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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 20:24

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La Loge, le 26 novembre 2010. Les BATS ON A SWING s'apprêtent à jouer leur dernier concert de l'année et surtout le dernier avant d'entrer en studio pour enregistrer leur premier album. La configuration de la salle nous fait penser que nous sommes des invités privilégiés d'une soirée qui s'annonce intimiste et passionnante : des instruments placés en demi arc de cercle, un écran de projection dans le fond, une petite tableau centre portant un lampe à abat-jour et quelques verres.

Ouvrant les débats sans tergiverser après la défection du groupe prévu en première partie, les BATS ON A SWING se sont lancés directement dans Glorious Absence, le morceau par laquelle ils finissent habituellement leurs concerts, pour donner un départ des plus toniques et de mettre tout le monde de bonne humeur. Les voix sont claires et déterminées et on entend distinctement chaque instrument, le ton était donné.

On était plongé ensuite dans le noir et l'on pouvait observer le vol de chauve-souris projetées sur l'écran derrière le groupe. A suivi une séquence qui devient de plus en plus imparable avec le campagnard Small Town, le solennel Action Dream et surtout l'incontournable Little Science. Cette dernière est un parfait condensé du savoir-faire de Bats on a swing, une introduction soignée, dominée par le glockenspiel de Marine, une atmosphère singulière produite par la guitare acoustique de Damien, le ukulélé de Yann et le violon d'Etienne, lequel lorsqu'il ne s'élance pas dans d'élégantes envolées lyriques nous offre d'espiègles piqués au doigt telle une personne qui marcherait à pas de loup, le tout bercé par une rythmique délicatement jouée par Michel du bout de ses balais drumsticks. Louise et Marine allient leurs jolies voix sur des paroles intelligentes qui font de Little Science l'une des chansons signatures des Bats.

 

 

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Le groupe n'est pas du genre à se reposer sur ses lauriers et au contraire profite de la moindre occasion pour tester de nouvelles chansons, à commencer par Slow Learners dont la teinte lounge music rétro qu'affectionne le groupe est évidente ici. Ce morceau aux airs innocents était une bonne et légère transition avant le corps principal du concert.

Jericho ressemble à une longue marche solitaire sous la neige en hiver entrecoupée par des harmonies intenses chantées par Damien et Marine durant le refrain. Hell of a mambo permet au groupe de hausser le rythme. Louise tire son épingle du jeu avec son wooden toad qui confère le côté mambo galactique de la chanson et on apprécie aussi son jeu au clavier que l'on entend parfaitement sans qu'il ne soit noyé par le reste de l'instrumentation. C'est résolument le morceau le plus dynamique du répertoire des Bats. Dans la foulée, Etienne entame la longue introduction au violon de Don't Dance avant que Marine ne pose sa douce voix sur la chanson. Imperceptiblement, Marine a marqué de son empreinte ce concert en nous gratifiant de passages splendides par la justesse et la tenue impeccable de sa voix. S'il fallait une autre preuve pour en attester, il suffit d'écouter No Science Fiction sur lequel on peut sentir les voix des deux chanteuses nous tétaniser d'admiration.

Parmi les nouveaux morceaux, celui qui est le plus réussi semble être Kid Stroke avec ce superbe refrain en stéréo et sa partie instrumentale qui inclut un discret mais opportun tambourin tenu par Louise.

On se dirigeait déjà vers la section finale du concert au son du violon et d'un sitar colorant The Hexangle de sonorités irlandaises et indiennes. Le chant et la mélodie se faisaient incisifs pour une chanson à l'atmosphère captivante. Le groupe terminait sur deux chansons au rythme trépidant. Sur le premier, Panic Secret, le public se plaisait à claquer des doigts tandis que sur le nouveau Mirror Dance, le groupe jouait au chat et à la souris en alternant les parties où il faisait monter la pression et les stops juste avant l'explosion attendue. Le public aux anges en voulait encore et le groupe était visiblement satisfait de sa prestation. Pour le rappel, on a notamment entendu une chanson avec Damien assurant la majorité du chant ce qui donnait une atmosphère radicalement différente par rapport aux autres compositions.

Le public applaudissait généreusement à l'issue de ce concert très réussi et rempli de promesses pour l'avenir. Il y a vraiment dans ce groupe beaucoup de talent, de la personnalité, de superbes chansons et il appartient à eux de poursuivre l'aventure et d'amener leur musique à un niveau encore plus élevé. On attend la suite avec impatience et confiance.

 

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Les autres photos de ce concert sont là

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 20:15

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Marine regarde vers l'avenir

 

 

Après avoir assisté à mon premier concert de BATS ON A SWING à la Péniche Antipode en septembre, j'attendais avec impatience leur date à l'Espace B tant j'avais apprécié leurs chansons et leur interprétation de qualité. C'est dans cette salle assez sombre dans le Nord de Paris que le groupe allait jouer leur musique folk teintée d'influence sixties, seventies et jazz notamment.

 

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Etienne, l'insaisissable violoniste

 

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Michel à la batterie

 

 

L'heure était arrivée. BATS ON A SWING a commencé par l'intimiste Sad Country sur laquelle on entendait déjà tous les éléments caractéristiques du groupe : les tendres voix de Louise et de Marine qui se marient merveilleusement bien, une rythmique acoustique d'apparence paisible mais qui recèle de nombreuses subtilités dans les mélodies et un violon parfois imprévisible (à l'image des déplacements du brillant instrumentiste) mais toujours juste.

Sur ce morceau d'introduction, Marine se distingue à la flûte traversière qui me faisait rappeler certains passages mélancoliques de chansons des Beatles (Strawberry Fields par exemple). La faible luminosité régnant dans la salle va indirectement faire que Marine, positionnée au centre de la scène et de par sa chevelure blonde, va rayonner durant tout le concert. Après quelques ajustements, les Bats on a swing ont offert une fois de plus une très belle performance malgré une ambiance parfois un peu terne et des problèmes de pieds de micro. Mais qu'à cela ne tienne, c'est justement lors de ces concerts où tout n'est pas parfait que l'on apprend le métier, à gérer les éléments et à faire ces petits ajustements qui font toute la différence. Il va sans dire que j'ai beaucoup apprécié leurs chansons dont je deviens de plus en plus familier avec les classiques du groupe tels que le très agréable Cosmic Shambles à la mélodie et aux harmonies qui sont réminiscentes d'une certaine Carole King, Little Science qui est l'une de mes favorites, avec notamment son refrain entêtant et la partie de glockenspiel. Hell of a mambo est pour la composition la plus réussie du groupe et aussi celle qui doit être la plus intéressante à filmer. En effet, dans ce morceau très organique, chaque membre semble prendre à tour de rôle la parole. A savoir, l'introduction galactique de Marine sur son clavier bien en adéquation avec les paroles de la chanson, Etienne au violon durant des interludes musicaux vraiment bien inspirés, Damien et Yann, à la guitare et à la basse respectivement sur une variation mélodique très jazzy au cours du 2ème couplet et pour finir Michel à la batterie et Louise aux petites percussions qui donnent ce caractère si entraînant et unique à cette remarquable chanson.

 

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Louise durant l'entraînant Hell of a mambo

 


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Damien écrit les chansons du groupe

 


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Yann, multi-intrumentiste

 

 

Ce soir là, Bats on a swing n'a pas hésité à prendre des risques et à tester une nouvelle chanson intrigante, The Hexangle, aux accents irlandais bienvenus. Don't Come Away, d'habitude une petite ballade dont on peut tranquillement murmurer la mélodie, a eu droit à un réarrangement que le groupe The Cure n'aurait pas renié. Mais c'est pourtant bien la chanson Jéricho qui fut le point d'orgue de la soirée. On croirait entendre Led Zeppelin à certains moments durant la mélodie. Louise prend en charge la majorité du chant avec ce mélange de douceur et d'intensité tandis que les harmonies sont brillamment assurées par Marine et Damien qui au passage orne la chanson d'interventions toutes en subtilité à la guitare acoustique. Au milieu de ce morceau se trouve une partie instrumentale où s'entremêlent flûte traversière et violon pour un moment délicieusement aérien et ondulant.

En guise de conclusion, Bats on a swing a terminé son concert comme à son habitude avec le dynamique Glorious Absence. Louise et Marine poussent leurs cordes vocales à leurs limites tandis qu'il n'y a qu'à regarder Etienne au violon pour comprendre le rythme de la chanson. Glorious Absence est ponctuée de breaks incisifs que le groupe utilise pour repartir de plus belle dans son galop final.

 


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Photo de groupe sans Etienne mais avec Louise qui tient la boîte de chocolats

 

 

Au final, ce concert a été joué dans des conditions pas faciles au niveau du son, du matériel et aussi du public (et pour ma part, au niveau des lumières) mais c'était une bonne occasion de voir la cohésion du groupe qui a su se montrer opiniâtre et inspiré pour offrir une prestation de qualité et qui n'a fait que de renforcer mon attachement pour ce groupe qui en plus d'être doué musicalement est très sympathique et ouvert avec ses fans.

Après le concert, nous avons pu tous ensemble partager une petite boîte de délicieux chocolats, un très bon moment pour clôturer une longue et belle journée. Vivement le prochain concert de mes chauves-souris préférées.

 



 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 20:04

Le trio new yorkais Au Revoir Simone revenait à Paris au nouveau casino pour un concert qui avait un air de fin d'été.

 

 

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Erika Forster, Annie Hart et Heather D'Angelo forment Au Revoir Simone. Depuis six ans déjà, elles ont écumé les salles de concert un peu partout sur la planète mais c'est pourtant bien à Paris que les charmantes demoiselles se sentent le plus comme chez soi. Leur Brooklyn hors de Brooklyn. C'était donc un concert paisible en ce dimanche après-midi qui s'annonçait.

Ayant retenu la leçon d'il y a quelques semaines au concert de Chris Garneau et de Holly Miranda dans cette même salle, je ne prenais aucun risque et choisissais d'arriver bien en avance pour avoir un bon emplacement une fois entré. Durant l'attente devant les portes, je voyais les trois jeunes femmes affairées avec des photographes et elles se distinguaient fort bien dans le quartier d'Oberkampf. A noter que le concert avait été avancé pour leur permettre d'atteindre Zürich dans les délais le jour suivant.

Une fois dans la salle, nous avons vu à l'œuvre le groupe français Karaocake qui sans être génial a joué des chansons de qualité dans un style électro relativement proche d'Au Revoir Simone. Sans doute un peu nerveux de jouer devant une si grande assistance, l'interaction était réduite au minimum avec une chanteuse très concentrée sur ses paroles et regardant peu le public. En revanche, le bassiste s'est particulièrement démarqué avec une ligne de basse toujours incisive et inspirée. Une bonne entrée en matière avec un groupe qui s'en est sorti avec les honneurs, parfait pour nous introduire au trio tête d'affiche.

 

 

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Erika Forster

 

Un rapide tour d'horizon me montrait que le concert affichait bel et bien complet, malgré son placement en saison estivale et l'horaire relativement peu tardif. C'est sous les acclamations que sont apparues Erika, Annie et Heather. De suite, on se rend compte de l'unité qui règne dans le groupe : trois filles jouant à trois claviers de front et dont il est difficile de distinguer un leader en particulier.

Les premières notes d'Another likely story résonnent dans le noir puis Erika commence à chanter. Sa chevelure blonde et sa candeur permettent de bien la discerner malgré l'obscurité du début de concert. Elle pianote sur son clavier, le tambourin posé à sa droite. Tout de suite, le public est plongé dans l'atmosphère rêveuse de la pop électro d'Au Revoir Simone.

Les lumières se font plus présentes sur Sad Song. Erika, Annie et Heather ont appris après des années sur la route à marier merveilleusement leurs délicieuses voix au point de ne faire quasiment qu'une sur scène. Après un tendre Take me as I am, Annie partagea qu'elle avait trouvé la sortie de l'air conditionné et qu'elle voudrait bien y rester vu la chaleur régnant de la salle ! Le tempo s'accélère avec Anywhere you looked, La boîte à rythme démarre seule puis chacune ajoute sa partie à tour de rôle avant qu'Annie et Erika ne commencent leur chant hypnotique. A gauche, Heather dodeline de la tête avant de se joindre rapidement à ses collègues. Orné en plus par de subtiles parties mélodiques, Anywhere you looked est un modèle d'exécution millimétré et l'audience ne s'y trompe pas en applaudissant fortement.

Après ce morceau, Annie nous dit leur plaisir de revenir à Paris car elles se sentent un peu comme chez elles. En effet, on les sent parfaitement à l'aise et très souriantes. Sur Shadows, Erika prit une basse tandis qu'Heather prenait sa place au clavier en faisant admirer au passage sa très jolie voix. Au Revoir Simone nous offrait un petite blague mignonne pour anglophones racontée par Annie et que Heather tentait vainement de transposer en français. Cette bonne ambiance alliée aux mélodies synthpop légères en fait presque oublier que les paroles des chansons sont toutefois mélancoliques comme sur le magnifique The last one qui parle au sujet d'une rupture sentimentale ou encore sur Trace a line dans laquelle Annie chante You'll be the end of me et appelle à ne pas aller plus loin pour éviter que les choses n'aillent de mal en pis.

 

 

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Heather D'angelo

 

Only you can make me happy est une ritournelle tout à fait caractéristique d'Au Revoir Simone et qui s'articule autour d'une seule ligne de parole. Les voix oniriques et les mélodies obsédantes entraînent imperceptiblement l'auditeur dans une douce ivresse. Les trois américaines réalisent le tout avec une tranquillité déconcertante et les derniers titres se sont égrainés comme un nappage de chocolat fondu. Sur Knight of wands, Heather D'Angelo s'amusait à faire varier la fréquence de ses notes tandis que sur le Tell me final, le groupe changeait fréquemment de rythme durant la chanson et offrait de longues plages instrumentales. Le trio sortait sous les acclamations d'un public satisfait et qui en redemandait encore. Peu de temps après, on voyait réapparaître les trois talentueuses musiciennes lorsqu'un membre de l'assistance réclama The lucky one. Heather prévint tout le monde qu'elles n'avaient pas joué ce morceau depuis des mois et ajouta donc "please forgive us if it's messed up, you asked for it !". Cela ne se voyait cependant pas du tout tant le refrain sur les simples mots let the sun shine laissait tout le monde émerveillé. Terminé sur une très belle partie a capella, The lucky one était sans doute le point d'orgue de la soirée. Au Revoir Simone joua une audacieuse reprise de Boys of summer de Don Henley qui clôturait opportunément ce très bon concert ainsi que cette fin d'été.

 

La musique haute en couleurs d'Au Revoir Simone a véritablement été appréciée le public parisien grâce à l'excellence de sa prestation et au charme qu'ont dégagé les trois New Yorkaises. Que de chemin parcouru pour un groupe qui n'était au départ qu'un passe-temps et qui désormais sillonne le monde pour faire découvrir leur dream pop.

 

 


 

 

 

 

 

 


 

setlist

another likely story

sad song

take me as I am

anywhere you looked

shadows

all or nothing

trace a line

only you can make me happy

knights of wands

tell me

*******

the lucky one

boys of summer (Don Henley)

 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 19:57

Après sa prestation triomphale en mai dernier, la chanteuse canadienne LIGHTS était de retour dans la capitale londonienne dans la salle du Monto Water Rats.


 

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Souriante et adorable, la jeune canadienne a creusé son sillon en cette année 2010 à coups de tournées et d'une disponibilité avec ses fans rarement vue ailleurs. LIGHTS est l'une de ces artistes en vogue en ce moment dans le courant dream électropop et c'était donc son troisième passage de l'année à Londres après avoir ouvert pour Owl City qui évolue dans le même créneau électro et un concert sold-out au Borderline auquel j'avais eu la chance d'assister.

Avec cette première expérience en poche, je me doutais qu'il faudrait arriver tôt pour avoir une bonne place car le Water rats est en fait un petit pub qui me paraissait dès le départ bien exigu pour contenir le public qui ne manquerait pas de venir nombreux. L'attente s'est faîte sous la pluie battante mais j'avais le rebord de la façade pour protéger mes appareils photos de la noyade. Personne ne s'y est trompé, la salle était comble lorsque le groupe The Silent Alliance a ouvert les débats. Ce quintet aux visages typiquement anglais a joué un rock n' roll efficace et même agrémenté parfois du son d'une keytar qui préfigurait la suite.

Durant l'entracte, un petit tour d'horizon bouché me montrait à quel point le Monto, qui avait déjà accueilli Katy Perry ou encore Ingrid Michaelson, était comble, les organisateurs avaient du reste beaucoup de mal à faire rentrer tous ceux qui avaient acheté leur place à l'avance alors que les curieux qui d'habitude peuvent payer à l'entrée n'en ont pas eu la place ce soir-là.

 


 

 

 


C'est devant un premier rang composé de fans hardcore que LIGHTS a pris la scène avec son incroyable énergie et son éternel sourire. LIGHTS a débuté avec la paisible chanson The Listening dans laquelle elle chante I just try to get us on the same page mais c'est bien devant un public conquis d'avance à sa cause qu'elle a embrayé les affaires avec l'entraînant Lions!

Y a succédé son impressionnante série de chansons aux mélodies imparables February Air, Saviour, Second Go et Ice. LIGHTS empoigna pour la première fois sa keytar sur February Air et Saviour et nous gratifia d'une introduction instrumentale inédite sur la seconde. Le public était très présent, chantant en chœur avec LIGHTS dès qu'il le pouvait. LIGHTS interpréta ensuite sa meilleure chanson Second Go, son nouveau single du reste en Angleterre. On y voit LIGHTS se démener comme une pile électrique derrière ses claviers et les fans grisés par l'atmosphère en font de même. Pour clore ce quatuor de chansons, LIGHTS débuta les premières notes de la mélodie presque ludique d'Ice sur laquelle on pouvait admirer lors du bridge de la chanson son impeccable diction avant de s'embarquer dans un solo au clavier qui donne cette tonalité galactique à sa musique.

