particularités de ce personnage atypique, véritable caméléon musicale chantant des chansons variées et imperceptiblement addictives, on ignore qui se cache réellement derrière ce maquillage, mais qu'importe, sa musique impressionne, réjouit et elle n'hésite surtout pas à partager son énergie avec le public en s'aventurant parmi les premiers rangs sur quelques chansons.

 

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Anything Maria chante souvent des chansons d'amour qui ne finissent pas toujours bien sauf que ces chansons ne sonnent pas vraiment comme on a l'habitude de les entendre : loin des ballades mélancoliques, on voit au contraire Anything Maria qui se retrouve tantôt à la guitare délivrant des accords légèrement saturés très seventies, tantôt chantant sur une rythmique techno/électro comme sur l'entêtant Cook Him Up.

Aux premiers abords déroutant, l'ensemble est au final remarquable dans l'interprétation et irrésistiblement accrocheur tout en étant en contraste total avec sa manière détachée voire théâtrale de présenter ses chansons. Anything Maria nous aura donc proposé un concert audacieux, original et très plaisant qui augure on l'espère d'autres prestations toutes aussi créatives.

 

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(Je remercie Anything Maria et Adeline de La Gosse Productions de m'avoir autorisé à photographier durant le concert)

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 01:30

Esben and the witch au Point Ephémère, Paris, le 21 février 2011

 

http://farm6.static.flickr.com/5180/5469888250_ab7c7e28e5_b.jpgLe groupe Esben and the witch faisait son retour à Paris achevant par la même sa tournée européenne qu'il avait débutée un plus tôt à domicile, à Brighton. Etiqueté comme l'un des groupes à suivre cette année, Esben and the witch est avant tout un trio jouant une musique sombre, très sombre et ce concert n'allait que confirmer ce que j'avais entraperçu l'année dernière à la Flèche d'or. Après deux bonnes premières parties plaisaintes mais jouées à la vitesse grand V, la scène changeait radicalement d'aspect avec deux lampadaires dans le fond qui allaient être les deux points lumineux de tout le concert. Sombre, très sombre, je vous dis.
C'est dans le noir et au son d'Argyria que le groupe fait son apparition même si on a peine à distinguer Rachel, Daniel ou Thomas dans la pénombre. De suite, l'atmosphère est lourde et prend de l'amplitude à mesure que Rachel frappe de plus en plus fort sur son tom. Marching Song vient ensuite avec sa somptueuse introduction. Rachel, comme ce sera souvent le cas, hypnotise par son martèlement possédé et surtout par sa voix douce et inquiétante à la fois. Ses deux comparses ne sont pas en reste en remplissant l'espace sonore de grandes lames de guitares assez saisissantes. La musique semble être jouée dans une de ses forêts entourant un château hanté tellement la fumée est présente sur scène et empêche de voir le visage de Rachel. Après un plus léger Chorea à la mélodie qui rappelle subtilement l'ambiance des westerns, le groupe entame Hexagon IV, très binaire et offrant un réceptable étrangement esthétique pour la fantastique voix hantée de Rachel Davies.

Au milieu du concert, Esben and the witch inteprétait l'un de ses morceaux phares, Lucia, at the precipice, qui est un peu le pendant inverse de Marching Song avec la partie de batterie se trouvant au milieu. Après avoir repris son souffle, le groupe se lance dans un intense course au galop et c'est la petite silhouettte de Rachel qui se dessine devant des spots devenus stroboscopiques, offrant un spectacle assez palpitant pour les sens. La prestation du groupe anglais va se terminer avec Eumenides, chanson assez monumentale dans leur répertoire et ponctuée d'une séquence finale impressionnante ornée de sons électro et d'une rythmique implacable. Après un dernier morceau en guise de rappel, Rachel partait en première de la scène sous les applaudissements du public tandis que Daniel et Thomas faisaient gronder leurs instruments dans un long larsen terminant ainsi un concert aussi étrange que réussi.

 

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Esben and the witch offre une musique assez atypique menée par Rachel, la chanteuse à la voix ensorcelante. L'ambiance du concert était assez bizarre en raison de la fumée projetée qui interdisait tout contact visuel clair tellement elle était épaisse mais celle-ci créait cette atmosphère oppressante qui s'accordait bien à la musique du trio. Ce n'est pas le genre de concert qu'il faut aller voir chaque soir au risque de devenir paranoïaque mais la musique d'Esben and the witch est très intrigante et peu de gens peuvent résister à la superbe voix et à la présence sur scène de Rachel Davies.