 

 

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Un passage plus calme permit à tous de reposer les pieds sur terre. Au passage, LIGHTS voulait remercier tous ses fans, notamment celles du premier rang de leur soutien inconditionnel et a donc distribué une grosse boîte de bonbons ! LIGHTS s'est installée à son clavier et a joué Pretend, la chanson la plus paisible de son album dans sa version ballade au piano. Le contraste avec les titres précédents était saisissant tellement le public saisi par l'émotion restait muet devant cette tendre et émouvante chanson.

Durant l'été, LIGHTS a sorti un EP acoustique qui présente certaines de ses chansons dans un habillage totalement dépouillé, dépourvu de synthés et nous a offert deux chansons seule à la guitare acoustique. C'est ainsi qu'avec Romance Is et Cactus in the valley ce soir là, on découvre une autre facette, une LIGHTS au ton plus grave et plus vulnérable. Au final ces versions acoustiques soulignent d'autant plus la qualité de sa douce voix et donnent un bon aperçu des œuvres de LIGHTS (qui compose très souvent à partir de la guitare acoustique) dans leur forme primaire avant leur transformation en électropop.

Après cet intermède, LIGHTS se lançait dans la partie finale de son concert en chantant notamment à pleins poumons sur Face Up et River. LIGHTS concluait opportunément son magnifique concert avec The last thing on your mind non sans avoir remercié les nombreuses personnes venues au Monto Water Rats et donné quelques tapes dans les mains aux fans des premiers rangs.

En guise de rappel, LIGHTS allait jouer la chanson qui résume parfaitement sa relation avec ses fans avec Drive My Soul. You make the darkness dissappear, I feel found when you stand near, chante t elle et c'est bien vrai que sa musique inspire les gens bien au delà des frontières et ses lumières ont brillé de tous feux à Londres.

 

 

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La soirée n'était pas pour autant terminée car LIGHTS adore rencontrer ses fans et a fait preuve d'une étonnante mémoire en se souvenant de beaucoup de personnes qui étaient à ses concerts précédents. Il est clair que LIGHTS est empreinte de gentillesse et de sincérité quand on la voit discuter avec ses fans. J'ai pu ainsi évoquer avec la petite canadienne sa récente expérience dans une mission humanitaire aux Philippines, ce qui l'a fait relativiser certaines choses comme l'industrie de la musique et la vie insouciante menée dans les pays plus à l'abri des besoins. Déjà dotée d'un énorme talent, LIGHTS est en plus généreuse et adorable. LIGHTS est promis à un brillant avenir et remplira très tôt des salles bien plus grandes.

 

 

setlist

the listening

lions!

february air

saviour

second go

ice

pretend

romance is (acoustique)

cactus in the valley (acoustique)

quiet

face up

river

the last thing on your mind

++++++

drive my soul

 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 19:25

La neige faisait véritablement son apparition en ce dernier mois de l'année et allait recouvrir de son doux manteau blanc les maisons et les villes comme pour mettre un terme à cette année riche en concerts, en voyage et en rencontres. Je n'allais pas pour autant rester au chaud à la maison car il me restait quelques cartouches à tirer avant de raccrocher mon appareil.

 

Le samedi 4 décembre, je me rendais à l'Entrepôt dans le 14ème arrondissement pour revoir un groupe que j'avais vu en juin au Nouveau Casino, The Mammy Novas. Ils sont les ambassadeurs de ce qu'on appelle le yogurt rock, du rock en anglais chanté par des French. Ils avaient donné une prestation tonitruante la première fois et j'étais bien content de les attraper encore car ils ne jouent pas souvent.


 

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Cocovan

 

 


 
 


En entrant, j'ai tout de suite bien aimé les lieux, petite musique d'ambiance, l'endroit est paisiblement éclairé, parfait pour un concert dans une atmosphère détendue. Pour une fois, j'ai adoré la première partie qui était assurée par Cocovan, une parisienne jouant seule à la guitare et chantant en anglais. Elle a un peu un look à la Diane Birch, cheveux noirs avec la frange et chapeau sur la tête et surtout elle a une voix absolument magnifique qui ressemble à celle d'Anna Nalick. De sa voix à la fois posée et puissante, dans un anglais à l'accent parfait, elle nous donnait une performance très convaincante et il ne m'étonnerait pas qu'on la revoit sur une plus grande scène très prochainement. Elle a terminé son set avec le chanteur des Mammy Novas pour un duo très sympa. A surveiller de très près.

 

 

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The Mammy Novas


Les Mammy Novas jouent un rock à tendance funk, très porté sur les rythmes et les percussions. Autant vous dire que l'on ne s'ennuie pas à leurs concerts. Ils ont commencé avec leur morceau étendard Mammy Nova qui annonce directement la couleur de la soirée. On dénombre un chanteur guitariste, un bassiste, un batteur, une autre guitare et surtout une saxophoniste et un percussionniste de choc. Cet ensemble pléthorique joue un rock des plus énergiques en plus d'être de grande qualité. J'ai la chance de connaître ce groupe qui reste encore trop confidentiel à mon goût. Leur musique est très instinctive et il n'est pas rare de voir un musicien improviser sa partie. Il faut du reste regarder tous les membres car chacun intervient et prend la parole à des moments clés. Un autre petit détail, c'est que le groupe a adopté le même patronyme pour nom de scène, c'est ainsi que le chanteur guitariste s'appelle PV Nova alors que la saxophoniste est appelée Nina Nova. Pendant près d'une heure et demie, les Mammy Novas se sont déchaînés sur des morceaux funky, enthousiasmant leurs fans venus en nombre et qui auraient bien dansé plus sans les tables et les chaises qui entravaient l'espace. Ce fut un vrai bon concert comme on voudrait en voir plus souvent. Je remercie le groupe de m'avoir laissé les prendre en photo et j'espère les revoir très prochainement. Une dernière petite chose, PV Nova est celui qui crée la musique de Lulu Vroumette, le dessin animé qui passe chaque matin sur France 5.

 

 

 

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Laura-Mary Carter de Blood Red Shoes


Dernier concert d'envergure au Trabendo le 7 décembre avec le groupe anglais originaire de Brighton, Blood Red Shoes qui s'est construit au fil des ans, en France notamment, une belle réputation. Le groupe est une formation minimaliste car il compte Steve Ansell, anglais blond et jovial qui parle pas mal le français et la très jolie Laura-Mary Carter (quel beau nom aussi, ça sonne super bien) à la guitare et qui est le versant opposé de Steve, brune et semble t-il beaucoup plus timide. Je ne connaissais vraiment pas bien le groupe avant d'aller à ce concert, j'avais juste regardé quelques vidéos qui ne m'avaient guère inspiré et j'arrivais pourtant une bonne heure et demie avant l'ouverture des portes pour pouvoir occuper la place stratégique au premier rang contre la barrière. Le Trabendo est une grande salle pour 700 personnes située au parc de la Villette non loin de la Géode et du Zénith. Durant la (très) froide attente, on a pu voir Laura-Mary qui passait par là et de son côté, Steve nous a offert un verre de Whisky pour nous réchauffer ! C'était assez insolite mais très sympa. Une fois à l'intérieur, on regardait la prestation convaincante d'un groupe flamand Wallace Vanborn qui a très bien joué avec notamment le guitariste qui était impressionnant en se dressant parfois sur sa pédale d'effet avec la guitare pointée au bout de bras vers le haut.

 

 

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Sarah Bastin, photographe de concert


Blood Red Shoes débarquait sur scène vers 21h30. Tout le monde avait les yeux rivés vers la guitariste, avec raison car elle est définitivement très charmante. Le groupe joue une musique détonante avec une batterie incessante et une Laura-Mary qui lance des lames de rasoir avec sa Fender Telecaster. Un petit détail au départ, devant nous étaient les photographes (dont deux que j'ai reconnues de concerts précédents) qui avaient une attitude de snipers : appareil pointé vers la guitariste et positionnés très bas sur la scène. Cela ne devait pas être facile pour eux car les lumières étaient très faibles et Laura-Mary a la fâcheuse tendance à laisser ses cheveux masquer son visage. En plus, elle sourit rarement alors que Steve est beaucoup plus expressif. J'étais juste devant la batterie de Steve et c'était un grand spectacle. Etant tout devant, je n'entendais pourtant pas très bien les voix car les haut-parleurs étaient situés au dessus mais légèrement derrière moi. Le public était bien excité dès le départ mais c'est véritablement au bout de trois ou quatre chansons que l'ambiance est vraiment montée d'un cran pour atteindre son paroxysme avec un bouillant I wish I was someone better sur lequel tout le monde était en délire. Pour ma part, j'ai reconnu beaucoup de chansons et j'ai même chanté beaucoup plus que ce que je ne présageais. Je ne m'étais pas amusé à un concert de cette manière depuis bien longtemps. Cela bougeait beaucoup dans le public mais c'était fait dans la bonne humeur et le bon esprit. Steve parlait le plus souvent en français, ce qui attire toujours la sympathie du public tandis qu'on entendait brièvement Laura-Mary dire merci en français, elle est adorable quand elle le dit. Rien que pour ça, je serais allé au concert ! Du fait de cette formation réduite, les mélodies à la guitare sont assez ressemblantes mais par je ne sais quel miracle, le groupe arrive tout de même à avoir un répertoire varié et intéressant même si ce n'est pas mon style de prédilection. Comme le groupe devait retourner à Brighton le jour suivant pour le concert final de leur tournée, il s'est dispensé de partir en coulisses pour le rappel car il devait faire vite. Au final, c'était un bien meilleur concert que prévu, je me suis rudement bien amusé et j'ai même tellement chanté que j'ai eu du mal à parler ensuite quand j'ai voulu acheter un badge Blood Red Shoes. Cela ne m'étonnerait pas s'ils faisaient l'Olympia ou la Cigale l'année prochaine. En tout cas, c'est un bon groupe qui nous a offert une belle soirée. Ici, la seule chanson que j'ai filmée, When we wake avec sa fantastique section finale.

 

 


 

 

 


 

 

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M-Lynn


A la dernière minute, j'ai demandé si je pouvais photographier durant le concert de M-LYNN à l'étage dans le 11ème arrondissement. M-Lynn, c'est le duo masculin-féminin formé par Brett au clavier et de Gebylynn (ou Charlyne de son vrai prénom), une jolie chanteuse belge. Originellement, ils étaient sur my major company mais ils sont passés depuis sur une autre plateforme, akamusic mais le principe restant le même. On m'a gentiment donné le feu vert et j'allais à l'Etage qui est un établissement très sympathique proposant régulièrement des concerts et où l'on peut aussi dîner. C'est tout près de la Java pour ceux qui connaissent. J'ai découvert M-Lynn comme d'habitude totalement au hasard sur my major company et il m'a fallu une seule chanson pour être convaincu par ce groupe. C'est tout de même assez rare, j'allais donc à ce concert pour voir si j'avais raison ou non de m'être intéressé à ce duo.

 

 

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M-lynn


Après une longue attente, je croyais que le concert allait débuter mais en fait, on a tout d'abord souhaité bon anniversaire à Gebylynn qui fut couverte de cadeaux à cette occasion. Après cet intermède, j'ai pu finalement apprécier leurs chansons. Je dois dire que j'ai beaucoup aimé leurs voix, leur cohésion sur scène. C'est notamment la voix de Gebylynn que j'ai adorée sur la chanson Dis Moi que j'étais venu écouter en particulier. Ils ont joué tout un ensemble varié de chansons originales ou des reprises réussies. Ils ont fait preuve de beaucoup d'endurance car le concert s'est terminé vers minuit et quart. Même moi, je commençais à fatiguer vers la fin. J'ai bien aimé photographier dans cette endroit et pour une fois j'ai choisi de m'occuper presque exclusivement des photos et non des vidéos. Du coup, je me suis souvent déplacé pour trouver différents angles. Je ne suis pas particulièrement content du résultat mais le groupe et ses fans semblent avoir grandement apprécié, c'est le principal. Comme quoi, on peut faire quelque chose de pas terrible et tout de même recevoir de bons suffrages. Par rapport au groupe, j'ai trouvé assez amusant le parallèle que je peux faire entre M-Lynn et Blood Red Shoes, il y a beaucoup de talent dans les deux groupes et dans les deux cas, c'est la demoiselle qui est la personne la plus réservée. Gebylynn semblait parfois donner l'impression de ne pas être là mais elle chante tout de même de façon superbe. Comme Laura-Mary Carter des Blood Red Shoes, elle n'est pas très expansive mais talentueuse. Je pense qu'ils ont de bonnes chansons, une bonne maîtrise de la scène et qu'ils pourraient très bien percer l'année prochaine, peut-être pas de façon fulgurante comme Joyce Jonathan mais ils ont déjà une bonne base de fans et mettre quelques euros dans ce groupe ne serait pas une mauvaise chose à faire. S'ils continuent comme ça, le succès viendra.

 

 

Sur cette soirée s'est terminée une belle année de concerts. Comme les années précédentes, elle a été riche en évènements, en découvertes et en moments insolites. La petite rétrospective qui suit tente de capturer tous les moments importants voire magiques de 2010. Sans plus tarder, replongeons-nous au cœur de cette année passionnante.

 

(sans ordre particulier)

 

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BATS ON A SWING

Les Bats on a swing sont un groupe français tout récent dans le genre folk, swing, un peu rétro. Ils ont été pour moi la grande révélation de cette année musicale. En peu de temps et en peu de concerts, ils m'ont convaincu qu'ils avaient un bon potentiel et j'adore leurs chansons tout simplement. La marge de progression est conséquente mais je suis bien content d'avoir connu le groupe à ses débuts et de les voir s'améliorer et expérimenter de concert en concert. 2011 sera important pour eux, c'est là où ils devront décoller.

 

 

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JUNE LULLABY

L'autre révélation française de cette année, toute aussi inattendue mais non moins remarquable. Evoluant dans un registre électronique et atmosphérique, June Lullaby s'est forgé un solide répertoire de chansons envoûtantes qui semblent toutefois plus adapté au public anglais. La clé de l'avenir de June Lullaby pourrait bien se passer outre-Manche même si les fans français auraient tort de passer à côté d'un tel groupe.

 

 

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BABET

je ne l'ai vue que lors d'un petit showcase mais c'était définitivement plus que cela, c'était une rencontre que j'attendais depuis plus de dix ans et même en allant la voir, j'ignorais presque que c'était la violoniste de Dionysos que j'adorais tant à l'époque. il faut parfois toute une vie pour rencontrer certaines personnes et Babet ne m'a pas déçu. Enthousiaste, talentueuse à souhait, elle est tout ce que j'aime chez une artiste.

 

 

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BOB DYLAN

Dix ans après avoir vu Bob Dylan au Zénith de Paris, je revoyais la légende à Bordeaux dans une étouffante patinoire en compagnie de 6000 personnes. Même attitude, même voix éraillée, Bob Dylan était fidèle à lui-même, ne discutant jamais entre les chansons, le chapeau bien fixé sur sa tête. Dylan clôturait son concert au son de Like a rolling stone qui restera pour moi l'un des évènements de cette année tant elle marque la communion éternelle d'un artiste au travers des époques avec ses fans.


 

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LIGHTS

Je l'ai entendue pour la première fois en février mais je n'avais pas pu assister à son concert au Nouveau Casino, direction alors Londres en juin pour découvrir celle qui sera l'artiste que j'ai le plus adoré humainement. Rarement j'ai rencontré une artiste et tout simplement une personne si sympathique, souriante, elle en est presque désarmante de gentillesse. Elle est un peu l'équivalent de Tift Merritt pour cette année : en plus de jouer une musique électropop enchanteresse, elle parvient à créer un lien hors du commun avec ses fans.

 

 

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JOYCE JONATHAN

Joyce, elle est en train de devenir discrètement l'égérie du public français. Une petite fille simple et modeste, elle est aussi assez timide, ce qui est assez drôle à voir sur scène tellement ça la rend adorable et humaine. C'est du reste sans doute pour cela que beaucoup l'apprécie. Dans ces temps de musique préfabriquée et d'artistes à l'égo démesuré, Joyce est une bouffée d'air frais. Après des concerts complets au Café de la danse puis à la Cigale, elle s'attaque à ce monument qu'est l'Olympia au mois d'avril prochain.

 

 

 

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MARINA AND THE DIAMONDS

Il y a encore un an et demi, je vous aurais dit que je ne pouvais pas supporter sa voix mais maintenant je suis vraiment fan de la galloise d'origine grecque. Je me dis que je fais vraiment parti de ses Diamonds, comme elle appelle ses fans. Mine de rien, je l'ai vue trois fois en concert (j'ai vu un certain nombre de groupes trois fois sans raison apparente et parfois sans vraiment en apprécier la musique, allez comprendre...) mais c'est bien lors de son dernier concert à l'Alhambra qu'elle m'a littéralement bluffé avec une performance épique, tant par sa voix que par sa saisissante présence sur scène. Sans doute le meilleur concert auquel j'ai assisté cette année.

 


 

 

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SARAH BORGES AND THE BROKEN SINGLES

Survenus au beau milieu de l'éruption volcanique au printemps, les concerts de Sarah Borges ont une saveur particulière du fait de l'ambiance particulièrement glauque qui régnait dans le ciel européen. J'ai peu l'occasion d'entendre ce son si particulier du blues rock américain avec une pincée de country. Après un premier concert très réussi quelque part dans la campagne anglaise à Maidstone, j'ai longuement hésité à rester pour voir le groupe le jour suivant à Londres mais j'ai sagement choisi de rentrer à Paris au milieu du flot de voyageurs cherchant aussi à regagner leurs foyers. Pourtant je retournais une semaine plus tard en Angleterre pour un second concert auquel j'allais activement participer. A ma demande, Sarah Borges m'a gracieusement prêté sa guitare le temps d'un solo pour clôturer la tournée anglaise du groupe. Le retour à la maison a été curieusement été un rien plus chaotique, avec un hôtel fermé la nuit, un autre hôtel pris pour la nuit et deux trains que j'ai réussi à prendre à la dernière minute pour finalement mettre un terme à une folle semaine.