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 02:19

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Caitlin Rose performs at la Maroquinerie in Paris, February 20th 2011

 

The sweet and talented Caitlin Rose came back to Paris after her last visit at the Fargo Records store. I got to know her music a couple days after this and I was really looking forward to see her at the Maroquinerie in Paris while opening for fellow American singer Laura Veirs. I really loved Caitlin's album with her collection of sweet folk songs but I didn't know much about her otherwise. This show was about to clarify how talented Caitlin is.

Rose started with the same song that opens her great latest cd, Learning to ride. She began singing with this nice and recognizable American twang she has in her voice. However, I was particularly struck by the power of her voice, which I didn't really notice while listening to her record. Caitlin's songwriting style makes me think of Tift Merritt as there are some similarities in the melodies but with more flashes of raw power in the vocals. It's even more remarkable if you knew that she was quite sick but you absolutely couldn't tell that there was anything wrong during her performance. She inspired a lot of confidence during her songs and in between as she was at her ease when she talked to the audience.

 

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Rose repeatedly said it was the best show of her tour, wihch pleased the Paris crowd a lot. Hailing from Nashville, TN, Caitlin is part of this great tradition of country folk singers with amazing voices and who don't sing a line twice the same. From the soft Own Side to the more driven Shanghai Cigarettes, Caitlin showed a lot of heart and versatility, not to mention the amazing For the Rabbits during which she could display the whole range of her voice.

Caitlin Rose performed very well and really impressed me, particularly with her stunning voice. She's bringing that fun mix of energy and youth along with her obvious talent for songwriting. Rose has a bright future, no doubt about that.

 

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 09:40

La Féline au Bus Palladium, Paris, le 18 février 2011

 

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La Féline, c'est le trio mené par Agnès Gayraud qui nous entraîne dans son univers sonore au travers de sa voix claire et sensuelle ainsi que de son subtile jeu à la guitare, aidée en cela par Xavier Thiry aux claviers et Stéphane Bellity qui assure la batterie. C'est dans la salle bien remplie du Bus Palladium que La Féline investissait une scène enfumée qui allait bien avec leurs chansons entourées d'un écrin de mystère.

Le groupe débutait par Coeur Bizarre et tout de suite on est irrésistiblement attiré par la présence d'Agnès. C'est elle en effet qui mène le groupe et on retrouve bien sa patte dans le répertoire du groupe avec son chant doux et tranquille qui se marie à merveille avec une mélodie qui pourrait très bien être la bande son d'un film noir, ce qui est d'ailleurs le cas avec plusieurs de leurs compositions. C'est bien ce qui fait le charme de leur musique : envoûtante et mélodique, elle semble assez simple tellement l'ensemble est fluide mais elle recèle beaucoup de subtilités, notamment dans l'interaction guitare-clavier.

 

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La Féline a aussi cette agréable particularité de chanter en français et en anglais, autre signe que le groupe garde sa liberté artistique et ne se confine pas spécialement à un genre. C'est en anglais et sur un rythme plus soutenu que La Féline allait jouer l'un de ses titres Wolf & Wheel. C'est encore Agnès qui donne le ton avec sa tendre voix avec ses deux partenaires de scène ajoutant leurs voix dans des choeurs imitant des loups dans la nuit. Dans le passage instrumental au milieu du morceau, on peut aisément sentir qu'Agnès aime véritablement d'être sur scène et on la voit presque danser avec sa guitare. Agnès nous gratifie du reste durant tout le concert de petits solos de guitare félins et inspirés.

 

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Sur Three Graces et Mystery Train qui ont terminé le concert, on y retrouve ce qui fait l'identité du son de La Féline d'aujourd'hui, une guitare électrique précise qui distille une mélodie parfois très country western sur un section rythmique trépidante et bien sûr cette voix assez peu commune finalement, douce et remplie d'émotions. Le public a en tout cas apprécié la prestation sans faille du groupe. En continuant de la sorte, La Féline fera entendre prochainement sa passionnante musique au grand jour.