 


 

 

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COEUR DE PIRATE

J'avais (j'ai toujours) un problème avec l'accent québécois. Il y a un an, je laissais de côté l'opportunité d'aller voir Cœur de Pirate par peur de son accent. Je décidais pourtant à un moment donné de laisser de côté ce stupide a priori pour la voir à Caen après une mémorable journée passée à visiter les plages du débarquement de juin 1944. Cœur de pirate a cette particularité de présenter un visage angélique voire enfantin qui contraste fortement avec des paroles beaucoup plus profondes. Béatrice Martin de son vrai nom joue ses irrésistibles ritournelles et, signe de sa décontraction, passe beaucoup de temps à discuter et à plaisanter avec son public tout acquis à sa cause. Cœur de pirate finissait son concert avec l'une des chansons que j'attendais le plus cette année, Comme des enfants, magnifique comme Cœur de pirate.

 

 

 

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LOS CAMPESINOS!

J'ignore comment j'ai découvert ce groupe d'anglais basé à Cardiff. J'ignore pourquoi j'adore tant leur musique mais toujours est-il que je suis allé jusqu'à Portsmouth dans le Sud de l'Angleterre pour les voir sur scène. C'est véritablement le groupe qui m'a le plus marqué et que j'ai le plus apprécié cette année. Il faut vraiment voir l'énergie dégagée sur scène, le charisme du chanteur Gareth Campesinos, la beauté et la grâce de la violoniste Harriet, la vista du guitariste et compositeur Tom pour comprendre pourquoi Los Campesinos! a été la meilleure surprise musicale pour moi. Et en plus, on s'amuse réellement bien à leurs concerts.

 

 

Par ailleurs, je vais citer quelques groupes à surveiller de près l'année prochaine ainsi que les groupes que je voudrais tout simplement voir.

Pour ma part, j'adorerais une longue tournée anglaise me permettant d'aller voir les groupes suivants : Tom Williams and the boat, Roxanne Emery, la petite Misty Miller avec son ukulélé, le fantastique groupe Kill It Kid, Los Campesinos ! (voir au-dessus), Emma Payn, the Attika State et enfin Ellen and the Escapades que je trouve le plus intrigant de tous. Bien entendu, il faudrait un miracle pour que cela arrive mais j'aimerais au moins voir Ellen and the Escapades car je ne les ai encore jamais vus sur scène et la chanteuse Ellen Smith a l'air très sympa.

 

Je n'ai pas cité un autre groupe anglais que j'adore, Esben and the witch car ils vont revenir à Paris en février et ça sera l'un des concerts les plus attendus pour moi et pour lequel il faut vraiment que j'essaie d'avoir une accréditation. En les découvrant en avril dernier, j'ai été impressionné par la voix envoûtante de Rachel Davies. Je recommande vivement ce concert qui promet d'être très sombre et mystérieux.

 

Je vais revoir avec plaisir Joyce Jonathan qui part à la conquête de l'Olympia, quasiment un an jour pour jour après sa consécration et son disque d'or remis au Café de la danse. Je vais essayer de revoir le groupe belge Eté 67 à la flèche d'or, j'adore leur chanson Passez la frontière. Un autre grand rendez-vous sera la première partie de Laura Veirs à la Maroquinerie assurée par Caitlin Rose qui joue une musique très proche de celle de Tift Merritt. Tift ? je viens d'apprendre qu'elle va justement revenir à Paris, à la Flèche d'or en février. Ce sera l'occasion de revoir une artiste et amie que j'admire plus que tout au monde. 8 février, venez et vous verrez.

 

 

Pour finir, je vais conclure en disant que 2010 a été une année très intéressante à défaut d'avoir été totalement réussie. Eclectique mais parfois inégale, elle a contenu beaucoup de bonnes surprises et m'a permis de voyager de nombreuses fois un peu partout. Elle a marqué un tournant du point de vue matériel avec une escalade dans l'arsenal photographique. 2011 sera sans doute bien rempli en concerts mais il reste à voir si je vais réussir à garder ou non le même rythme. D'habitude, on inclut une petite citation qui donne la direction des opérations futures alors je vais citer la chanteuse Lights qui m'a dit à Londres : This is only the beginning : ce n'est que le début. Nous verrons bientôt si 2011 va confirmer l'escalade.

Dans tous les cas merci à celles et ceux qui ont lu et apprécié ces nombreux comptes-rendus qui se sont faits plus longs, plus élaborés au fil du temps. Je trouve cela important de mettre par écrit ces évènements car à la manière des livres, ils peuvent ainsi rester dans la mémoire collective. Je ne sais pas quelle suite je vais donner à ce blog, l'avenir nous le dira.

 

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Published by Haruo Kakinoki - dans concerts
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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 19:02

Comme je l'avais annoncé au précédent rapport, le mois de novembre a montré le début d'une période d'austérité. Cela se reflète déjà par le nombre de concerts auxquels j'ai assistés, qui va être en nette diminution à partir de maintenant. Autant par choix que par nécessité, ce changement va aussi annoncer le retour de la discipline qui a fait beaucoup défaut en 2010. Une nouvelle période est en train de naître, pas vraiment celle que j'espérais mais parfois, on n'a pas beaucoup le choix. Cela dit, c'est sans doute aussi pour moi l'occasion de choisir avec un peu plus de soin les artistes que je vais aller voir, notamment ceux dont j'apprécie vraiment au plus haut point les chansons. Cela peut vous paraître un raisonnement simple mais, pris dans le tourbillon de concerts, on peut parfois oublier certaines choses élémentaires. Il est temps de remettre les pendules à l'heure.


 

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Agnes Obel

 

C'est ainsi qu'il y a eu dès le départ un long intervalle (toutes proportions gardées quand même) entre le dernier concert d'octobre avec Flip Grater et le premier de novembre qui a été du reste un showcase à la Fnac. Au bout de ce long hiatus allait pourtant jaillir une douce lumière, celle de la chanteuse danoise AGNES OBEL. Je l'avais découverte quelques jours avant au détour d'une vidéo sur le site du Hiboo. Sa voix et son jeu au piano tout en délicatesse m'avaient mis la puce à l'oreille. Je suis donc allé la voir à la Fnac Montparnasse où elle donnait un petit showcase. Devant un petit parterre, Agnes a joué divinement bien ses chansons qu'elle interprétait pour la première fois toute seule. J'ignorais d'où elle venait mais sa prestation m'avait convaincu de la rencontrer juste après. Je n'étais pas spécialement pressé donc je jouais au paparazzi avec les personnes qui étaient dans la file avant moi. Je pouvais aussi à ce moment là apprécier ses très jolis yeux. Quand vint mon tour, je la remerciais pour son excellent showcase et je lui demandais immédiatement de quel pays elle venait. Elle me répondait "from Denmark", ce qui n'était pas vraiment une surprise vu son accent en anglais qui est typique des gens du Nord. Ayant lu qu'elle venait de jouer à la Flèche d'or, je lui demandais si son concert s'était bien passé et elle me confiait qu'elle avait été très stressée mais que les gens étaient venus nombreux et que ce fut un bon concert. Je répliquais que cela devait faire bizarre de jouer comme dans un living room à la Fnac, Agnes me répondit que c'était effectivement assez spécial mais que d'un autre côté, les gens n'étaient pas ivres et qu'ils écoutaient bien, ce qui était un bon changement. Agnes est une brillante artiste avec une voix vraiment remarquable, j'ai notamment aimé sa chanson Riverside avec une mélodie au piano superbe. Une très bonne surprise.

 

 

 

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Amber Rubarth

 

L'une des conséquences de la baisse de fréquence des concerts, c'est la difficulté de garder la main avec mes appareils photos. Même si c'est comme le vélo et que cela ne s'oublie pas (sauf pour moi pour qui tout ce qui comporte des roues est une véritable catastrophe potentielle), il faut tout de même s'entraîner au jour le jour pour garder un haut niveau de maîtrise. C'est donc dans cet état de manque de préparation que je me suis rendu au China qui accueillait la talentueuse chanteuse américaine AMBER RUBARTH. j'y suis allé sur la recommandation expresse d'une fan de Brandi Carlile, Emily de Cincinnati, Ohio, qui avait l'année dernière invité Amber à jouer un concert dans sa maison ! L'atmosphère était parfaite pour un concert intimiste avec un intérieur bercé par une lumière tamisée et l'odeur douce des plats servis dans cet établissement (entre autres, beignets de crevettes et nems). J'avais très peu entendu parler d'Amber Rubarth jusqu'à présent mais elle m'a vraiment enthousiasmé par sa voix et son charisme. Jouant principalement à la guitare acoustique, Amber interprétait ses chansons dépourvues de tout autre accompagnement comme des loops d'effets comme c'est courant aujourd'hui mais cela ne faisait nullement défaut car la qualité de ses chansons était telle que l'on jurait entendre une batterie dans notre tête. Amber fait partie de cette vague de chanteuses américaines qui a émergé depuis quelques années comme Priscilla Ahn, Ingrid Michaelson, Brandi Carlile, Meiko, Sara Bareilles dont je conseille vivement l'écoute.

J'ai à ma grande surprise reconnu un certain nombre de chansons sur le peu que je connaissais avant de venir. Amber a une superbe voix et elle a ce côté authentique qui est obligatoire chez moi pour que j'apprécie pleinement la musique. A un moment donné, Amber a invité une demoiselle du public (une certaine Thérèse) à chanter avec elle. Le duo a été très beau et juste après, Amber l'a remerciée d'avoir si bien chanté alors qu'elle ne l'avait jamais entendue auparavant ! De ses propres dires, cela aurait été "awkward" (c'est-à-dire gênant, embarrassant) si elle n'avait pas bien chanté...

Après le concert, je rencontrais Amber en la félicitant pour son excellent concert. J'en profitais pour lui montrer une photo d'Emily et elle l'a reconnue tout de suite ! Je lui disais que je la connais parce qu'elle est, comme moi, une grande fan de Brandi Carlile et on a convenu qu'Emily est la meilleure fan de musique qui existe sur cette terre.

 

(Pour les besoins de la narration, j'ai indiqué que j'avais montré la photo d'Emily après le concert alors qu'en réalité je suis allé demander à Amber si je pouvais la photographier durant le show et j'en ai profité pour lui montrer la photo d'Emily, cela s'est passé en conséquence avant le concert. C'est une modification mineure de la réalité à des fins de clarté et de fluidité de narration, après, le fait de dire que j'ai modifié volontairement la vérité est plus discutable, j'aurais tout simplement pu me garder de raconter tout ça...)

 

 

Le 26 novembre se déroulait le concert phare de ce mois. C'est avec beaucoup de joie mais aussi un certain stress que j'abordais le concert de BATS ON A SWING à la Loge dans le 11ème arrondissement non loin du Réservoir. En effet, les nombreux concerts auxquels j'ai assistés cet été servaient à découvrir de nouveaux groupes et après avoir bien défriché le terrain, je me suis focalisé sur les groupes que j'ai le plus apprécié musicalement mais aussi personnellement, ce dernier point ne devrait pas être un facteur limitant mais quand on peut avoir un bon contact avec un artiste ou un groupe, je ne dis jamais non. C'est ainsi que je suis arrivé à la Loge motivé mais pas forcément dans les meilleures dispositions physiques après une journée au travail qui a été loin d'être évidente. J'étais allé en repérage à la Loge quelques jours avant histoire de prendre mes marques et j'avais bien aimé la salle, avec de belles lumières fixes. Après avoir déployé mon matériel (qui devient de plus en plus ridicule en termes de quantité et de poids), j'ai jeté un petit coup d'œil à la setlist. Première surprise, je voyais Glorious Absence en morceau d'introduction alors que c'est traditionnellement la chanson qui clôt leurs concerts. Je remarquais mes favorites, Little Science et Hell of a mambo. L'absence de Stuntman allait être compensée par la venue de quelques nouvelles chansons, ce qui annonçait un concert intrigant. Par ailleurs, je voyais que le concert aurait aussi une dimension visuelle avec la projection d'images en toile de fond.

Une des raisons pour laquelle j'apprécie ce groupe, c'est qu'il prend des risques et ne se repose pas sur ses lauriers. Ce concert allait encore une fois montré sa versatilité et sa créativité sans cesse grandissante. Alors place au concert.

 

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Marine au glockenspiel

 

Comme je l'ai précisé, les Bats on a swing ont embrayé directement sur Glorious Absence, l'un de leurs morceaux les plus entraînants, ce qui a eu le brillant effet de mettre d'emblée tout le monde de bonne humeur et éviter l'ambiance quelque peu fade du concert précédent. Les désormais classiques Small Town, Action Dream et surtout Little Science ont suivi. Cet enchaînement parfait montre la capacité du groupe à jouer dans différents styles. La petite rythmique à la guitare acoustique aux airs presque campagnards de Small Town contraste avec la solennité d'Action Dream, ces deux éléments se mélangent dans le morceau suivant avec Little Science qui s'impose doucement mais sûrement comme l'un des morceaux phare du groupe.

L'un de mes principes de base est de ne pas se reposer sur ses acquis. Quand on se croit arrivé, c'est souvent là que l'on tombe de son piédestal. Bats on a swing prend des risques, tente des arrangements différents et surtout teste de nouvelles chansons régulièrement à la manière de Brandi Carlile. C'est finalement le meilleur test pour savoir si une chanson tient la route. La première nouvelle chanson dévoilée est intitulée Slow Learners. La chanson a une tonalité assez jazzy et un peu bluesy dans les transitions, un peu comme un Cosmic Shambles plus paisible. Là encore la voix langoureuse de Louise fait merveille avec les jolies harmonies de Marine toute de rouge vêtue.

La fantastique introduction de Jericho résonnait dans la Loge. Elaborée et presque mystique, la chanson me faisait penser à une longue marche en forêt sous la neige. Après un très beau No Advice sur lequel les rôles s'inversaient avec Marine assurant le chant principal, le rythme s'accélérait avec ma chanson préférée Hell of a mambo. J'adore celle-ci en particulier car elle a une richesse dans la mélodie et dans l'interprétation que l'on rencontre finalement assez rarement. La rythmique est parfaitement entraînante, le violon d'Etienne est incisif et la guitare de Damien ressemble à un cheval fou au galop. C'est pourtant Louise qui impressionne le plus ici car contrairement aux fois précédentes et grâce à un bien meilleur mixage, je pouvais pour une fois apprécier son jeu au clavier en mode orgue électrique sans parler de son wooden toad qui donne à Hell of a mambo son côté... mambo tout simplement ! La transition avec Don't Dance n'en est que plus frappante avec une chanson en formation beaucoup plus serrée dotée d'une mélodie plus calme mais aussi plus dramatique qui accompagne la voix de Marine dont on ne remarque aucun tremblement sur des notes portées pourtant bien longtemps.

Le groupe était placé en demi arc de cercle avec un table au milieu portant quelques verres et une petite lampe. Personne n'occupe le centre et en effet, il est inutile de vouloir discerner véritablement un leader dans le groupe tant les contributions de chacun sont vitales. Cependant, tel un caméléon ou des chauves-souris caméléons en l'occurrence, les Bats on a swing savent s'adapter à leur environnement et par exemple mettre Marine sur le devant de la scène. Marine a du reste un petit air de ressemblance avec l'actrice et chanteuse Leighton Meester (de la série Gossip Girl), quoi de plus opportun pour l'une des rédactrices du magazine Glamour ?

No Science Fiction est une chanson qui fait la part belle aux deux superbes voix de Marine et de Louise placées à chaque extrémité de la scène et qui renforçaient cette impression de dialogue permanent. Cela n'en était que plus évident encore sur le très beau et tout récent Kid Stroke avec en prime un solo conjugué de violon et de flûte traversière. Par ailleurs, la voix de Damien qui assurait à un moment donné les chœurs sur ce morceau me faisait penser à George Harrison, mon Beatle favori.

Sur The Hexangle, tout commençait par un son de sitar surgissant de nulle part puis Marine et Louise débutaient par une petite ligne a capella et s'élançaient ensuite dans une chanson aux accents irlandais mais aussi teintée de sonorités indiennes crées par Yann avec le ukulélé. En fait, c'est une chanson que j'aurais bien voulu composer moi-même car c'est une chanson dans le style modern-folk avec des racines sixties (Led Zeppelin, Beatles années 67-68).

Avant le dernier morceau, Michel le batteur chuchotait quelque chose à l'oreille de Louise avant que Damien ne commence à jouer les accords du nouveau Mirror Dance. Cette chanson, rythmée par une guitare et surtout une batterie trépidante est toute en énergie contenue. Le groupe s'approche du précipice à plusieurs reprises pour s'arrêter au dernier moment, ce qui a parfois plus d'impact que de produire l'explosion anticipée. Je me plais à croire que ces nouvelles chansons ne sont pas dans leurs formes définitives et qu'elles ont un plus grand potentiel encore même si elles sont déjà très satisfaisantes au vu de leur accueil par le public.

En guise de rappel, les Bats on a swing ont terminé les débats avec une chanson sur laquelle Damien le guitariste a assuré une grande partie du chant ce qui donne une couleur particulière à ce morceau par rapport à virtuellement toutes les autres où les voix féminines sont prédominantes.

 

 

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Louise

 

C'est ainsi que se terminait mon 3ème concert de Bats on a swing et ce fut un très bon concert. C'est aussi à noter le dernier avant que le groupe n'entre en studio pour enregistrer son premier album. Pour ceux qui possèderaient leur démo, qui contient des chansons déjà bien en place, la suite s'annonce assurément prometteuse sinon brillante. J'en profite pour tirer une conclusion de ce triptyque de concerts avec ce groupe pour le moins passionnant et créatif. Tout a commencé par une semaine de vacances judicieusement placée en fin d'été, une recherche aléatoire d'un concert pour le 23 septembre et une envie de découvrir un groupe dont les chansons m'ont intrigué dès le départ mais sans la moindre photo sur scène, ce qui m'a obligé à faire de la bonne vieille investigation sur le terrain. Pour vous replacer dans le contexte, j'avais vu, photographié et filmé durant tout l'été de nombreux groupes plus ou moins intéressants et c'est au moment où je m'attendais finalement le moins que Bats on a swing a croisé ma trajectoire.

La musique de Bats on a swing est construite autour de la guitare acoustique. C'est véritablement le point central du groupe. On pourrait se dire que l'on se focalise davantage sur les sublimes voix de Louise et de Marine mais c'est en fait bel et bien la guitare acoustique qui est responsable de l'atmosphère générale des compositions du groupe. Comme disait Keith Richards, on ne se rend pas compte à quel point la guitare est l'élément clé d'une chanson même si on ne l'entend pas particulièrement dans le spectre sonore. Bien sûr, les voix sont l'autre partie clé de la musique. Marine et Louise, aidées de Damien, créent un échange assez unique ou au contraire unissent leurs voix au cours de passages cristallins tels que sur Jericho ou No Science Fiction. On ne peut oublier ce qu'apporte chacun des autres instrumentistes comme l'omnipotence de Yann, notamment quand celui-ci joue du ukulélé, Michel à la batterie qui joue ce rythme apparemment paisible mais qui sait l'accélérer au moment opportun et le violon qui est en quelque sorte le facteur X, en effet c'est par excellence l'instrument propice aux envolées magiques qui sont légions dans les chansons des Bats.

J'aime bien aussi le fait que le groupe fasse des setlists différentes à chaque concert, à la manière de Missy Higgins, ainsi que de tenter différents arrangements. Il y a vraiment beaucoup de potentiel créatif, de prises de risques qui augurent de bonnes choses pour le futur, il ne faut cependant pas oublier de canaliser toute cette énergie dans la bonne direction, ce qu'ils font du reste très bien.

 

Pour ma part, j'ai énormément apprécié le concert comme vous l'avez deviné. J'ai eu par contre de mon côté le plus grand mal à trouver la cible et j'ai passé le plus clair de mon temps à chasser la bonne photo sans grand résultat car j'étais techniquement et physiquement pas très bien préparé pour ce concert. Aussi, j'avais mon attention divisée entre photographier le groupe et le filmer avec en tout 4 appareils. A vouloir tout faire, on ne fait rien de bien mais je n'aime pas avoir à choisir entre les deux même s'il faudra bien un jour s'y résoudre. Pour autant, je pense qu'il y a tout de même quelques bons clichés qui donnent un aperçu fidèle de ce qu'a été ce concert. Je regrette peut-être juste l'annulation de la première partie sur laquelle je comptais pour m'échauffer mais il en va parfois ainsi et il faut pouvoir s'adapter rapidement à ces circonstances changeantes.

S'annoncent de longs mois sans voir le groupe sur scène en raison de l'enregistrement studio et qui seront sans doute mis à profit pour améliorer ma technique de photographie de concert.... ou non.

 

 

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Parlor Snakes

 

 

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Le jour suivant, je me retrouvais au Bus Palladium, véritable institution du quartier de Pigalle, pour voir les PARLOR SNAKES que j'ai découverts aussi par hasard. Je leur ai demandé l'autorisation de les photographier, ce qu'ils m'ont aimablement accordé en me mettant sur la guest-list. Je crois que c'est la première fois que je passe comme ça lors d'un contrôle à l'entrée, c'est pas mal finalement.

Les Parlor Snakes jouent du rock teinté de blues comme j'aime en écouter mais que je ne sais où trouver à voir sur scène à Paris. Le groupe a vraiment bien joué malgré un public d'une passivité assez édifiante même si je n'ai pas vraiment contribué à l'ambiance. A ma décharge, j'avais au moins une raison valable de rester relativement discret mais l'atmosphère était vraiment fade et je ne me sentais franchement pas à l'aise dans cette salle. De plus, les lumières étaient difficiles à gérer car elles venaient quasiment toutes de derrière ce qui fait que j'étais constamment comme à contre-jour. J'aurais bien voulu rester après pour rencontrer le groupe et les remercier mais il se faisait bien tard et je ne voulais pas rentrer en payant un taxi.

 

 


 


 

 


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 Audrey Vernon


Le 29 novembre, je revoyais avec un plaisir renouvelé la charmante comédienne AUDREY VERNON que j'avais vue déjà en septembre. Si vous vous souvenez, je lui avais promis de la revoir et de lui montrer quelques photos de sa prestation. Dès les premières secondes de son spectacle, j'ai été tout de suite à nouveau sous le charme de son irrésistible sourire et de son humour assez particulier. Elle peut avoir une attitude assez déroutante, un peu décalée mais elle a cette prestance sur scène qui capte immédiatement l'attention du public. J'ai noté quelques adaptations sur quelques lignes et j'ai trouvé l'ensemble aussi drôle que la première fois. Après le spectacle, je lui donnais quelques photos et elle était très contente et impressionnée de la qualité des clichés. Pour un peu, elle m'aurait presque fait croire que j'étais un bon photographe. A la fin, elle m'offrait deux invitations pour ses prochaines représentations. C'est carrément sympa, non ? Pour celles et ceux qui seraient intéressés de la voir, vous savez ce qu'il vous reste à faire !

 

 

Pour le dernier concert de novembre, je retrouvais l'Alhambra, belle salle pouvant accueillir jusqu'à je dirais 500 personnes, et surtout MARINA AND THE DIAMONDS que j'avais vu déjà deux fois cette année (au Divan du monde à Paris et à la Rotonde de Bruxelles). Je n'avais pas réécouté Marina depuis de longs mois et je dois dire que je n'étais pas plus motivé que cela à attendre 2 heures dans le froid pour espérer obtenir une place contre la scène. Petit détail qui aura son importance plus tard, les videurs de l'Alhambra ont d'emblée annoncé que les photos étaient interdites donc je me séparais de mon appareil au vestiaire. Pour une fois, le balcon était accessible et donc je trouvais place en hauteur, on se demande pourquoi j'ai attendu tout ce temps dans le froid...

Le groupe en première partie n'était pas terrible et pourtant le public venu très nombreux semblait apprécier. Je sentais une ambiance déjà électrique, en américain, on dirait : There was some juice. Et effectivement, quand Marina est finalement arrivée sur scène vers 21h, ses fans, appelés les Diamonds, étaient déjà surexcités et libérés de leur appareil photo. Au printemps dernier, j'avais entraperçu Marina au Divan du monde et ensuite le concert de Bruxelles avait été bon mais relativement froid (décidément). Mais ce soir à l'Alhambra, j'allais avoir droit à une véritable claque musicale car l'énergie qui flottait dans l'air était palpable. Tout de suite, j'ai été stupéfait par la puissance et la tenue de la voix de Marina. C'est là que je me suis rendu compte qu'il existait un monde entre les amateurs et les artistes confirmés, je dirais que le charisme qu'ils dégagent est différent. Marina n'était du reste pas loin de casser sa voix à force de mettre tout ce qu'elle avait dans le ventre. De plus, elle agrémentait ses superbes chansons de petites chorégraphies qui ma foi étaient de bonne facture, surtout quand on voit qu'elle portait de hauts talons. J'ai adoré Shampain, i'm not a robot, are you satisfied ? qui sont toutes des hits. Ma chanson favorite paradoxalement est la plus calme de son répertoire, Obsessions, qu'elle interprète seule au clavier. J'aime bien aussi Marina car elle fait un gros effort de présentation en changeant de tenue plusieurs fois durant le concert, elle est très élégante, coquine et elle n'a pas peur d'arborer des coiffes et des lunettes audacieuses. Ce soir là, Marina était vraiment pleine d'énergie, ce que le public avait bien senti et il lui rendait bien en étant parfait du début à la fin. A un moment donné, Marina nous a fait chanter joyeux anniversaire pour sa mère qui était dans la salle sans que celle-ci ne se manifeste par timidité. Je pense qu'elle doit être très fière de sa fille car même s'il y a beaucoup d'artistes féminines dans ce milieu de nos jours, cela ne veut absolument pas dire que cela soit plus facile. Cependant, au vu de la performance de ce soir, on comprend aisément son succès international. La soirée s'est terminée par la chanson Hollywood qui a parachevé le retour triomphal de Marina en France et elle peut désormais goûter à un repos bien mérité. C'est en regardant les grands concerts que l'on voit les moyens gigantesques qui sont déployés lors des tournées, ce sont véritablement des usines à gaz roulantes qui traversent l'Europe, c'est vraiment impressionnant quand on y pense et c'est bien là où se situe le fossé entre les petits groupes et ceux qui sont managés par les grandes maisons de disques. Quand on arrive à passer au-dessus de la barrière, on reçoit beaucoup plus de soutien logistique mais entre contre partie, il y a d'autres obligations professionnelles. Le métier d'artiste est très exigeant.

 

Voilà, le mois de novembre est déjà terminé, il est passé très vite malgré une nette diminution des concerts. Cette baisse de fréquence a eu pour conséquence que j'ai eu bien plus de mal à utiliser mon matériel. S'il y a eu de bons clichés, il y a eu en même temps beaucoup plus de déchets, c'est comme un sportif qui ne s'entraîne pas assez ou ne peut côtoyer le très haut niveau au jour le jour et qui ne peut donc pas réaliser de bonnes performances régulièrement (un peu comme l'équipe de France de rugby). D'un autre côté, les Parlor Snakes et Audrey Vernon à quelques heures d'intervalle m'ont dit qu'ils trouvaient mes photos magnifiques. C'est vrai que mon grand-père était un grand photographe, à l'ancienne, et que j'ai peut-être hérité de quelque chose mais je ne considère pas savoir ce que je fais avec un appareil photo, ou plus précisément, je sens que j'ai déjà atteint un certain pallier et qu'il me faut étudier plus ou que quelqu'un m'enseigne son savoir pour passer au niveau supérieur. Mais bon, pour le moment, je suis déjà content de faire le pseudo-photographe, pseudo-journaliste. Je commence même à contacter les groupes pour demander leur autorisation, je commence à rentrer dans le rang, c'est dire....

Le dernier mois de cette année sera en principe plus calme, un seul concert majeur de prévu avec Blood Red Shoes. Et il commence à faire rudement froid de toute façon, ce n'est pas vraiment un problème pour moi mais plutôt pour le matériel qui est moins réactif à ces températures. Après, il faudra réfléchir s'il ne faudrait pas que je m'inscrive en agence pour photographes mais je n'ai aucune idée de comment cela se passe et avant même cela, il faudrait que je sache si je veux continuer à aller aux concerts dans cette forme actuelle. Si quelqu'un connait des agences, je suis à l'écoute.

 

Le mois prochain, vous verrez le traditionnel volet annuel des plus belles expériences musicales que j'ai vécues au cours des douze derniers mois, pas forcément celles que l'on attendait au départ. C'est à coup sûr l'année la plus chargée que j'ai eue et donc il y aura un certain tri à faire. Mais attention, l'année n'est pas finie, on ne sait jamais s'il n'y aura pas de surprises entre temps.

 

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Published by Haruo Kakinoki - dans concerts
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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 18:11

 

En ce mois d'octobre, l'escalade, elle a eu lieu dans les grèves, dans la tension des négociations et aussi dans les débordements qui y sont fréquemment associés. Et pourtant, toutes ces préoccupations me semblaient bien lointaines même si elles sont très importantes, mais le fait est que j’ai continué ma ballade au gré de concerts et de voyages (mais pour combien de temps encore ?). J'avais dès la fin septembre dans le viseur la date du 21 octobre pour la raison que nous découvrirons très rapidement. Elle a très clairement décidé de la tournure qu'allaient prendre les évènements menant à cette date. Après une escalade, il y a souvent une descente que l'on verra ensuite.

 

En ce mois d'octobre, l'escalade, elle a eu lieu dans les grèves, dans la tension des négociations et aussi dans les débordements qui y sont fréquemment associés. Et pourtant, toutes ces préoccupations me semblaient bien lointaines même si elles sont très importantes, mais le fait est que j’ai continué ma ballade au gré de concerts et de voyages (mais pour combien de temps encore ?). J'avais dès la fin septembre dans le viseur la date du 21 octobre pour la raison que nous découvrirons très rapidement. Elle a très clairement décidé de la tournure qu'allaient prendre les évènements menant à cette date. Après une escalade, il y a souvent une descente que l'on verra ensuite.

 

 

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Lisa Portelli

 

Après quelques jours de calme pour récupérer d'un mois de septembre éprouvant, je reprenais de plus belle la route des concerts avec LISA PORTELLI qui se produisait au buzz de Belleville. Après avoir vu la fin du set de Flip Grater, une chanteuse néozélandaise, j'ai commencé à installer mon matériel devant Lisa Portelli, cependant mon trépied est tombé à quelques centimètres d'elle, c'était une bonne entame de match comme on peut le dire... Le concert fut de bonne facture avec une Lisa Portelli qui est assurément une artiste au talent et au savoir faire rodés sur la route depuis de nombreuses années. Cette soirée avait aussi pour but de rencontrer certains membres du groupe Bats on a swing que j'avais vu à la Péniche Antipode. J'ai été tout de suite bien accueilli et s'en est suivie une discussion très intéressante sur essentiellement la musique des années 60-70 ainsi que mes impressions au sujet de leur prestation. La soirée s'est terminée de manière assez incongrue, en effet, le batteur de Lisa Portelli n'avait plus de batterie, celle de sa voiture s'entend, et nous nous sommes donc retrouvés à pousser la voiture sur le boulevard de Belleville pour la faire démarrer. Cette seule journée, je l'ignorais encore à ce moment là, allait parfaitement résumer ce mois d'octobre : laborieuse, pleine de surprises et au final bien amusante.

 

 

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Lilly Wood and the prick

 

La semaine suivante, je retrouvais le groupe LILLY WOOD AND THE PRICK que j'avais vu le mois dernier en Bretagne. Cette fois-ci, le cadre allait être tout à fait différent car le concert se voulait très intimiste. En effet, c'est au salon musical de l'église Saint Eustache que se déroulait ce concert devant un petit comité d'une centaine de personnes. Petit détail à préciser au passage, après avoir quelque peu senti les limites de mon Canon 500d en faible luminosité, j'avais éprouvé le besoin depuis quelques semaines déjà de changer de calibre et c'est avec une semaine d'avance sur mes prévisions que j'allais acquérir le Canon semi-professionnel 5D Mark II. Autant vous dire que la différence est vraiment palpable tant dans la qualité d'image que dans le confort d'utilisation. C'était donc à ce concert de Lilly Wood and the Prick que le nouveau membre de l'équipe allait faire son baptême du feu. Pour être honnête, je n'étais pas plus excité que cela à l'idée de revoir Lilly Wood. Les concerts auxquels j'avais assistés avaient été plaisants mais sans me transporter plus que cela, toutefois, j'y allais dans l'esprit de travailler avec mon nouvel appareil photo. Et surprise, j'ai beaucoup plus apprécié le groupe dans sa configuration toute acoustique, les chansons avaient un son bien plus rempli et chaleureux. De plus, Nili la chanteuse, qui était un peu malade, devait par conséquent chercher sa voix un peu plus loin en elle que d'habitude. C'était en fin de compte une belle soirée dans un cadre superbe et atypique. Vous pouvez regarder ici Hopeless kids

 

 

 

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Mini Europe

 

Deux jours plus tard, je repartais vers Bruxelles. En arrivant, je me dirigeais vers Mini-Europe, l'équivalent de France Miniature. J'étais d'abord frappé de voir que l'îlot de Bruxelles francophone est totalement encerclé par le pays flamand. C'est pour ainsi dire 2 peuples différents qui ne cessent de s'entredéchirer depuis quelque temps et au vu de la situation, la scission pourrait très bien arriver plus tôt qu'on ne le pense, ce qui serait à coup sûr dommageable pour l'image de l'union européenne et plus important encore pour sa stabilité même : le pays où siègent les députés européens se séparent en deux, ce serait un comble voire un désastre avec des conséquences imprévisibles.... Pour le moment, voyons Mini-Europe. Au cours d'une matinée bien froide, je me suis baladé au milieu des reproductions en miniature de la Tour Eiffel, de Big Ben et de la tour de Pise, entre autres. L'ensemble est très bien fait, très réaliste. il y avait même une équipe de journalistes belges francophones qui tournait une petite séquence au milieu du parc.

 

 

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Z Berg de The Like

 

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Laena Geronimo

 

Ce voyage belge avait bien entendu un but musical. J'ai pris cette journée de vacances pour aller voir le groupe californien THE LIKE, un quatuor de demoiselles qui jouent une musique aux accents Beatles très prononcés. Le concert se déroulait dans une salle que je connais bien, la Rotonde. En étant arrivé bien en avance, je prenais place au premier rang et je voyais le public flamand et wallon entrer lentement mais surement. A 21 heures, les quatre jolies demoiselles entraient sur scène et démarraient avec un Catch me if you can qui annonçait bien la couleur : une sonorité très sixties que je croyais à tout jamais oubliée avec de très belles harmonies. Le concert a paru passer à la vitesse de la lumière et cela s'explique un peu par le fait que les chansons, à l'image de celles interprétées par les Beatles, sont très concises et efficaces. La chanteuse Z Berg est très charmante mais c'est pourtant vers la bassiste que mon attention était tournée. J'ai vraiment adoré son style sur scène avec ses vêtements rétro et sa jolie coiffure. Le groupe a terminé son concert avec une brillante reprise de Let's spend the night together des Rolling Stones et a tout de suite rencontré ses fans.