 

 


 

 

 

(Je remercie chaleuresement le groupe et le manager de m'avoir autorisé à photographier durant ce concert)

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 11:56

J'ai découvert par hasard JULIE PEEL l'année dernière à L'international à Paris. Elle est originaire du Sud de la France et réside depuis quelque temps déjà à Brooklyn aux Etats-Unis où elle commence à se faire un nom. C'est l'une de mes chanteuses préférées en ce moment et j'adore écouter son premier album intitulé Near the sun qui est une jolie collection de chansons folk en anglais. Majoritairement acoustique avec quelques nappes de guitares électriques, ses chansons sont toutes dotées d'une petite âme qui ne s'éteint pas après des écoutes répétées. Bizarrement, Julie n'avait jamais effectué de tournée française mais ce n'est plus le cas puisqu'elle vient de la débuter dernièrement à Gérardmer. Elle était ensuite de passage à Paris pour deux prestations, l'une à Gals Rock puis au Scopitone.

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Julie Peel a la particularité à l'image d'autres artistes folk de pouvoir interpréter ses chansons seule ou avec un groupe. C'est souvent une nécessité dans ces temps de crise économique mais c'est aussi une preuve de la versatilité de la chanteuse en question (sauf que je n'ai tooujours pas eu l'occasion de la voir avec son groupe). C'est ainsi qu'elle se produisit à la petite boutique Gals Rock qui a été rapidement remplie. Chantant seule, parfois aidée de son harmonica ou de son kazoo, Julie charmait par ses petites ritournelles folk imparables comme ses classiques Living in a movie, Sister ou encore Innocence. Elle nous gratifiait par ailleurs de deux nouvelles très belles chansons au ton grave et sombre comme elle sait les faire. Julie retournait dans un registre plus léger avec l'excellent Once more with feeling qui a été inspiré par la série Buffy dont Julie est une grande fan. Les connaisseurs auraient pu chanter avec Julie sur le refrain la ligne "We might learn" (moi même en particulier) mais cela ne s'est pas produit heureusement car cela aurait gâché la magnifique prestation de Julie Peel !

 

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Deux jours plus tard, Julie était au Scopitone. Visiblement un peu moins en forme et évoluant sous une lumière rouge qui n'est pas terrible pour les photos, Julie chantait néanmoins avec délicatesse et la qualité de ses chansons faisait le reste. Ce que j'aime particulièrement, c'est son chant apaisant et surtout des mélodies finement composées très catchy mais qui ne se délitent pas facilement avec le temps. J'attends toujours de pouvoir écouter ses magnifiques The greatest story et the piece of my heart avec son groupe mais la prestation de ce soir était amplement suffisante. Julie Peel impose peu à peu sa musique folk qui contient ce curieux mélange de culture américaine, française et canadienne (elle a passé un peu de temps à Montréal aussi) qui lui donne ce profil original et bien dans l'air du temps sur la scène musicale.

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 22:11

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Le groupe BATS ON A SWING retrouvait la Péniche Antipode où il s'était produit en septembre dernier. Six mois ont passé et ce concert était placé sous le signe de la nouveauté car le prolifique groupe allait tester plusieurs nouvelles compositions qui donnaient une toute autre couleur par rapport au précédent concert mais étaient aussi dotées de ce son si particulier et reconnaissable de Bats on a swing.

Le concert débutait par un joli duo guitare-voix avec Louise qui introduisait paisiblement la soirée avant d'entrer dans le vif du sujet avec Panic Secret qui voyait le reste du groupe emboîter le pas. Les premières chansons étaient familières : Action Dream avec son intro glaçante et sa partie instrumentale finale de toute beauté saluée par le public, suivie de Little Science qui s'impose au fil des concerts comme la chanson incontournable du groupe.

The Hexangle et Jericho vont insensiblement donner le ton pour la suite des évènements. Ces deux compositions à l'atmosphère à la fois tendue et aérienne sont empreintes de sonorités celtiques produites notamment par la violon d'Etienne et la flûte traversière de Marine alors que Yann nous propose une basse épaisse et volontaire donnant beaucoup de volume au magnifique Jericho en particulier. Bats on a swing a l'art de produire des chansons qui évoquent le mysticisme et l'occultisme ou au contraire des chansons aux mélodies plus légères sur les aléas de la vie. Damien débute alors à la guitare une petite ritournelle acoustique Still no heatwave on the moon sur laquelle on peut admirer les douces voix de Louise et Marine dont le collier arborait un petit hibou argenté.

http://farm5.static.flickr.com/4093/5445579855_072d48f606_b.jpgAu milieu du concert se dressait Folksong 2 qui allait être le morceau le plus incisif de cette soirée. Damien entamait son chant acide sur une mélodie blues très piquante. Michel, d'habitude sobre à la batterie, frappait ses cymbales de manière plus agressive avant que Marine et Louise ne terminent la chanson par un brillant duel harmonique. Le groupe reprenait, en apparence seulement, son souffle avec l'approprié Slow Down avant d'entreprendre ce trépidant final instrumental. Polaroid Blush offre un rare moment purement pop procurant un fugace moment d'insouciance.