 

 


 

 

 

Je suis allé voir notamment Laeana Geronimo la bassiste qui m'a tant impressionné et elle a été tout simplement adorable en me remerciant chaleureusement d'être venu spécialement de Paris pour les voir. Je l'ai trouvé très douce et amicale. Paradoxalement, je n'ai pas pu voir le groupe qui jouait au Nouveau Casino le soir suivant car je finissais le travail trop tard. Sinon, pendant que je faisais mon paparazzi, un belge francophone m'a demandé pour quel magazine je travaillais, je le regardais avec de gros yeux lui répondant que j'étais juste un touriste et un amateur. Il dit qu'il m'a posé la question car je faisais vraiment professionnel. Je dirais juste qu'il y a une grosse différence entre les professionnels et moi, eux savent ceux qu'ils font, moi je donne l'impression de savoir ce que je fais. Bien entendu, j'aurais dû inventer quelque chose, dire que je travaillais pour tel ou tel webzine que je consulte assez régulièrement en ce moment...

 

Deux jours plus tard, toujours dans mon côté dénicheur d'artistes que personne ne connaît encore, je suis allé voir VIRGINIE, une jeune chanteuse de province mais j'ignore exactement d'où, que j'ai entendue par hasard sur My Major Company. Sa voix avait éveillé ma curiosité, c'est donc tout naturellement que je me suis rendu au Shannon River pour la voir chanter. Elle a montré une grande endurance car elle a joué quelque chose comme deux heures et demie avec une mi-temps (il y avait du reste Barcelone-Valence sur les grands écrans). J'ai bien aimé sa prestation, elle a fait un bon mélange de ses propres chansons et de reprises comme Let It Be des Beatles, d'After tonight d'un artiste que j'adore, Justin Nozuka, et beaucoup d'autres encore.

 

 

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Julie Peel

 

Un peu plus tard, au milieu de la période de grèves, je retournais à l'International pour voir une autre jeune chanteuse que j'avais vue en juillet, JULIE PEEL. J'avais beaucoup aimé son concert et son album. Julie Peel était à la fin de sa tournée qui l'a emmenée en Espagne, en Norvège et en Angleterre et elle allait s'embarquer ensuite dans une tournée américaine où elle réside désormais (Brooklyn, New York). Pour une fois, je ne trouvais pas mes marques et comme Julie a joué un set relativement court, j'ai donc eu l'impression d'être passé complètement à côté de mon sujet. Mis à part cela, Julie a vraiment une voix et des chansons charmantes comme Living in a movie ou Sister (désolé pas de vidéo car son label ne veut pas, j'ai filmé avec son autorisation mais les vidéos resteront dans les archives). Je ne restais pas pour voir les 2 autres groupes qui suivaient pour la simple et bonne raison que je repartais dès le lendemain matin vers....

 

 

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Tom Williams and the boat

 

....Londres pour revoir le très sympathique groupe anglais, TOM WILLIAMS AND THE BOAT. Ils se produisaient dans un pub où j'aime bien aller, le Flowerpot un peu au Nord du quartier très animé de Camden Town mais qui, j'ai appris très récemment, va fermer ses portes. En première partie, il y avait le groupe Ay Ducane que je connaissais car je les avais vus au Troubadour à Londres en mai dernier. Cela m'a vraiment mis de bon poil car j'avais vraiment bien apprécié leurs chansons. C'est une chose de connaître les petits groupes qui sont en tête d'affiche mais c'en est une autre de connaître aussi les premières parties ! J'ai ainsi pu faire chauffer mon Canon et trouver les bons réglages. J'observais aussi le public qui se faisait de plus en plus nombreux, ce qui était une surprise mais pas tant que cela car quelques jours auparavant, lors d'une émission radio qui avaient pour invités Mumford and Sons et l'extraordinaire Laura Marling, ceux-ci avaient choisi des morceaux à diffuser dont le nouveau single de Tom Williams and the Boat. C'était à coup sûr un bon moyen de se faire écouter d'un large public et cela s'est en effet traduit par une grosse affluence au Flowerpot. Avant le concert, Tom Williams est venu me saluer et je lui disais que j'étais très content d'être déjà de retour pour voir son groupe. L'atmosphère du concert allait être totalement différente de celle du mois dernier, là, le groupe était au grand complet et le son allait être beaucoup plus massif à mon grand bonheur. Tom Willams and the Boat a pris la scène devant un parterre de fans mais aussi de curieux et ils ont vraiment enflammé la salle de leur folk enthousiaste à l'anglaise. Tom Williams a très bien chanté de cette voix claire et chaleureuse, très bien secondé par une Geri des grands soirs au violon et aussi au saxophone sur la meilleure chanson du groupe, en tout cas ma préférée, 90mph.

 

 

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Geri Holton

 

Cela me fait penser que je devrais écrire un article sur les violonistes car ce sont véritablement eux en ce moment qui font la différence entre des groupes ordinaires et des groupes d'exception. Pour preuve mes trois groupes anglais préférés comptent tous un(e) violoniste dans leurs rangs (Richard Jones de Kill It Kid, Geri Holton de Tom Williams and the Boat et surtout la fantastique Harriet de Los Campesinos!). L'ambiance était très plaisante et cela se voyait sur les visages des membres du groupe qui appréciaient l'accueil de leurs nombreux nouveaux fans. Après leur superbe prestation, Tom m'a confié qu'il était très content du déroulement du concert et du fait que je sois revenu spécialement de France, ce qui me faisait évidemment très plaisir. Pour ma part, je trouve qu'ils sont très méritants et c'est tout naturellement que je leur offrais mon soutien. Pour l'année prochaine, j'aimerais bien passer plus qu'une journée en Angleterre pour faire une tournée combinée avec Tom Williams and the Boat, Los Campesinos! notamment mais on est encore très loin et il faudrait un bon concours de circonstances pour que cela arrive.

 

 

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Bats on a swing

 

J'arrivais finalement au jour J, le 21 octobre pour le concert de BATS ON A SWING à l'Espace B. La raison pour laquelle je voulais ardemment acquérir mon nouvel appareil photo était ce concert en particulier, pour le super groupe qu'est Bats on a swing, mais aussi parce que l'Espace B est une petite salle de concert très sombre et c'est donc logiquement que j'allais sortir l'artillerie lourde. En bref, tout ce qui a précédé n'a aucune signification ou presque sans ce concert. C'est un peu comme une partie d'échecs où l'on voit le sens de toutes les décisions et sacrifices juste avant le coup final. Mais tout d'abord, il a fallu pour moi arriver à temps à l'Espace B après une journée assez laborieuse au travail. J'ai donc cavalé joyeusement dans les couloirs de métro pour enfin atteindre la salle de concert. Je suis arrivé à la toute fin du set de Zo, dommage parce qu'il avait très bien joué sur la péniche Antipode. Une chose que j'ai remarquée d'entrée était l'horrible lumière rouge qui est l'ennemi public numéro 1 des photographes car elle a tendance à brûler tout simplement les clichés. C'était donc avec un intérêt particulier que je m'attelais à la tâche qui consistait à trouver de bons réglages lors du set des Black Box Mountain. Ils ont joué un set assez plaisant, j'ai notamment bien aimé leur dernière chanson. Je ne me souviens de pas grand chose d'autre car j'étais très affairé à tester différents options sur mon appareil pour finalement trouver une combinaison qui me permettrait d'affronter les lumières de la salle qui me narguaient de leur rouge le plus vif. Ma volonté et mon endurance (j'étais venu bien sûr sans manger comme il est de coutume) allaient être mises à l'épreuve.

 

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Damien écrit les chansons

 

L'heure était arrivée. BATS ON A SWING a commencé par l'intimiste Sad Country sur laquelle on entendait déjà tous les éléments caractéristiques du groupe : les tendres voix de Louise et de Marine qui se marient merveilleusement bien, une rythmique acoustique d'apparence paisible mais qui recèle de nombreuses subtilités dans les mélodies et un violon parfois imprévisible (à l'image des déplacements du brillant instrumentiste) mais toujours juste.

Sur ce morceau d'introduction, Marine se distingue à la flûte traversière qui me faisait rappeler certains passages mélancoliques de chansons des Beatles (Strawberry Fields par exemple). La faible luminosité régnant dans la salle va indirectement faire que Marine, positionnée au centre de la scène et de par sa chevelure blonde, va rayonner durant tout le concert. Après quelques ajustements, les Bats on a swing ont offert une fois de plus une très belle performance malgré une ambiance parfois un peu terne et des problèmes de pieds de micro. Mais qu'à cela ne tienne, c'est justement lors de ces concerts où tout n'est pas parfait que l'on apprend le métier, à gérer les éléments et à faire ces petits ajustements qui font toute la différence. Il va sans dire que j'ai beaucoup apprécié leurs chansons dont je deviens de plus en plus familier avec les classiques du groupe tels que le très agréable Cosmic Shambles à la mélodie et aux harmonies qui sont réminiscentes d'une certaine Carole King, Little Science qui est l'une de mes favorites, avec notamment son refrain entêtant et la partie de glockenspiel. Hell of a mambo est pour la composition la plus réussie du groupe et aussi celle qui doit être la plus intéressante à filmer. En effet, dans ce morceau très organique, chaque membre semble prendre à tour de rôle la parole. A savoir, l'introduction galactique de Marine sur son clavier bien en adéquation avec les paroles de la chanson, Etienne au violon durant des interludes musicaux vraiment bien inspirés, Damien et Yann, à la guitare et à la basse respectivement sur une variation mélodique très jazzy au cours du 2ème couplet et pour finir Michel à la batterie et Louise aux petites percussions qui donnent ce caractère si entraînant et unique à cette remarquable chanson.

 


 

 


 

 


Ce soir là, Bats on a swing n'a pas hésité à prendre des risques et à tester une nouvelle chanson intrigante, The Hexangle, aux accents irlandais bienvenus. Don't Come Away, d'habitude une petite ballade dont on peut tranquillement murmurer la mélodie, a eu droit à un réarrangement que le groupe The Cure n'aurait pas renié. Mais c'est pourtant bien la chanson Jéricho qui fut le point d'orgue de la soirée. On croirait entendre Led Zeppelin à certains moments durant la mélodie. Louise prend en charge la majorité du chant avec ce mélange de douceur et d'intensité tandis que les harmonies sont brillamment assurées par Marine et Damien qui au passage orne la chanson d'interventions toutes en subtilité à la guitare acoustique. Au milieu de ce morceau se trouve une partie instrumentale où s'entremêlent flûte traversière et violon pour un moment délicieusement aérien et ondulant.

En guise de conclusion, Bats on a swing a terminé son concert comme à son habitude avec le dynamique Glorious Absence. Louise et Marine poussent leurs cordes vocales à leurs limites tandis qu'il n'y a qu'à regarder Etienne au violon pour comprendre le rythme de la chanson. Glorious Absence est ponctuée de breaks incisifs que le groupe utilisent pour repartir de plus belle dans son galop final.

 

 

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photo de groupe

 

Au final, ce concert a été joué dans des conditions pas faciles au niveau du son, du matériel et aussi du public (et pour ma part, au niveau des lumières) mais c'était une bonne occasion de voir la cohésion du groupe qui a su se montrer opiniâtre et inspiré pour offrir une prestation de qualité et qui n'a fait que de renforcer mon attachement pour ce groupe qui en plus d'être doué musicalement est très sympathique et ouvert avec ses fans. C'est donc naturellement que j'ai aussi donné mon maximum pour capter au mieux les expressions de chaque membre du groupe, j'étais assez frustré d'avoir à évoluer sous la lumière rouge qui rend la vie si difficile et par conséquent moyennement satisfait par le résultat final des photographies. Cependant, c'était sans aucun doute une étape importante car jusqu'à présent j'avais toujours été sans réponse adéquate dans ce genre de situation mais désormais je sais que je peux m'en sortir avec des photos décentes.

Après le concert, nous avons pu tous ensemble partager une petite boîte de délicieux chocolats, un très bon moment pour clôturer une longue et belle journée. Vivement le prochain concert de mes chauves-souris préférées.

 

 

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Joyce Jonathan à la Cigale

 

Alors que je commençais à baisser de pied physiquement vers cette fin d'octobre où psychologiquement j'attendais déjà de passer à novembre, je retrouvais le mercredi 27 octobre l'adorable JOYCE JONATHAN à la Cigale. Je suis arrivé après sans doute le premier tiers de son concert, la salle était bien pleine et j'avais dû mal à trouver une place d'où je pouvais voir Joyce. C'était cependant un grand plaisir d'entendre à nouveau sa magnifique voix dans cette prestigieuse arène. Comme au Café de la danse en avril dernier, Joyce chantait avec tendresse voire une certaine timidité et c'est pourquoi tant de gens l'apprécient : une fille humble et talentueuse. Je suis arrivé tout de même à temps pour entendre ma chanson favorite, Bien trop simple, sur laquelle Joyce chante d'une voix réellement déchirante mais je n'ai pas pu la filmer car j'étais derrière une forêt de gens. L'atmosphère de concert était un peu bizarre ou tout simplement intime car les gens n'osaient pas trop se manifester alors que paradoxalement j'étais bien dans le concert malgré le manque d'allant initial pour me déplacer jusqu'à la Cigale. J'ai entendu de très bonnes versions des chansons Le Piège et Au Bar avant qu'un invité surprise ne fasse son apparition lors du rappel avec ni plus ni moins que Louis Bertignac en personne. Tous deux ont chanté à la joie de tout le public une chanson légendaire, Cendrillon. Sur le morceau suivant, j'ai particulièrement apprécié le toucher de guitare de Louis Bertignac lors d'un superbe solo. Pour finir en beauté, Joyce a interprété une chanson que l'on entend énormément en ce moment à la radio, Je ne sais pas, sur laquelle le public s'est enfin mis à claper des mains. C'était beau de voir Joyce sourire en entendant le public chanter ce refrain imparable, elle est certainement en train de devenir une égérie pour le public français en raison de sa fraîcheur, de sa spontanéité mais aussi de cette timidité qui la rend si humaine et donc si proche de ses fans. Pour l'avoir rencontrée brièvement au Café de la danse, je suis content de voir qu'elle est restée elle-même. C'est donc avec une bonne envie que je regarde déjà vers avril 2011 où Joyce Jonathan investira l'Olympia en tant que tête d'affiche après avoir assuré plusieurs premières parties dans cette salle mythique et cette fois-ci j'arriverai à l'heure !

 

 

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Vincent Léoty 

 

Par une étrange coïncidence, je voyais à peine trois jours plus tard VINCENT LEOTY au Sentier des Halles qui avait justement ouvert pour Joyce Jonathan lors de son concert au Café de la danse. J'avais notamment retenu son interprétation acoustique de Nothing Else Matters de Metallica et c'était donc avec entrain que j'allais voir ce concert. Juste avant se produisait la comédienne Audrey Vernon dont j'avais pu apprécier le spectacle le mois dernier. Tandis que j'attendais de pouvoir rentrer, elle est sortie de la salle, jolie et élancée et disait au revoir à des amis qui avaient fait le déplacement. Je me faisais discret car je lui avais dit que je la reverrai (en décembre probablement) avec les photos que j'avais prises mais comme là je ne les avais pas, je suis resté tranquillement dans l'ombre. Place à Vincent Léoty. Accompagné cette fois-ci de son groupe, Vincent a enchanté par son enthousiasme, sa bonne humeur et surtout sa puissante voix le Sentier des Halles. Il évolue dans le registre folk, chanson française au rythme bien enlevé. J'ai reconnu quelques titres qu'il avait chantés en avril dernier mais il n'a pas joué la chanson de Metallica, sans regret pour autant parce que ses propres chansons valent largement le détour, je citerai notamment la chanson qu'il a écrite pour sa fille de quelques mois "mon petit bout". Ce fut une prestation réussie bien qu'un peu courte. Je suis reparti aussitôt après et bien m'en a pris car j'ai pu attraper le dernier RER.

 

 

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Flip Grater

 

Pour le dernier concert du mois d'octobre, j'ai fini par là où j'avais commencé, avec FLIP GRATER que j'avais entrevue au Buzz quelques semaines auparavant. Flip jouait une dernière fois à Paris avant de repartir pour la Nouvelle Zélande. Je ne m'en étais pas rendu compte la première fois mais Flip a une voix qui est assez comparable à celle de Priscilla Ahn ou encore Mat Hilde, c'est-à-dire très douce, très tendre et parfaite pour chanter des petites ballades. Flip jouait aux Pères Populaires, un petit café près du métro Buzenval. A l'intérieur, c'était convivial, assez mal éclairé, il y avait même des Kiwis et le son n'était pas vraiment au rendez-vous mais malgré tout j'ai bien aimé son petit concert qu'elle a joué toute seule à la guitare. Avec les Australiens, j'étais assez habitué à entendre de sacrés accents mais avec Flip la néozélandaise, c'était compréhensible sans faire d'efforts particuliers. Avec ce concert s'achevait la tournée d'octobre ainsi qu'une certaine manière d'appréhender les concerts, plus de précisions un peu plus loin.