Sur Bat on a swing, la chanson, on a d'abord pu voir Damien et Yann s'échanger leurs guitares. Damien assurait le chant sur un morceau que l'on pourrait croire écrit dans les années 70 avec ses harmonies sorties tout droit de cette époque. Le groupe termina en trombe sa prestation avec d'abord un Mirror Dance plein de rêverie et de soucoupes volantes. Le groupe lâche véritablement les chevaux sur ce morceau mené tambour battant. Pour finir, Kid Stroke allait crescendo créant cette atmosphère mystérieuse dans laquelle voix, violon, glockenspiel et flûte se mélangeaient harmonieusement.

http://farm6.static.flickr.com/5135/5446146018_b50ea5d202_b.jpgDamien, Louise et Marine revenaient rapidement sur scène pour le rappel. Le trio expérimentait sa toute récente chanson reposant essentiellement sur les voix et l'ensemble sonnait remarquablement bien. Les trois autres instrumentistes revenaient pour Glorious Absence qui conclut traditionnellement les concerts de Bats on a swing. On pouvait entendre une dernière fois le groupe qui donne son meilleur sur ce morceau très bien rythmé, alternant cavalcades sans retenue et contre-pieds étourdissants.

Le groupe acheva ainsi son second concert sur cette péniche Antipode et à en croire ceux qui étaient présents dans l'assistance, la prestation de ce soir était plus que satisfaisante. Le groupe fait toujours preuve d'audace et d'inventivité et continue à engrenger expérience et maîtrise pour les futures dates. Il ne manque sans doute qu'à aiguiser dans le détail le son des voix et instruments et d'en augmenter encore plus la densité afin de mettre davantage en lumière certains passages musicaux déjà exquis. Le concert s'est par ailleurs déroulé à grande allure car les morceaux, bien que différents dans leur structure ou leur mélodie, possèdent cette même identité sonore propre au groupe et se sont enfilés comme des perles sur un collier, preuve en est que les Bats on a swing savent où ils veulent aller, alors suivons-les dans leur aventure.

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 22:44

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I saw William Fitzsimmons one year and a half ago and discovered that night one of the most talented songwriters from the States. Fitzsimmons is mostly popular for writing the most beautiful and saddest songs you'll ever get to hear. He finally paid a visit back to Paris where the fans were eagerly waiting to hear his amazing voice again.

William Fizsimmons appeared tall on the stage and as soon as he began singing, the magic was on. He did so while being sick and having lost much of his voice after weeks of touring and doing interviews but he still sounded fantastic. Fitzsimmons played at the beginning The tide pulls from the moon with his perfect fingerpicking style. I then recognized some songs like I don't feel it anymore or After Afterall.

In the middle of his set, Fitzsimmons played my favorite song of his repertoire with If you would've come back home with its warm and gorgeous melody. The Illinois-based songwriter thanked the fans for coming and sticking out with him despite having basically no voice, it's really nice when an artist and the fans can feel the mutual respect and admiration and the soft spoken Fitzsimmons was really grateful for their support.

 

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At the end of the show, William started playing the supposed final song, stopped and suddenly said "Let's do this the right way" and walked into the middle of the crowd like he always does. Fitzsimmons began singing fan favorite You still hurt me during which the audience could get into a very nice and intimate sing-along. A loud ovation came at the end from the fans who wanted to hear more. Fitzsimmons happily obliged but only because "the French gave us the Statue of Liberty !" He took a few minutes to tell that it was the first time he had the proper time to walk around beautiful Paris and he threw the inevitable joke about his famous beard when he told he would be meeting fans upstairs so they can touch his beard and quickly rettracted : No, please don't ! which made the audience burst into laughter. On request, he played Everything Has Changed that he introduced to the people who didn't know the song saying "it sounds like all of the other ones !" Everybody was then listening to every word he sang, absorbing each sound as we could feel the end of the show was nearing.

A final ovation capped this performance by Fitzsimmons. It wasn't the best that could be heard from William who had to play without almost no voice but he isn't just a great artist for writing amazing songs, he is a great artist because that night, he could have easily called it off as he had close to no voice but he didn't, he gutted it out for the whole show and the fans couldn't be more appreciative of his commitment.

 

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 10:53

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Le jeune groupe LOLITO s'est produit dans la petite salle de L'international à Paris en ce 6 février. Evoluant d'habitude en formation électrique, ce fut ici au contraire une prestation acoustique qui nous était présentés devant un public venu en nombre.

Lolito entamait son set par un très agréable morceau avec des accords clairs de guitare acoustique auxquels répondait le clavier d'Anne, ce qui sera souvent le cas tout au long du concert. Lolito, c'est aussi surtout des voix, parfois haut perchées, presque enfantines et pour le moins enthousiastes. Hold Me, Kiss Me est ensuite le parfait exemple de la pop espiègle et tonique qu'aime jouer le groupe alors que Mr Qwerty a une touche plus électro avec ses fluides enchainements au clavier. Spacioline est un morceau assez étrange, très robotique et électro avec des vocalises hypnotiques.

Sur Echo Echo, on peut apprécier la qualité mélodique de la chanson avec cette atmosphère grave qui est opportunément accentuée par un violon particulièrement glaçant et ce clavier dont les notes enflent comme la lame d'une vague menaçante. Le groupe se lançait dans la foulée dans une reprise originale et réussie d'All what she wants d'Ace of base.

Le concert se termine par un trio de chanson tout à l'image du son de Lolito : deux voix incisives et cherchant loin dans les aigûes sur des rythmiques pop mystérieuses comme sur Berline ou même hip hop sur les deux derniers morceaux, Lolito et Bastrd. Lolito a donné un très bon concert et a été une agréable surprise par la diversité de ses chansons et de leur interprétation dans un contexte acoustique.

 

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 00:12

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TIFT MERRITT played after a three-year absence in the city she fell in love with many years ago. Indeed, Paris is where Tift wrote her third album, Another Country, which marked a change of artistical direction with a more personal songwriting style. Tift continued on this path with her latest opus, See you on the moon. Unmistakenly, we were about to hear mostly songs from these two cds.

This is a beautifully dressed Tift Merritt who took stage first as part of the Fargo All stars night at the Flèche D'or which also featured Dolorean and Deer Tick. She was alone on stage with her guitar and began singing All the reasons we don't have to fight. Her amazing voice instantly captivated the audience who almost didn't whisper a word during the songs the rest of the way. Tift Merritt followed with maybe the two best tracks from her latest album. First, she kicked in Engine to turn, singing with all her heart and showing a lot of passion. Feel of the world is very intense, even during an acoustic rendition without the lead guitar solos which originally give the particular edge to the song but in this case, Tift did it all by herself (and Little Red, Tift's guitar).

 

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Most of the people probably didn't know much about Tift but she immediately endeared herself by speaking in a very good French. In fact, you can feel such a good vibe in this artist, genuine, talented and giving every bit of herself despite being very tired after taking the train from Hamburg at a "not very rock n' roll hour". This is even more obvious when she sings the cornerstone song, Good-hearted man on the piano which featured some good ol' foot-stomping. Tift then sang Another Country which she dedicated to the friends who took care of her during the period she wrote Another Country the album. During the last song of her set See you on the moon, Tift Merritt stepped to the front of the stage and sang without the microphone, which earned her a loud ovation.

There is something irresistible in Tift's voice, something almost undefinable that you can only experience on live shows. Once again, Tift proved that she had one of the most evocative voices yet so underrated. If not on the moon, Paris was the good place to hear Tift.

 

Setlist

All the reasons we don't have to fight

Engine to turn

Feel of the world

Good hearted man

Another country

The things that everybody does

Something to me

See on the moon

 

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Présentation

  • : La musique de nos vies
  • La musique de nos vies
  • : Je m'appelle Haruo Kakinoki. Je suis un passionné de musique folk et rock, de voyages et de photographie, tellement que j'ai l'habitude de faire les trois en même temps. "La musique de nos vies", c'est tout cela, raconter les expériences musicales vécues à Paris, à Londres ou n'importe où la musique me conduira. http://www.facebook.com/pages/La-musique-de-nos-vies/162553580463879
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