 

 

Réflexion

Comme l'a montré le déroulement des évènements, mon escalade a eu lieu sur le point de vue logistique avec l'acquisition d'une merveille d'appareil photo, le Canon 5D. Beaucoup disent que c'est le photographe qui fait la photo et non le matériel, il faut tout de même reconnaître que le matériel utilisé influe énormément sur la qualité d'image. Si les résultats sont souvent sensationnels avec un peu de pratique, il faut toutefois être prêt à transporter le matériel, c'est-à-dire environ 4 kilos, aux quatre coins de la capitale, voire à l'étranger. C'est très intéressant mais aussi contraignant par certains points. Dès lors, j'ai l'impression d'être arrivé à la croisée des chemins après trois années sur la route à soutenir mes groupes préférées un peu partout dans le monde, à visiter pour l'occasion des lieux où je n'aurais jamais mis les pieds autrement (Portugal, les Caraïbes, Minnesota). Quand je fais défiler tous mes souvenirs de voyages, c'est avec une certaine stupéfaction que je me dis que j'ai "survécu" à tant de concerts, d'hôtels et de déplacements en train ou par les airs, à mon avis. Il y a aussi ce côté paradoxal d'avoir été, loin de mes bases, aux Etats-Unis pour voir une artiste qui m'a redonné envie d'écouter de la musique (Brandi Carlile) ainsi que de poursuivre l'aventure sur diverses tournées puis de découvrir ce qui se passait sur la scène musicale britannique pour finalement apprécier les très bons groupes locaux français qui n'ont en fin de compte pas grand chose à envier à leurs homologues anglo-saxons. On pense toujours que l'herbe est plus verte chez le voisin alors qu'il suffit souvent de chercher un petit peu pour découvrir des trésors à deux pas de nos portes. D'un autre côté, j'aurai toujours cette reconnaissance envers des groupes comme Brandi Carlile qui m'ont donné l'envie de voyager, d'être curieux et finalement de rester humble devant ce que peut nous réserver la vie. Pour décrire rapidement, il y a eu cette phase entièrement dédiée à Brandi Carlile puis peu à peu, je découvrais de nouveaux artistes et parallèlement cela me permettait de voyager, c'était la phase d'élargissement et de diversification et maintenant, après tant de dispersion enrichissante mais peu économique sur beaucoup de points, je ressens le besoin de me focaliser désormais sur les groupes que j'apprécie le plus, ne serait-ce que pour me réserver physiquement et, crise oblige, financièrement. C'est cela que j'appelle la descente, la rupture avec cette intense période de voyages un peu à tort et à travers il faut le reconnaître. Il est clair que le rêve est terminé et que les concerts dans leur forme actuelle, c'est-à-dire avec tout le matériel à emmener et à déployer à chaque fois, touchent à leur fin. Désormais, cela sera beaucoup plus sélectif. Je ressens beaucoup de gratitude pour toutes les expériences vécues qui pour la plupart ont été extraordinaires, pour toutes les personnes que j'ai rencontrées. Pour autant, je ne cache pas que c'était devenu de plus en plus difficile de voyager de façon si fréquente en terre étrangère. Moi qui n'étais pas à l'origine un grand voyageur je n'aurais jamais pensé accomplir autant de kilomètres, encore moins des voyages surprises de 6000 kilomètres (ben voyons !) qui ont marché parfaitement soit dit en passant ! (Minnesota 2008 et 2009) Mais il y a un moment où le corps humain décline, c'est donc en toute logique que les déplacements vers l'Angleterre et a fortiori les Etats-Unis vont grandement se raréfier. Mais comme je l'ai dit, j'ai découvert d'excellents groupes français que j'aimerai continuer à suivre et à soutenir. Mon esprit est tourné vers eux désormais.

 

 

Il y a un phénomène qui s'est produit assez fréquemment ces derniers mois et qui m'a intrigué, c'était la perte de notion du temps. Cela s'est manifesté notamment juste après les petits voyages d'un jour à Londres et à Bruxelles. De façon inexpliquée, j'avais toujours l'impression d'être en décalage d'une journée par rapport à tout le monde. Cela m'était arrivé auparavant mais seulement après une longue période, en gros plus d'une semaine, en dehors de mon cadre habituel. J'attribuerai juste cela à la relative proximité dans le temps de mes quelques voyages en Eurostar et Thalys et que je me retrouve en quelque sorte dans une sorte de tourbillon, tout se passe intensément et c'est par conséquent difficile d'avoir une prise réelle sur le temps qui passe. J'avais parfois l'impression de voyager dans le temps...

 

 

Un petit avis général sur les concerts que j'ai vus. Après un été rempli de groupes qui jouaient avec des samplers et autres pistes préenregistrées, j'ai été content de voir des groupes au complet jouer d'une multitude d'instruments. Autant cette tendance à l'électronisation est due aux progrès techniques ainsi qu'à la crise économique qui oblige à réduire les coûts, autant celle-ci peut se faire au détriment de la musique avec une perte d'âme et de surprises. Moi qui aime les instrumentistes par dessus tout, je commençais à me lasser de ces samplers et au contraire je me réjouissais de voir des groupes qui transportent tout leur matériel pour en véritablement tirer un son sincère et vrai. C'est pourquoi il me semble important de soutenir ces groupes en particulier parce qu'ils jouent le type de musique que je voudrais savoir jouer et surtout que j'adore entendre.

 

 

Novembre est déjà là avec ses jours froids qui vont peu à peu geler le programme des concerts mais ce n'est pas un mal parce que je pourrais être plus frais pour ceux auxquels j'irai. Je citerai notamment Marina and the Diamonds à l'Alhambra et Bats on a swing à la Loge. A bientôt !

 

 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 17:36

 

Ce mois de septembre était très attendu au tournant, c'était en effet celui le plus chargé en concerts et en visites de musées. En étant arrivé à son terme sans trop d'encombres, je peux dire que je suis assez soulagé que cela se soit ma foi assez bien passé. Ce mois fut riche en nouveaux groupes mais aussi en retrouvailles, il me laisse cependant perplexe par rapport à la suite à donner pour ce qui concerne la photographie de concert.

 

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June Lullaby

 

Mon groupe préféré du moment est sans conteste JUNE LULLABY, un groupe français que, si vous vous rappelez, j'avais découvert au Réservoir en juillet. Je les retrouvais donc au Be There sur l'île Saint Louis. Ce petit café a l'inconvénient d'être très sombre à l'intérieur, du coup j'ai eu les pires difficultés à prendre de bons clichés mais ce sont dans les conditions les plus dures que l'on tire le meilleur du matériel à disposition et curieusement, je pense avoir réussi à capter de belles expressions. En tout cas, c'était un réel plaisir que de revoir ce groupe aux chansons envoutantes.

 

 

Le jour suivant, je me rendais aux Trois Baudets, une salle de concert bien connue dans Pigalle pour voir une artiste qui monte : MARIE ESPINOSA. Je ne devais pas la voir au départ car l'heure du concert ne me convenait pas mais le matin même, elle indiquait sur son facebook que son concert avait été reculé et me voilà dans la ligne 12 du métro, direction Pigalle. J'ai bien aimé ses chansons, sa voix et surtout son côté impertinent. Après sa prestation, je me suis permis de lui répéter ce que je pensais, c'est-à-dire son côté espiègle et à ma grande surprise, elle a acquiescé ! En somme, elle a du talent et un caractère bien trempé, je ne sais pas si je la reverrai un jour mais elle a de l'avenir.

 

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The Barettes

 

Le samedi 4, je retrouvais le café le Vieux Léon ainsi que les BARETTES, un adorable duo d'américaines. C'est un peu comme si on entendait Sara Bareilles (qui vient juste de sortir un magnifique album du reste) à la guitare : de l'enthousiasme et du rythme dans les chansons. j'ai débarqué en début de concert et en voyant tout mon matériel, elles en ont déduit que j'étais le photographe du Sentier des Halles. J'ai pu discuter avec elles en français et en anglais et elles sont vraiment très gentilles et presque françaises !

 

Il y a eu ensuite une petite pause de deux semaines pour se préparer à des vacances qui s'annonçaient très chargées et aussi en raison de grèves qui allaient m'inciter à ne pas trop m'aventurer au dehors.

 

 

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Zazie

 

Les choses sérieuses ont recommencé le 22 septembre. La chanteuse ZAZIE, à l'occasion de la sortie de son nouvel album, rencontrait ses fans à la Fnac Montparnasse. Elle a répondu à un certain nombre de questions quant à la réalisation de ses chansons et à la tournée qui va suivre avec pas moins de 7 dates à l'Olympia... De mon côté, je dois dire que je ne connais rien à sa musique, j'y suis allé en tant que curieux et j'ai vu à quel point Zazie était populaire mais aussi totalement humble et les pieds sur terre.

 

Le soir même, je continuais avec un double concert au Buzz de Belleville, une nouvelle petite salle dans ce quartier très cosmopolite. A l'affiche, MILKYMEE, de son vrai nom Emilie Hanak, qui a vraiment très bien chanté seule à la guitare ou accompagné de son frère sur la dernière chanson. Elle a une très jolie voix, en même temps douce mais aussi un peu grave voire éraillée par moments. Elle est de surcroit très sympa. Vous pouvez voir un petit aperçu juste en dessous.

 


 

 

 

 

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June et Lula

 

Le groupe JUNE ET LULA a ensuite offert une prestation convaincante. La guitariste a des influences blues dans ses accords ce qui n'est pas pour me déplaire. Son maquillage autour de ses yeux me faisait penser qu'elle était endormie même si elle était tout à fait dans le bon tempo. Sa comparse, grande et élancée me rappelait étrangement l'actrice anglaise Keira Knightley. Ensemble, elles sont en train de parcourir la France pour faire découvrir leurs chansons qui s'articulent comme on peut s'y attendre autour de leurs superbes voix, avec notamment un très beau passage a capella.

 

 

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Marine de Bats on a swing

 

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Louise de Bats on a swing

 

Le jour suivant, comme il faut bien diversifier les lieux, rendez-vous sur la Péniche Antipode près de la Villette pour le concert de BATS ON A SWING. Je ne connaissais pour ainsi dire là aussi quasiment rien à ce groupe à part quelques bribes de morceaux qui m'avaient tout de même bien intéressé. C'était comme aller dans l'inconnu, un jour de grève qui plus est. Je dois dire que la péniche est remarquablement stable mais j'ai quand même eu le mal de mer. Heureusement j'avais un comprimé de Nautamine que j'avais judicieusement pris avec moi au cas où. Le concert a vraiment été bien, il semblait qu'il y avait beaucoup d'amis du groupe et j'avais l'impression d'être l'un des seuls curieux qui se soit aventuré ici mais peut-être que ce n'était pas du tout le cas. Quoi qu'il en soit, j'ai vu et entendu beaucoup de bonnes choses, à commencer par les deux chanteuses Louise et Marine qui sont aussi aux claviers voire à la flûte traversière mais aussi le violoniste qui a été très remuant et inspiré. J'ai remarqué que les instruments à corde étaient vraiment importants car un solo joué sur une guitare peut paraître relativement banal alors que sur un violon, il peut vraiment prendre une autre dimension. En tout, ils sont six sur scène et on sent beaucoup de cohésion, je suis toujours impressionné avec les groupes composées de nombreux membres qui jouent bien ensemble. Du fait de la pléthore de musiciens et d'instruments sur scène, il n'était pas facile de trouver le bon angle pour filmer et photographier d'autant plus que je n'avais pas eu à disposition de photos ou de vidéos avant d'aller au concert mais prendre des clichés du batteur en passant entre les deux claviers de Louise était intéressant. Il faut de toute manière pour un photographe s'adapter à son environnement et tirer profit de certains éléments qui au départ peuvent paraître relativement gênants. En tout cas, j'ai hâte de revoir le groupe en concert. J'espère le 21 octobre à l'Espace B.

 


 

 


 

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Audrey Vernon

 

Une fois n'est pas coutume, je suis allé le lendemain au Sentier des Halles non pas pour un concert mais pour un one-man show ou plutôt un one-woman show en l'occurrence car c'était la speakerine de Canal + AUDREY VERNON qui présentait son spectacle intitulé "Comment épouser un milliardaire". Après un début de représentation sur un rythme un peu bizarre avec Audrey qui a rejoint la scène en passant derrière nous, elle a réussi l'exploit d'insérer des termes très glamours comme microprocesseur, béton, bas salaires dans son monologue et de nous faire rire avec. J'ai adoré son côté pétillant et décalé qui avait été remarqué lors de son passage sur Canal +. Ce n'est pas un spectacle où l'on rit aux éclats, c'est plutôt sourire en coin car il est en fait rempli de subtilités et de références qui dénotent le travail en profondeur qu'a effectué Audrey Vernon en trois ans d'après ce que j'ai lu avec une lecture exhaustive du Figaro économique. Après ce très bon moment, quelques personnes attendaient Audrey pour la rencontrer. Quand ce fut mon tour, elle m'a dit qu'elle m'avait remarqué avec mon appareil photo et qu'elle espérait bien voir quelques clichés. C'est alors que je lui ai dit que j'avais beaucoup apprécié son spectacle et que j'irai la revoir un peu plus tard cette année car c'est une comédienne de qualité.

 

 

Deux jours plus tard, direction Londres (encore ?!?). C'est encore l'un de ces voyages pour découvrir des groupes que personne ne connaît, pas même les locaux. J'arrivais assez tôt au Boogaloo dans le Nord de Londres pour voir les groupes qui jouaient avant celui que j'étais venu voir. Il y a eu notamment ALICE WATTS, une jeune chanteuse anglaise qui porte toujours un chapeau sur scène. J'ai trouvé sa voix agréable, les chansons étaient moyennes mais se laissaient écouter. Elle a notamment joué une chanson que j'avais l'habitude d'écouter avant les concerts de Brandi Carlile en tant que musique d'ambiance. Après qu'elle eut fini, elle passait au milieu des gens pour faire signer la mailing list j'imagine, par contre elle n'est pas venue me voir alors que j'étais au premier rang et bien visible avec tout mon matériel déployé. Je trouve ça bizarre mas d'un autre côté, je ne suis pas allé la voir non plus alors on est à égalité.

 

 

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Tom Williams


Le groupe TOM WILLIAMS AND THE BOAT est arrivé après avoir conduit durant trois heures en venant du Kent. Je ne sais plus comment j'ai découvert le groupe mais je peux dire que dès les premières écoutes, j'ai adoré la voix du chanteur et la folk entraînante que joue ce groupe assez méconnu outre-Manche mais qui est en train de bien émerger. J'attendais notamment la chanson 90mph qui est pour moi leur meilleure composition à ce jour. Ils jouaient un show acoustique, ce qui fait qu'il manquait deux membres du groupe mais ce n'était pas bien grave car les quatre sonnaient remarquablement bien. Le chanteur a un petit air de jeune Bob Dylan au passage. Après le petit concert, je suis allé leur parler deux minutes et ils avaient du mal à croire que j'étais venu exprès de France pour les voir mais c'était bien le cas. Le soir même, je décidais de revoir le groupe dans quelques semaines au Flowerpot.

 

 

Le lendemain, pas de concert mais un dîner dans un excellent restaurant français de Londres, Almeida. J'ai pris une assiette de charcuterie en entrée et surtout une belle dorade. Le repas était très bon et les serveurs étaient des français donc je ne m'embarrassais même pas à parler en anglais. Pour finir, j'ai pris deux desserts, une crème brûlée (mon dessert traditionnel quand il n'y a pas de nougat glacé) et une mousse à la framboise. Bonne soirée.

 

Retour à Paris et on repart à L'international pour voir un petit groupe que j'avais déjà vu, TWICE. J'aime bien la chanteuse car elle me fait penser à une Mick Jagger au féminin. Elle chante bien et surtout elle est très drôle. Par ailleurs, j'ai été aussi beaucoup plus impressionné par le groupe qui a joué avant Twice, John Doe's unbelievable suicide je crois. C'est un duo de deux jeunes gars avec guitare et batterie et il doit y avoir un sampler quelque part. Les mélodies, les chansons étaient vraiment incroyables. C'était fluide, atmosphérique et puissant. A suivre de près.

 

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la fantastique BABET

 

Depuis quelque temps, je cherche si la Fnac fait des showcases intéressants et c'est désormais une habitude, je suis allé voir une certaine artiste du nom de BABET qui la veille de son showcase m'était totalement inconnue, enfin c'était ce que je croyais. Il y a quelques chose comme douze ans j'avais remarqué au sein du groupe DIONYSOS une violoniste qui répondait au nom d'Elisabeth Ferrer à l'époque et grande fut ma surprise de voir avant d'aller à la Fnac Saint Lazare sur son myspace sa discographie. Soudain je compris que la violoniste de Dionysos et Babet n'était qu'une seule et même personne. J'allais enfin la rencontrer. Babet a d'abord joué quatre chansons de son nouvel album Piano Monstre avant de projeter un petit film racontant la réalisation de son opus. Avant même qu'elle n'ait commencé à chanter, j'étais charmé par son accent qui me semblait hispanique. Elle a ensuite embrayé sur la merveilleuse chanson Je pense à nous. Tout le monde, y compris de jeunes enfants qui dansaient devant Babet, appréciait les chansons de cette superbe artiste. On reconnait un arbre à ses fruits et dans le cas de Babet, on sent une personne enthousiaste, généreuse en plus d'être infiniment talentueuse. Durant la projection du film, je me rappelle de séquences pendant lesquelles on voyait les musiciens en train d'enregistrer avec les casques sur les oreilles, ce qui ne manquait pas d'évoquer les Beatles du milieu des années 60. Il y avait aussi une séquence amusante pour moi où l'on voyait Babet interpréter ses chansons en version japonaise avec un très bon accent, ce qui me laissait très intrigué. Cela demandait une petite investigation.

Après cela, chacun a acheté son nouvel album pour la séance de dédicaces. Au début, je prenais des photos de ceux qui passaient avant moi puis quand vint mon tour (en tout dernier bien sûr), je ne perdais pas de temps et je lui demandais immédiatement quand elle avait appris le japonais. C'est alors qu'elle s'est animée (et pourtant, c'est déjà quelqu'un de très actif) et c'est à peine si j'ai pu en placer une par la suite car elle parlait sans discontinuer ! Elle est allée au Japon l'année dernière car elle a eu sa Sacem. Il y a des échanges culturels entre la France et le Japon et il y a des artistes comme Babet mais aussi Milkymee qui partent quelques mois là bas pour collaborer avec des artistes japonais et il est clair que c'est une expérience qui l'a beaucoup marquée car elle en parlait avant tant d'enthousiasme. J'espère vivement la voir pour un vrai concert en long et en large.

 

 

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le jardin du Thabor à Rennes

 

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Dans le centre ville de Rennes


J'aurais pu aller à un autre concert ce soir là mais je préférais me préparer pour le petit voyage en Bretagne qui m'emmènerait voir le groupe qui a le vent en poupe en ce moment, LILLY WOOD AND THE PRICK. Je les connais déjà depuis quelque temps et je voulais voir ce qu'ils donnaient sur scène. Dans le TGV en direction de Rennes, ville du premier concert, je regardais les plans que j'avais imprimés avec pour passager un Yorkshire dans son panier et une fois arrivé je me lançais à la découverte de la ville non sans avoir croisé furtivement Paul Le Guen, ancien joueur du PSG du temps où il était magique. J'ai trouvé la ville très jolie, notamment le jardin du Thabor qui doit vraiment être superbe au printemps, il y a même une grande cage à oiseaux. On se sent clairement en Bretagne avec les inscriptions aux murs, les crêperies et les façades des murs.

 

 

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Lilly Wood and the prick


Place au concert. J'arrivais devant l'Ubu en premier. La salle peut contenir 500 personnes et il est important d'être bien placé car la configuration de la salle est quelque peu bizarre avec une grande aile en angle mort. Après une première partie un peu quelconque, LILLY WOOD AND THE PRICK prenait la scène sous les lumières et la fumée artificielle. Nili la chanteuse portait un pantalon noir bien sage par contre le haut était beaucoup plus transparent. Le groupe a joué tous ses classiques comme Hey, it's OK, l'excellent Down the drain et ma chanson favorite Hopeless kids. Le point d'orgue du concert a été Little Johnny durant laquelle Nili est partie chanter au milieu du public rennais. Bref, un très bon concert et pourtant j'ai l'impression qu'il manquait une petite dose de magie dans leur musique ou tout du moins je n'arrivais pas à la ressentir comme les autres qui étaient présents.

 

 


 

 

 

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les remparts de Vannes


Le jour suivant, j'arrivais à Vannes sous une pluie battante qui allait juste s'arrêter cinq minutes en toute fin de journée. La ville doit être jolie mais c'est difficile de l'apprécier sous une telle pluie et surtout par un tel vent, celui-ci étant mon pire ennemi. J'ai tout de même vu le port, les remparts et les jardins qui par beau temps doivent être bien agréables. J'étais pour ma part amusé de croiser une demoiselle qui disait "j'en ai marre de ce temps", j'espère que ce n'est pas une bretonne car il doit beaucoup pleuvoir en Bretagne. J'ai quand même dû me réfugier dans un restaurant pour me réchauffer un peu avec un très bon filet de rouget avec spaghettis à l'encre de seiche.

 

 

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Manceau


Le concert se déroulait ce soir là à l'Echonova qui n'est pas dans Vannes mais plus au Nord à Saint Avé et qui n'est pas si simple à atteindre à pied, j'ai dû prendre un petit chemin détourné mais je suis arrivé à bon port. Lilly Wood and the Prick jouait en 3ème. Les deux groupes les précédant ont été très intéressants, notamment le groupe MANCEAU. Je ne les connaissais pas du tout mais dès qu'ils ont joué un bout de chanson durant leur soundcheck, j'ai déplié mon trépied car je savais que j'allais adorer le concert, je me devais donc de filmer cela.

Pour Lilly Wood, des jeunes déjà ivres n'ont rien trouvé de mieux que de truster les premiers rangs et de ruiner une bonne partie des chansons en chantant assez faussement. Le concert était bien mais l'expérience était quelque peu gâchée, notamment sur les chansons calmes où l'on entendait plus les jeunes discuter que le groupe. Cela fait parti de concerts mais c'est tout de même regrettable quand on se déplace loin de ses bases et aussi pour Nili la chanteuse que je ne sentais pas forcément très à l'aise. Il y eut tout de même un tendre moment à la fin du concert comme vous pouvez le voir ici entre Ben et Nili. Il y a plus qu'une belle complicité qui règne. Concert terminé, je sortais rapidement et à ma grande surprise, il ne pleuvait donc plus mais l'accalmie fut de très courte durée.

L'expérience bretonne fut réussie dans l'ensemble, les concerts étaient de qualité bien que je n'étais pas plus transporté que ça. Les villes sont calmes et paisibles, un large contraste avec Paris. C'est un autre rythme à adopter.

 

 

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June Lullaby

 

Les vacances touchaient à leur fin mais je ne pouvais finir sans revoir JUNE LULLABY qui se produisait rue Raymond Losserand dans le 14ème arrondissement dans le cadre du festival des arts qui regroupe les artistes et commerçants du quartier. JUNE LULLABY clôturait le festival en cette fin de week end devant un public de curieux mais qui allait vraiment être captivé par la musique aérienne de June Lullaby. Je commence à bien connaître le répertoire riche et virevoltant de ce groupe. En y réfléchissant un peu, je pense que j'adore leur musique car elle me rappelle un peu celle d'une chanteuse américaine, Tanya Donelly (mon premier vrai concert du reste en novembre 1997) par les mélodies à la guitare et un peu par les vocalises. Mis à part ce point de référence, c'est bien sûr l'inventivité et la qualité de l'interprétation du groupe sur scène qui m'ont impressionné depuis cet été. Bi Bi Panda la chanteuse du groupe attire de sa voix envoutante l'esprit de l'auditeur vers son monde onirique, il n'y a qu'à écouter Dawn pour s'en convaincre. C'est du reste l'une des premières chansons écrites par le groupe et tous les éléments qui allaient définir June Lullaby étaient déjà présents dès le départ.

Downstream est pour moi la meilleure composition du groupe tant par l'intensité que par sa structure audacieuse.Tout commence par quelques accords joués par Hélène (attention il y en a deux dans le groupe) sur sa Fender Telecaster qui est la guitare par excellence pour les mélodies en son clair. Sur ce morceau, James, le batteur anglais du groupe chante le refrain dont la tension débouchera sur un bridge de toute beauté. La chanson revient sur un rythme éfreiné là où elle a commencé, sur ces quelques accords à la guitare qui parachèvent l'œuvre la plus aboutie du groupe. Pourtant, c'est bien Climax qui cristallise ce qu'il y a de meilleur dans June Lullaby. L'irrésistible introduction au piano et les loops produits par la chanteuse posent les bases d'un chanson qui ne cessera de monter en intensité jusqu'à l'explosion où Hélène (la 2ème !) fait véritablement décoller le morceau avec une partie de violon extraterrestre. C'est pour ainsi dire le point culminant d'un concert de June Lullaby qui pourtant recèle de bien d'autres moments riches en couleurs mais celui-là est certainement le plus intense. A la fin de leur excellente prestation, j'ai pu faire quelques photos de groupe, c'est assez rare de pouvoir rassembler six personnes en même temps au même endroit. Ainsi s'achevaient mes vacances.

 

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photo de groupe

 

 


 

 

 


 

Comme je le disais en introduction, je suis satisfait de la direction que j'avais prise pour meubler ce mois de septembre, tout a été plus ou moins bien exécuté et de bons ajustements ont été effectués quand cela fut nécessaire. Il y avait des concerts prévus depuis longtemps (Tom Williams and the Boat, Lilly Wood and the prick) qui ont bien tenu leurs promesses mais aussi d'agréables surprises (Babet, Milkymee, Bats on a swing) et des confirmations (June Lullaby, le musée de Cluny). Ce fut tantôt très chaud certains jours, tantôt très humide (n'est-ce pas Vannes) mais dans un cas comme dans l'autre, cela ne m'a en rien freiné pour visiter ce que je voulais voir. Il y a pourtant un point plus délicat à traiter, c'est ce que je vais faire avec mes appareils reflex. J'ai bien apprécié de les utiliser depuis cet été mais le fait est, c'est que c'est très prenant, cela coûte cher, ce n'est pas facile à gérer en concert d'autant plus que je filme aussi en même temps. L'avenir me dira de toute façon ce que je dois faire. Autant j'ai eu un bon début, autant j'ai l'impression que c'est déjà le début de la fin. Ce qui est sûr, c'est que je n'ai aucune envie de me mettre en concurrence avec les vrais photographes parce que j'ai tout simplement un travail à part entière et que la photographie n'est qu'un hobby.

Que nous réserve octobre ? il y aura aussi un certain nombre de bons concert en perspective (The Like, Joyce Jonathan !!!) mais se profile aussi à l'horizon une grève majeure qui selon mes prévisions m'obligera à annuler le voyage vers Bruxelles. En général, l'Eurostar est moins touché donc j'ai bon espoir de maintenir le déplacement à Londres. Le spectre d'une grève illimitée n'est définitivement pas un bon signe. Verdict la semaine prochaine.

Ce fut un mois sous le signe du poisson mine de rien donc je vous laisse sur cette dernière image prise lors de ma visite à Cinéaqua au Trocadéro : pleins de Némos ! Ce poisson a été popularisé par le film du même nom, un film sur la dentisterie et accessoirement la migration des poissons tropicaux.

 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 16:47

 

Après le déluge de concerts de juin et juillet, quelques semaines de calme et de silence en août n'étaient pas de trop pour se ressourcer et recharger les batteries avant le marathon de septembre. Et pour reprendre les choses sérieuses de bon pied, j'avais opté pour cette dernière semaine du mois d'août d'alterner les concerts et les musées, ce qui n'a pas été de tout repos comme nous allons le voir.

 

Tout d'abord en préambule, je dois malheureusement signaler à tous que la tournée de Brandi Carlile à l'automne a été annulée en raison des grosses pertes financières engendrées par le volcan islandais au printemps dernier. Elle a écrit un mot d'explication et exprimé son infinie tristesse de ne pouvoir honorer sa tournée. Qu'importe, je serai là quand elle sera de retour en Europe.

 

Dimanche 22 août. Le Nouveau Casino à Paris. Ayant tiré leçon de mon dernier concert au nouveau casino dans le quartier très coloré d'Oberkampf, je décidais d'arriver de bonne heure pour avoir une bonne place en vue du concert d'Au Revoir Simone. Comme son nom ne l'indique pas, Au Revoir Simone est un groupe américain venant de Brooklyn plus précisément. Il est composé de 3 jeunes demoiselles partageant les vocaux et jouant toutes aux claviers. Durant mon attente devant la salle de concert, je les voyais s'affairer devant moi car elles étaient occupées à réaliser des séances photos avec plusieurs photographes. Je tiens à préciser que je ne connaissais presque rien du groupe, j'avais à peine écouté quelques chansons et vu quelques vidéos sur Youtube mais je me projetais vers l'inconnu comme cela se produit de plus en plus souvent en ce moment.

 

 

 

 

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Heather d'Au Revoir Simone

 

 

 

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Erika d'Au Revoir Simone


 

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Une fois entré dans la salle, j'occupais la place au premier rang que je désirais. Le groupe français Karaocake a ouvert la soirée (ou plutôt la fin d'après midi car le concert avait été avancé d'une heure et demie cela pour faciliter le transfert le lendemain vers un festival en Belgique). C'est dans une ambiance assez froide pour la circonstance que le trio a ouvert les débats. Le groupe a bien exécuté ses chansons même si je sentais en eux une certaine appréhension de jouer devant tant de monde mais ils s'en sont sortis avec les honneurs. J'ai particulièrement aimé le bassiste qui nous sortait fréquemment des lignes précises et efficaces.

Place à Au Revoir Simone. Les trois New Yorkaises forment un groupe très soudé, en jouant à trois de front avec les claviers alignés. C'est alors difficile de discerner un leader parmi elles. Les Au Revoir Simone jouent ce que j'appellerai de la dream pop électronique. Les trois vocalistes ont appris à marier leurs voix angéliques par semble t-il des années de tournées aux Etats-Unis, en Europe et même au Japon. J'ignorais tout du titre des chansons mais je voyais tout le monde dans l'assistance écouter le groupe passionnément, preuve que j'étais bien le seul à ne pas connaître le groupe avant ! Les chansons, souvent des balades à la mélodie tranquille, étaient agréables à écouter avec des chanteuses qui semblaient très contentes d'être de retour à Paris. Elles parlaient fréquemment avec le public, proposant au passage une adorable petite blague pour anglophones . Les chansons s'égrenaient de façon fluide comme un délicieux nappage de chocolat fondu et qui à la fin du concert a laissé tout le monde rêveur devant tant de talent et de facilité. Je pense que ce groupe est promis à des horizons encore plus brillants car elles en ont largement le potentiel.

 

 

 


 

 

 

 

 

Le lendemain, je commençais le cycle de visites de musées en commençant par le plus imposant, le musée du Louvre. En arrivant vers 10h30, j'ai aperçu la (très) longue file d'attente devant la pyramide, c'est alors que j'ai promptement décidé d'entrer par la Porte des Lions que tout le monde semble ignorer mais qui pourtant permet d'entrer dans le musée sans délai. J'étais stupéfait du monde présent le jour de ma visite, ceux qui ne sont pas préparés à affronter une telle foule ne devraient pas s'aventurer dans ce musée. J'ai pour ma part révisé les grands classiques, la Joconde (assez difficile d'accès comme prévu), la Victoire de Samothrace, La dentellière, le scribe accroupi et bien d'autres encore. Pourtant, c'est bel et bien les tableaux peints par les anglais Thomas et Gainsborough qui ont attiré le plus mon regard. Et c'est bien de regard dont il s'agit car mes tableaux favoris sont les portraits où les personnes décrites fixent intensément le curieux touriste qui n'y connait rien.

 

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Après toutes ses heures à déambuler dans le Louvre, je me suis dirigé vers la Fnac des Champs Elysées pour la séance d'autographes donnée par Yannick Noah à l'occasion de la sortie de nouvel album "Frontières". En arrivant, il y avait encore une fois une très longue file d'attente qui témoigne de l'immense popularité dont bénéficie l'ancien champion de tennis. Il y avait beaucoup d'électricité dans l'air et aussi beaucoup de photographes. Quand Noah est arrivé, tous les flashs crépitaient et les gens se pressaient pour voir la star. Je me suis moi-même pris au jeu et je me suis mêlé aux autres photographes : ce fut en quelque sorte ma première expérience en tant que paparazzi, un rêve devenu réalité... C'est ironique bien sûr mais malgré tout j'ai mitraillé comme il se devait. Yannick Noah s'est prêté avec bon cœur à cette séance en posant en photo avec les plus jeunes fans (voire très jeunes) aux moins jeunes.

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Le lendemain, j'ai visité le musée Rodin où j'ai pu découvrir l'œuvre impressionnante de cet artiste d'exception. Le Penseur est bien sûr incontournable avec cette position si connue et l'impression massive du corps de cet homme qui semble supporter tout le poids de ses pensées interminables. Le cadre en lui-même est magnifique avec ces jardins remplis de jolies fleurs qui donnent cette sensation de tranquillité en plein Paris.

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Le Penseur de Rodin

 

 

Le soir, je me rendais encore une fois au Réservoir qui est sans conteste l'unes de mes salles de concerts favorites. Je retiendrais notamment le groupe, les Wankin' Noodles, avec son chanteur excentrique et qui devait faire deux fois ma taille. Blague à part, ils ont donné une leçon de rock n' roll comme je n'en avais plus vue depuis longtemps. Je pensais presque que ce genre de musique avait disparu mais ce soir-là, les Noodles ont véritablement enflammé le Réservoir, tout le monde dansait, personne ne pouvait rester en place (excepté votre serviteur préposé à la photographie !).

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the Wankin' Noodles

 

 

Mercredi 25 août. Je suis allé au musée des arts et métiers et j'ai été assez frappé de toutes les évolutions techniques qui se sont produites depuis que l'homme a commencé à produire des machines à vapeur, des télégraphes, des voitures et de voir jusqu'où il est arrivé aujourd'hui avec les iPads, les fusées spatiales.... Finalement, ce qui se passait il y a deux siècles avec la révolution industrielle est tout à fait comparable avec notre époque : l'homme trouve de nouveaux concepts, il les expérimente, les déploie à grande échelle et les perfectionne. On ne sait pas où les limites donc il continue à chercher avec tous les bons et les mauvais côtés qui vont avec.

Le soir, j'ai retrouvé deux groupes que j'avais vus il y a un mois au Réservoir lors de la même soirée. Il s'agissait en effet de June Lullaby et Mat Hilde. Visiblement les deux groupes s'entendent bien et ont choisi de se produire à l'Espace B. June Lullaby a débuté en nous offrant cette musique si intrigante et si riche en mélodies. Je suis vraiment content de les connaître car ils créent vraiment un monde musical particulier et maîtrisent bien leur prestation scénique.

Mat Hilde a suivi avec sa douce voix. Elle a eu à faire avec quelques difficultés techniques, notamment au niveau de son violon, mais qu'importe, elle a décidément une voix irrésistible et des compositions qui tiennent bien la route, comme ma favorite If Only. Mat Hilde a une démarche tranquille sur scène, je la trouve presque trop gentille en fait, un peu plus de présence ou de charisme et cela serait parfait. Mais musicalement il n'y a rien à dire, elle a beaucoup de talent.

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June Lullaby

 

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Mat Hilde

 

 

Jeudi 26 août. C'était le premier grand rendez-vous de cette 2ème moitié de saison avec le concert de LIGHTS au Monto Water Rats à Londres. Après sa fantastique performance en mai dernier au Borderline, j'attendais avec une certaine impatience de revoir la superbe chanteuse canadienne et ce concert a tenu toutes ses promesses. Une fois effectuée une courte visite au British Museum pour meubler l'après midi, l'attente au Monto Water Rats s'est faîte sous une pluie battante mais j'ai la chance d'être sous un petit rebord pour éviter à mon matériel photo de prendre complètement l'eau. Je n'avais jamais vu cette petite salle si remplie, tellement que les organisateurs avaient du mal à faire rentrer tout le monde.

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LIGHTS

 

 

C'est devant un premier rang composé de fans hardcore que LIGHTS a pris la scène avec son incroyable énergie et son éternel sourire. LIGHTS joue un peu comme Au Revoir Simone de l'électro pop mais plus énergique, plus galactique. Plus en forme que jamais, elle a interprété toutes ses chansons phares comme Saviour, Lions! et surtout le splendide Second Go. Cela fait plaisir de voir une artiste qui se donne à fond sur scène, cela se voyait clairement qu'elle était heureuse de jouer ce soir là. Alternant entre son clavier et sa keytar, LIGHTS a montré l'étendue de son talent avec une prestation enthousiasmante et sans faille. En guise de surprise, elle a même pris sa guitare acoustique pour jouer une nouvelle composition. Le concert s'est passé à la vitesse de la lumière et tout le monde aurait bien voulu que cela se prolonge.

 

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Une fois le concert achevé, une bonne partie du public est resté pour rencontrer LIGHTS. En effet, celle-ci est très proche de ses fans et apprécie tout particulièrement ces moments. Je suis reparti dans mon mode paparazzi au début en prenant un certain nombre de clichés montrant à quel point LIGHTS est vraiment sincère et attentionnée avec ses fans. J'ai ainsi laissé volontairement tout le monde passer pour pouvoir la rencontrer parmi les derniers. Quand vint mon tour de la rencontrer, j'ai été absolument stupéfait qu'elle m'ait reconnu. Elle m'a pris dans ses bras pour me remercier d'être revenu exprès de France pour la voir. Pour vous remettre dans le contexte, je lui avais parlé pendant à peine deux minutes à la fin mai et elle rencontre beaucoup de personnes. Je trouve cela donc vraiment remarquable qu'elle se souvienne non seulement de moi mais aussi de tous les autres. je l'ai remerciée pour son magnifique concert et je lui ai mentionné la petite vidéo qu'elle avait posté dans laquelle on la voyait en mission humanitaire aux Philippines. Cela m'avait profondément touché de voir une artiste qui s'implique, qui s'engage autant et donc cela me tenait vraiment à cœur de lui à quel point je l'admirais pour sa générosité. C'est alors que LIGHTS s'est assise sur le bord de la table et qu'elle m'a parlé vraiment sérieusement à ce sujet, c'était visiblement une expérience marquante et qui l'a fait relativiser certaines choses comme le monde de la musique avec les paillettes et tout ce qui va autour. Pour ma part, j'étais vraiment ému devant tant de gentillesse et d'attention. J'ajoutais qu'on avait tendance à oublier à quel point on était chanceux d'avoir un toit au-dessus de la tête, de ne pas vivre dans le besoin et que son exemple me rendait plus humble. LIGHTS semblait très contente que son travail signifie quelque chose pour quelqu'un. Pour clore la rencontre, je lui demandais si je pouvais avoir une petite photo et elle s'est souvenu que je savais bien prendre les photos d'autoportrait

Dans ce monde de plus en plus égoïste, je désespérais de revoir quelqu'un qui reste sincère et LIGHTS (c'est son vrai prénom) est peut-être la personne la plus adorable que ce monde ait vue. Tout simplement incroyablement adorable. C'est facilement l'artiste qui m'inspire le plus en ce moment, non seulement musicalement mais aussi humainement. Cela restera un moment inoubliable car peu de gens m'ont marqué comme LIGHTS l'a fait. J'espère qu'elle viendra prochainement en France, je suis assez persuadé que j'essaierai de la voir plus qu'un seul concert lors de sa prochaine tournée européenne. Merci LIGHTS !

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Lights au téléphone avec une fan

 

 

Retour à Paris dès le lendemain matin. Je sentais la fatigue s'accumuler et décidais de suspendre mes visites de musée (qui reprendront fin septembre). Direction l'Abracadabar pour le concert de Peace of Junk, groupe que j'avais vu au Réservoir en même temps que June Lullaby et Mat Hilde, le monde est petit décidément ! J'avais bien aimé la fraîcheur dans les mélodies et leur énergie donc je voulais les revoir. Ils évoluaient ce soir là en formation réduite. Malgré quelques problèmes de balance de sons, j'ai apprécié leur set, je me souvenais même de quelques chansons qu'ils avaient chantées au Réservoir.

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Peace of junk

 

 

 

Je ne me sentais pas forcément à l'aise pour photographier le groupe même si l'endroit était assez réduit car je craignais pour mon matériel photo que je quittais de temps à autre pour me déplacer dans la salle. Par le passé, j'ai déjà subi de la casse matériel (ce qui était entièrement ma faute) mais jamais encore de vol. C'est déjà assez ardu de photographier en alternant entre deux objectifs mais ça l'est encore plus quand il faut filmer en même temps avec un autre appareil photo posé sur un trépied. Il serait très profitable d'avoir un assistant qui s'occupe de la vidéo... Par contre, le matériel utilisé a largement relevé le challenge et le duo reflex Canon 500d / Panasonic TZ7 pour les vidéos a fonctionné à merveille. Longue autonomie, grand zoom pour les deux appareils, le seul problème est le poids et l'encombrement qui ne sont pas un gros problème pour les concerts parisiens mais dont il faut tenir compte en déplacement.

Cette dernière semaine d'août a été très dense et préfigure ce que sera le mois de septembre car le tempo sera tout aussi soutenu. Globalement, je suis assez satisfait de mon travail, je maîtrise de mieux en mieux mon matériel. Je suppose que la prochaine étape serait d'obtenir des accréditations pour pouvoir photographier dans des salles plus prestigieuses. Mais chaque chose en son temps, il faut continuer à travailler et progresser.

Musicalement, je dirais qu'en élargissant mon champ d'investigation, j'ai écouté beaucoup plus de groupes différents, en revanche, j'ai moins de temps pour écouter en profondeur les morceaux et donc ma connaissance des groupes que je photographie est assez superficielle sinon quasi nulle quand j'arrive dans la salle. En conséquence, les groupes que je revois une deuxième fois deviennent plus rares car ils ont dû vraiment m'impressionner lors du premier passage. Pour traduire, il s'agit tout simplement de la société de consommation, un groupe peut être en vogue pendant une ou deux années puis d'autres prennent le relais et seuls les grands noms subsistent sur la durée.


 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 12:41

Le mois de juillet 2010 va sans doute marquer un tournant dans ma manière d'appréhender la musique et les concerts. En voici la raison. Après des années à tourner autour du pot, je me suis finalement décidé à acheter un réflex numérique, un Canon 500d avec 2 objectifs à f/2,8 pour ceux qui s'y connaissent un peu. Et je dois dire que dès les premiers concerts, j'ai senti un confort incomparable dans la prise de clichés de concert et je sais que rien ne sera plus tout à fait comme avant. Je suis encore très loin d'avoir le niveau ou l'ambition de devenir photographe de concert mais je me suis attelé à la maîtrise de mon nouveau matériel en augmentant sensiblement ma dose de concerts. Comme en sport, plus on s'entraîne, plus on progresse. On verra bien où cela nous mènera.

 

Mais tout d'abord, en ce début de mois, c'était les retrouvailles avec Diane Birch, la chanteuse new yorkaise que j'avais vue il n'y a pas longtemps à la Fnac Montparnasse. Cette fois-ci, elle se produisait dans la très belle salle du café de la danse pour un show très intimiste avec Diane aux claviers et seulement accompagnée d'un guitariste sur scène. L'instrumentation dépouillée ne faisait que souligner l'excellence de la voix de Diane qui visiblement apprécie Paris. Le public assez jeune dans l'ensemble était très attentif aux commentaires de Diane entre les chansons et totalement envoûté pas la prestation sans faille de Diane Birch. Au cours d'un set durant lequel elle a joué ses chansons phares Nothing but a miracle et Fools, c'est Magic View qui a été le grand moment de la soirée avec sa mélodie à la fois douce et dramatique, remplie de tension mais s'écoulant de manière presque tranquille. Diane a conclu sur Fire Escape mais on aurait bien voulu qu'elle ne s'échappe que bien plus tard de son remarquable concert.

 

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La génialissime Diane Birch

 

 

 

 


 

 

 

Après un mois de juin rempli de stars, je retournais à mon côté indie pop, indie rock adoré en parcourant les petites salles parisiennes qui sont telles des pépites d'or qui restent cachées du grand public. Direction d'abord le Sentier des halles pour voir The Barettes, un intéressant duo de new yorkaises parlant bien le français et qui jouent une musique folk enjouée et pleine de charme. Elles doivent sortir un album à la rentrée et j'ai bien envie de les revoir.

 

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The Barettes

 

 

Mon premier concert avec un reflex numérique a été Julie Peel à l'International. J'ai choisi cet endroit car c'est une salle exigeante en terme de lumières car il y fait extrêmement sombre et je voulais savoir ce que valait un reflex dans ces conditions. Je n'ai pas été déçu car mon Canon 500D s'en est sorti avec les honneurs. De plus, j'ai adoré la petite Julie Peel, une française du Sud qui réside à Brooklyn. C'était assez marrant de l'entendre remercier le public par des thank you et puis se reprendre juste après pour les dire en français. Elle sera de retour dans la même salle en septembre et je suis très content d’être de nouveau de la partie.

 

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Julie Peel 


Le jour suivant, fête nationale, j'ai emporté tout mon matériel pour voir mon groupe anglais adoré Kill It Kid qui jouait à Londres dans un club tout à fait English, le Flowerpot. Et encore j'ai été autant enthousiasmé par mon appareil photo que par la musique de ce remarquable groupe. il n'y a rien à faire, j'adore Stephanie Ward et sa voix sublime. Par ailleurs j'avais perdu toutes mes vidéos de leur prestation le mois dernier au Brick lane takeover donc j'étais content d'avoir un autre concert pour filmer à nouveau leurs trois superbes nouvelles chansons.

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Stephanie Ward de Kill it Kid

 

 

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Chris Turpin de Kill It Kid

 

 

 


 

 

 

 

Quelques jours plus tard, une fois n'est pas coutume, je voyais chanter une compatriote japonaise du nom de Michelle Michina au sentier des halles (encore une fois !). C'était bizarre de voir des compatriotes à un concert, ça ne m'est jamais arrivé auparavant. Michina chante en français, en anglais et en japonais ce qui donne un ensemble assez unique avec notamment une reprise très réussie du thème musical du film Bagdad Café.

 

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Michina et Tomo

 

Le 19 juillet, je voyais la chanteuse américaine Holly Miranda qui devait se produire à Paris en avril dernier mais le volcan islandais avait empêché sa venue. Ne prévoyant pas une immense foule, je décidai d'arriver relativement tard au Nouveau Casino. Mal m'en a pris car pour une fois, il y avait du monde dans la file, ce qui fait que je suis tout de même parvenu au premier rang mais pas à l'endroit où j'aurai voulu.

 

 

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Chris Garneau

 

 

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Holly Miranda

 

En première partie, un jeune chanteur canadien je crois du nom de Chris Garneau a ouvert la soirée joliment avec son petit orchestre. Vint ensuite la petite Holly Miranda. Je dois dire qu'en regardant quelques vidéos sur youtube, je n'étais pas spécialement convaincu par sa musique mais je suis tout de même allé la voir et puis de toutes façons, ce concert servait de terrain d'entraînement photographique vu qu'on peut emmener les reflex sans problème à l'intérieur en général. Je dois dire que je me suis lourdement trompé sur le compte de Holly Miranda. Dès qu'elle s'est mise à chanter j'ai été hypnotisé par l'intensité et la puissance de sa voix. En plus, elle se débrouille bien à la guitare. D'une certaine manière, elle me fait penser à un Kurt Cobain au féminin car Holly arrache ses accords à la guitare un peu comme la star de Nirvana et elle se tient tout à gauche sur scène. Bon, la comparaison s'arrête là mais j'ai vraiment apprécié son set. J'ai eu un peu de mal à photographier car il y avait beaucoup de fumée qui avait été dispersée et j'avais le clavier de Holly dans mon axe de vue. Après qu'elle eut fini, je suis allé la voir, je n'avais pas grand chose à lui dire parce que finalement je ne la connaissais pas du tout à part ce que j'ai vu ce soir-là. Je lui ai demandé je pouvais avoir une petite photo souvenir avec elle et elle m'a demandé si je voulais qu'elle fasse sérieuse ou souriante sur la photo. Vous devinez ce que j'ai demandé...

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En tout cas, Holly fuckin' Miranda pour les intimes est une artiste remarquable et la prochaine fois, j'arriverai bien plus tôt à son concert, promis.

 

 

J'ai continué mon apprentissage photographique par une semaine entière de concerts. Je partageais notamment mon temps entre l'International et le Réservoir. Le 26 juillet, j'étais de retour à l'international pour voir Ödland, un groupe lyonnais qui tournait pour la première fois hors de ses bases. J'ai trouvé la musique intrigante, assez baroque avec une instrumentation parfois étonnante, un peu hors du temps. C’est vraiment l’un des groupes français à suivre, d’autant plus qu’ils se montrent très créatifs dans leur façon de promouvoir leur musique en réalisant des films et des reportages particulièrement soignés.

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 Ödland

 

 

L'international était très rempli ce soir là curieusement. J’ai aussi beaucoup aimé l'artiste qui est venue après, Mia Doi Todd, un californienne qui vient souvent jouer à Paris. Elle sait très bien tenir les notes quand elle chante, pas de tremblements, c'est assez remarquable.

 

 

Durant l'été, le Réservoir accueille des jeunes groupes dans le cadre du festival Génération Réservoir, une compétition qui permet ensuite de se faire repérer et de disputer notamment la finale à l'Olympia, rien que ça. Je suis allé voir notamment Mat Hilde. je devais la voir à l'espace B à la fin du mois d'août mais j'ai appris avec joie qu'elle était présente dans ce tremplin rock. Elle a très bien joué et surtout a marqué de sa sublime voix une soirée durant laquelle les deux autres groupes engagés ont montré de bien bonnes qualités, assez diverses toutefois. J'ai vraiment bien aimé le groupe qui a ouvert le bal, Peace of Junk, grâce à sa fraîcheur sur scène à défaut d'être d'une grande qualité intrinsèque. Mais au final, j'apprécie de type de power pop qui ne se prend pas trop la tête et qui va droit au but. Le groupe suivant, June Lullaby était très bien aussi mais dans un tout autre registre. Beaucoup plus mélodieux et mystérieux, le groupe jouait des chansons à la tonalité dramatique qui ont beaucoup plus au public,avec notamment l'excellent Downstream link

 

http://farm5.static.flickr.com/4103/4836626771_35bbbbff39_b.jpg Peace of junk

 

 

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June Lullaby


 

Mat Hilde a terminé la soirée de sa très jolie voix avec des chansons aux mélodies sereines. Elle ressemble à une fille de tous les jours : simple et jolie, modeste et sincère. J'espère qu'elle a obtenu assez de voix pour passer au tour suivant. En tout cas, je la verrai le 25 août à l'espace B.

 

http://farm5.static.flickr.com/4112/4836834191_598a9c72df_b.jpg Mat Hilde 

 

 


Deuxième soirée consécutive au Réservoir. J'y suis retourné pour voir une artiste que j'avais repérée il y a un certain temps via myspace, Ann'so M. C'était la soirée rock de Génération Réservoir. Le groupe a commencé à jouer seul l'intro puis Annsom a débarqué et a envoyé la sauce au rythme de morceaux bien enlevés. De tous les groupes français indé que j'ai vus, c'est Annsom qui me paraissait avoir fait le plus de scène. Originaire de Caen, elle a déjà à son actif beaucoup de concerts et cela s'entend dans la cohésion avec les musiciens et sur la présence scénique. A suivre donc.

 

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Ann'som

 


 

Pour finir, j'ai découvert l'OPA, une salle près de la place de la Bastille. Il y fait très sombre et même mon reflex a eu du mal. J'ai vu un groupe australien, The Wishing Well, qui a pour habitude de jouer des concerts impromptus dans la rue avec des résultats diverses : à Strasbourg, la police les a fait arrêter de jouer, sur les Champs Elysées, la police leur a acheté un CD..... En ce dernier jour de juillet, je finissais donc mon marathon de concerts à l'Opa. Comme ce que j'avais entendu sur youtube, la musique de Wishing Well est remplie de cordes, de mélodieux et la voix du chanteur a ce côté australien si particulier. J'ai particulièrement adoré avec quelle passion la violoniste chantait ses parties, bien qu'elle semblait assez contrariée par le retour son. Elle a néanmoins joué à la perfection. A mon grand regret, j'ai dû partir à l'entracte sous peine de rater le dernier train. Mais ce groupe vaut vraiment la peine d'être écouté.

 

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The wishing well

 

Après un peu plus de deux semaines avec mon nouveau reflex numérique, je dois dire que je suis vraiment satisfait de cette nouvelle acquisition qui me donne vraiment accès à de nouveaux horizons. Autant j'aimais bien mon bridge, autant le reflex est un tout autre monde avec mille fois plus de possibilités. Il me faudra sans doute beaucoup de temps et de concerts avant de véritablement maîtriser le sujet mais il est clair que j'ai en moi ce virus de la photographie de concert et à n'en pas douter, je vais emmener souvent mon matériel un peu partout dans la capitale, voire ailleurs. Une nouvelle vie commence.

 

  

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  • : Je m'appelle Haruo Kakinoki. Je suis un passionné de musique folk et rock, de voyages et de photographie, tellement que j'ai l'habitude de faire les trois en même temps. "La musique de nos vies", c'est tout cela, raconter les expériences musicales vécues à Paris, à Londres ou n'importe où la musique me conduira. http://www.facebook.com/pages/La-musique-de-nos-vies/162553580463879
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